l'art et la manière

Inutile de  mentir, je n’aime pas tout le monde. Je déteste même certain(e)s . Je ne me rabaisserai cependant pas ici aux insultes et autres écarts de langage. On peut gueuler en restant polie, non ?
Mercredi 30 avril 2008

Je sais ce que je veux, et je n'attendrai pas Noël. En me baladant sur le net (pas toujours très net), j'ai découvert "Les SIMS 2", un jeu en 3D. D'après ce que j'ai pu comprendre, l'intelligence artificielle des personnages est développée au point de les faire réagir.

Mais ce qui n'a rien d'artificiel (à mes yeux), c'est que dans ce jeu des nanas peuvent vivre ensemble, se marier, et adopter.

Inutile de vous dire que je vais créer un monde virtuel, d'où les hommes seront complètement exclus. Ce n'est pas du "sexisme" puisque c'est un jeu.

Je créerai des personnages à qui je donnerai les noms des copines de blog, et je leur laisserai une grande liberté d'action. On verra...

Si certaines d'entre vous connaissent ce jeu, merci de m'en faire part.

Je veux The L word version SIMS ! Pour moi, pour nous, et pour les enfants que nous aurons ou adopterons

par Jo publié dans : Nous communauté : Culture Lesbienne
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Lundi 28 avril 2008

A la demande de certaines (n’est-ce pas kaouet ?), et rien que pour faire hurler certaines de rage (ce que j’adore soit dit en passant), on a fait une grande réunion de famille à Arcachon. Beau-papa et belle-maman y ont un petit nid entre la verdure et l’océan. Grande la réunion, car super papa et super maman étaient aussi de la fête.

Pour celles qui nous auraient rejointes il y a peu : beaux-parents sont ceux de ma tite Sonia, supers parents sont les miens. Comme quoi mon chaton n’est pas toujours d’accord avec moi, elle dit exactement l’inverse. Allez savoir pourquoi !

Invitée aussi celle qui met tout le monde d’accord, en général contre moi, notre Roxy. Pffffff… que c’est dur de parfaire son éducation avec des personnes qui ne pensent qu’à la gâter, qu’à la gaver, qu’à la chouchouter.

Le samedi, notre boule de poils a pris son premier bain. On était partagés entre rires et attendrissement de la regarder avancer doucement dans ce milieu bizarre, la truffe saturée des odeurs d’embruns. Une patte d’abord, puis une autre. Ah ! elle n’était pas rassurée, vous pouvez me croire. Nos pères, dans l’eau jusqu’aux genoux, l’appelaient en claquant des mains. « Allez Roxy » par-ci, « Viens ma belle » par-là. Je vous laisse imaginer la scène. Et elle a fini par y aller.

On était à se marrer quand un bonhomme s’est approché de nous pour exprimer son désaccord. « La plage, c’est pas fait pour les chiens. » Ah oui ? J’ai enlacé ma femme, et lui ai roulé un patin juste devant le museau livide du râleur. Vous pouvez me croire, il n’a pas apprécié non plus. L’abruti n’aime pas plus les lez qui s’embrassent que les chiens qui se baignent. Belle-maman rougissait tandis que super maman riait aux larmes.

La journée s’est terminée dans un resto devant un plateau de fruits de mer. Là, c’est Roxy qui faisait la gueule. Je crois qu’elle préfère la viande.

 

Le dimanche matin, re-balade sur la plage. Pas de grincheux en vue, juste un homme avec son chien. Les deux bestioles font connaissance. Ça joue à saute-mouton sur le sable, ça va dans l’eau, ça revient s’ébrouer tout près de nous (évidemment). On est bien au calme, sans d’autres soucis que celui de se laisser vivre et de s’aimer.

Seulement voilà, il faut rentrer quand même. Surtout qu’on prend la route juste après le déjeuner. « Allez Roxy ! On y va. » Pensez-vous, elle nous ignore, elle nous snobe avec son gros labrador noir.

« Tu viens ? On n’a pas que ça à faire. »

La boule de poils jette un œil (rapide) dans notre direction : « faites ce que vous voulez, moi je reste. »

Alors ma tite Sonia, qui pourtant se met rarement en rogne, attrape notre enfant et la sermonne : « Ça suffit, on rentre. »

L’autre se débat comme une diablesse : « Non maman ! Laisse-moi avec mon copain. »

Ah non ! Tu feras ce que tu voudras quand tu seras grande. On ne t’empêchera pas d’être hétéro ni de fricoter avec des noirs balaises. Mais t’as que 4 mois et demi. Alors pour l’instant t’écoutes tes mamans.

 

A part ça ? Un week-end sans histoire.

par Jo publié dans : Nous communauté : Courtisanes et courtisées
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Samedi 12 avril 2008

Teuf teuf teuf… c’est la teuf. De passage en quatrième vitesse à la maison. Ma tite Sonia tient absolument à se changer pour la soirée. Un vrai mannequin, je vous dis ! Elle s’habille à la vitesse grand V, heureusement car trois ou quatre fois par jour. Et bien sûr, passage dans la salle de bains par la suite. Tiens ! A chaque tenue sa coiffure. Alors moi j’en profite pour vous glisser un petit mot, tant que je suis encore en état. Parce que… Mais ceci est une autre histoire, que je vais vivre avant de vous raconter.

 

PS : tellement gâtée que cette fois ça y est, l’armoire est trop petite. J’veux une armoire plus grande ! Et un appart plus grand pour mettre l’armoire ! Et gagner plus d’argent pour payer l’appart plus grand qui servira à mettre l’armoire plus grande ! Sarko, tu veux pas m’augmenter de 170 % ? … Non, comment ça les caisses sont vides ? … Demande à ta femme de faire des heures sup. Et trouves-toi un vrai boulot pendant que tu y est, ça te changera.

 

Ah… « ça y est chérie, t’es prête ? » … « Comment ça, moi ? J’me sens bien dans ce jean » … « Quoi ma chemise ! J’ouvre un bouton et c’est OK. » … « Comment ça on voit mes seins ? Ils sont pas beaux mes seins ? » … « Non mon chaton, j’arrête de me moquer de toi en écrivant notre discussion en live. Oui, j’embrasse les copines pour toi et j’éteins l’ordi. »

 

Cette fois je vous laisse. Je répondrai à vos com's demain ou lundi. Juste le temps de copier/coller une chanson qu'on adÔre avec les paroles pour s'en imprégner du sens profond.


Jacques Brel - Quand on a que l'amour
envoyé par djoik

 

Quand on n'a que l'amour
A s'offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu'est notre grand amour

Quand on n'a que l'amour
Mon amour toi et moi
Pour qu'éclatent de joie
Chaque heure et chaque jour

Quand on n'a que l'amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d'y croire toujours

Quand on n'a que l'amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs

Quand on n'a que l'amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours

Quand on n'a que l'amour
Pour habiller matin
Pauvres et malandrins
De manteaux de velours

Quand on n'a que l'amour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour

Quand on n'a que l'amour
A offrir à ceux-là
Dont l'unique combat
Est de chercher le jour

Quand on n'a que l'amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour

Quand on n'a que l'amour
Pour parler aux canons
Et rien qu'une chanson
Pour convaincre un tambour

Alors sans avoir rien
Que la force d'aimer
Nous aurons dans nos mains,
Amis le monde entier

Quand on n'a que l'amour
A s'offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu'est notre grand amour

Quand on n'a que l'amour
Mon amour toi et moi
Pour qu'éclatent de joie
Chaque heure et chaque jour

Quand on n'a que l'amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d'y croire toujours

Quand on n'a que l'amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs

Quand on n'a que l'amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours

Quand on n'a que l'amour
Pour habiller matin
Pauvres et malandrins
De manteaux de velours

Quand on n'a que l'amour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour

Quand on n'a que l'amour
A offrir à ceux-là
Dont l'unique combat
Est de chercher le jour

Quand on n'a que l'amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour

Quand on n'a que l'amour
Pour parler aux canons
Et rien qu'une chanson
Pour convaincre un tambour

Alors sans avoir rien
Que la force d'aimer
Nous aurons dans nos mains,
Amis le monde entier

par Jo publié dans : Nous communauté : Courtisanes et courtisées
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Lundi 7 avril 2008

Curieuses comme vous l'êtes, vous vous demandez sans doute pourquoi nous étions pressées hier. Voici la réponse. Ensuite je vous rends visite et je réponds aux commentaires.

Un dimanche chez des copines, malheureusement pas la neige au bon endroit, et on a pu rentrer pour se mettre au boulot ce matin. Pourquoi faut-il que les intempéries soient toujours pour les autres ?

 

On arrive en fin de matinée. Pas une tête à être en retard pour l’apéro, la Jo. Et l’apéro s’accompagne de bricoles salées qui vous donnent soif. Evidemment, notre boule de poils réclame sa part du butin, et reste collée à nos basques.

« Arrête Roxy ! Je te jure, les copines vont finir par croire qu’on ne te nourrit pas. »

Je crois qu’elle en a rien à foutre de notre réputation. Comme elle n’obtient pas gain de cause auprès de ses mamans, la garce se tourne vers nos hôtesses qui, bien entendu, se laissent attendrir.

« Comme elle est mignonne », « tiens ma belle », « tu veux une caresse ? »

Croyez-vous ! Notre bestiole se retrouve la gueule pleine de gâteaux secs au point que ça déborde de ses babines, et sur le dos à geindre de bonheur devant l’abus d’affection. Arrive l’heure de passer à table, et de mettre en pratique la bonne éducation que nous tentons avec tact de lui inculquer.

Le temps de l’entrée se passe tranquillement. On prend notre temps, on papote, tout va bien. Même ma tite Sonia se laisse tenter par un verre de rosé, elle qui ne supporte pas le vin. Ce n’est pas tout à fait vrai, que je vous explique.

Ma douce adopte un comportement sain vis-à-vis de l’alcool. Pas d’abus dans la prise ni dans l’abstinence. Elle peut boire un ou deux whiskys (légers avant de manger), quelques bières dans l’après-midi (quand il fait chaud), sans se rendre malade. Le problème, c’est le vin. Un verre, et la voila qui part dans un délire verbal, monopolise la conversation, et n’hésite pas à couper la parole.

Après l’entrée, le poulet rôti. Alors Roxy la sage redevient Roxy la morfale.

« On a compris, t’aime pas les crudités, mais la viande ça passe tout seul, n’est-ce pas ? »

Et ça recommence : les copines cèdent à ses caprices, Sonia se marre, et moi je rouspète pour rien. Et plus je rouspète plus Sonia rigole, plus les copines se fendent la poire de passer outre, plus la chienne profite de la situation.

 

L’après-midi on squatte le salon devant la télé, car le temps ne permet pas de s’évader dans le jardin. On se laisse charmer par « Les choristes » et la voix de cristal du gamin dont j’ai oublié le nom. Vers 16 h 30, thé et café sont servis sur la petite table, avec une boîte de petits gâteaux. Avec tout ce qu’on mange chez les copines, je m’étonne qu’elles conservent une taille normale. Ou elles se mettent au régime dès qu’on a le dos tourné.

Mon chaton et moi on est collées l’une à l’autre dans un fauteuil, et nos hôtesses délirent dans le canapé. Vous connaissez la technique : l’une prend un gâteau du bout des lèvres et le fait déguster à l’autre. S’en suit un inévitable baiser.

Alors Roxy, que tout le monde avait oubliée, saute pour attraper ce bout de farine sucrée au moment où les bouches de nos copines allaient se rejoindre. Par chance, les mâchoires se referment dans le vide car elles ont eu juste le temps de se reculer.

Pour le coup, les rôles sont inversés : les copines restent coïtes (à se demander dans quel état elles seraient si la chienne avait réussi), Sonia se fâche (un peu tard), et moi je rigole. Ce n’était pas faute de les avoir prévenues. On ne doit jamais plaisanter avec l’éducation d’un enfant. Surtout quand cet enfant a de grandes oreilles qui traînent partout, un poil roux brun agréable au toucher, et des dents qui se fortifient plus vite que le cerveau.

par Jo publié dans : Nous communauté : Courtisanes et courtisées
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Jeudi 3 avril 2008

Trop nulle pour vous offrir autre chose, voici les paroles de notre chanson préférée : "Une femme avec une femme". Vous avez le droit de vous moquer, vous pouvez aussi nous aider à trouver le clip et à le mettre en ligne.

Deux femmes qui se tiennent la main


Ça n'a rien qui peut gêner la morale


Là où le doute s'installe


C'est que ce geste se fasse sous la table.



Quand elles sont seules, comme elles n'ont rien à perdre


Après les mains, la peau de tout le reste


Un amour qui est secret


Même nues, elles ne pourraient le cacher


Alors, sous les yeux des autres


Dans la rue, elles le déguisent en amitié


L'une des deux dit que c'est mal agir


Et l'autre dit qu'il vaut mieux laisser dire.



Ce qu'ils en pensent ou disent ne pourrait rien y faire


Qui arrête les colombes en plein vol


A deux au ras du sol


Une femme avec une femme



Je ne veux pas les juger


Je ne veux pas jeter la première pierre


Et si, en poussant la porte


Je les trouve bouche-à-bouche dans le salon



Je n'aurais pas l'audace de tousser


Si ça me dérange, je n'ai qu'à m'en aller


Avec mes pierres elles construiraient leur forteresse


Qui arrête les colombes en plein vol


A deux, au ras du sol


Une femme avec une femme



L'une des deux dit que c'est mal agir


Et l'autre dit qu'il vaut mieux laisser dire



Ce qu'ils en pensent ou disent ne pourrait rien y faire


Qui arrête les colombes en plein vol


A deux, au ras du sol


Une femme avec une femme



Qui arrête les colombes en plein vol


A deux, au ras du sol


Une femme avec une femme

 

 

par Jo publié dans : Nous communauté : Homo sensualité ..
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Mardi 1 avril 2008

Quel rapport entre nous, quelles différences aussi ? Plus que ces pages ne pourraient en contenir. Il n’est de belle attirance que vers ce qui conserve une part de mystère. Chaque jour une question à laquelle nous répondons amène les suivantes. Par nos rires, nos blagues (parfois vaseuses), et nos discussions (parfois sérieuses), nous partons à la découverte des autres. De nous-même à l’occasion ? Je le pense, dans une certaine mesure.

 

On peut tomber sur un blog par hasard, ou survoler un sujet sans vraiment s’y attarder. Nous avons le droit de chercher, de nous tromper, de partir à l’aventure sur le net. Personne ne nous tiendra rigueur de nourrir plusieurs passions. Y revenir dénote un intérêt, un besoin d’approfondir, un désir (animal, non pas humain) d’identification.

 

Identification, le mot qui fait peur. Combien s’en défendent, soupirent, crient à la supercherie sans se poser la question très intime : « qu’est-ce que je fais là ? Pourquoi suis-je revenue sur ce blog ? » Tous les animaux, dont nous ne sommes que les indignes représentants, agissent par instinct et par besoin d’identification.

 

Sommes-nous si différentes dans notre petit quartier d’Over-blog ?

 

Ma tite Sonia et moi, on est heureuses et fières d’être parmi vous, et de se sentir acceptées. N’est-ce pas déjà de l’identification ?

par Jo publié dans : Nous communauté : Culture Lesbienne
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Mercredi 26 mars 2008

Que peut-il se passer dans la tête d’un homme, pour devenir tueur de jeunes femmes en série ? Qu’est-ce qui a fait qu’un jour, un être humain s’autorise le pouvoir de violer, puis d’assassiner d’autres êtres, pour assouvir un fantasme ? Car il s’agit bien du fantasme de « se taper des vierges », comme l’a avoué sa compagne.

 

De par le monde, dans des livres de lois ou dans certains esprits détraqués, la femme reste un objet, une poupée gonflable capable de faire la vaisselle et la lessive. Des hommes s’imaginent, parce qu’ils ont une queue, avoir le droit de s’en servir sur n’importe qui, avec ou sans consentement. Pour eux, nous ne sommes que des vagins à leur disposition, et nous devrions les remercier de nous faire cet honneur.

 

Quand on en parle, la réaction masculine est « vous n’avez qu’à pas nous allumer. » Le seul fait de marcher dans la rue suffit à déclencher le mécanisme chez le mâle. A croire que chez certains, le cerveau baigne dans la testostérone.

Ou on nous sort négligemment « je ne vois pas le problème, il n’y a plus de trace après une bonne douche. » Non, la douche n’efface rien. Les souillures s’impriment en autant de flétrissures indélébiles. La mémoire s’enracine, au point de ronger de l’intérieur celles qui ont connu ce malheur.

 

Cet homme, que la justice s’apprête à confronter à ses actes ignobles, est un monstre. Pas un animal, un monstre comme seule l’humanité peut en engendrer. Que la JUSTICE passe, et que plus jamais un être aussi abject ne se retrouve en situation de récidiver. Sinon, ce serait un grave manque de respect envers la mémoire des victimes.

Et sa complice, a-t-elle un seul instant pensé qu’elle aurait pu se trouver à la place de ces jeunes femmes ? Elle non plus ne mérite aucune pitié. Parce que je sais être méchante, mettez-la quelques temps dans une prison pour hommes. Elle comprendra peut-être enfin la signification du mot VIOL.

par Jo publié dans : Nous communauté : Culture Lesbienne
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Jeudi 20 mars 2008
Mademoiselle nous snobe, mademoiselle nous fait la gueule. Qui ? Vous en avez de drôles de questions. Roxy bien sûr.
Dans l’impossibilité de l’amener avec nous, on l’a déposée chez mes parents dimanche. Mardi soir nous étions attendues, car super-maman nous avait préparé un super dîner, pour nous remettre de la longue route. Et puis on était pressées de la retrouver.
 
Je laisse ma tite Sonia entrer la première, sachant que notre bestiole va sauter dans ses bras dès qu’elle va la voir. Et là, surprise ! L’entrée se trouve juste entre la cuisine et le salon. Mademoiselle lève la tête, nous jette un œil indifférent, puis replonge dans sa gamelle. Ma parole ! Ils l’ont droguée en notre absence, ou quoi ? Bonnes poires, on met son comportement sur le compte de la faim.
Ah, elle a bon dos la faim ! C’est moi qui vous l’dis. Une fois rassasiée, Roxy passe devant nous sans nous voir, et va s’installer sur les genoux de mon père. Vas-y que je te lèche, vas-y que je glisse ma tête dans ton cou, que je demande à jouer. On s’approche, l’autre soupire et continue à nous ignorer. Vous imaginez la soirée d’une tristesse…
Mon chaton pense que ça ira mieux à la maison. Elle croit encore au Père Noël à son âge ? Parce qu’une fois rentrées, « miss Roxy qui fait la gueule » s’installe dans sa panière, et joue avec ses jouets sans se préoccuper de nous.
« A tous les coups, ils l’ont gavée de gâteaux pendant deux jours » que je balance, histoire de dire quelque chose. Refilez votre mouflet aux grands-parents pendant un week-end, et toute l’éducation est à refaire.
Tite Sonia se précipite (elle n’en peut plus d’un tel comportement de chien), ouvre le placard, et sort un biscuit qui, normalement, est réservé aux grandes occasions.
« Viens voir maman » la supplie-t-elle en agitant le trésor de sucrerie. Peine perdue, notre boule de poils ne réagit pas. On va se coucher un peu démoralisées, on en discute avant de s’endormir, ça nous agace et ça nous tracasse, les cauchemars nous guettent.
 
Au milieu de la nuit, brusque montée de la température dans notre lit. Non ! Les mains de mon chaton sont à leurs places, et les miennes aussi (quoique leurs places naturelles depuis quatre ans… chut, c’est pas un blog pour adultes). Qu’est-ce qui fait qu’on a soudain chaud ? Car on est réveillées toutes les deux.
« Miss Roxy qui fait plus la gueule » s’est glissée en douce entre nous. Trop crevées par tous ces kilomètres en deux jours et l’enterrement, on ne s’est rendues compte de rien.
 
On ne lui a jamais permis de dormir avec nous. Mais cette nuit, on était si contentes de la retrouver, qu’on a laissé faire. Et le matin, on a eu droit ensemble à un super câlin de sa part. Elle n’a même pas fait de différence entre ma tite Sonia et moi. Je vous jure que le moral est remonté en flèche.
par Jo publié dans : Nous communauté : Culture Lesbienne
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Lundi 10 mars 2008
On se rappelle toutes de l’épopée chevaleresque de Djou L’Ail et de sa bande, lors d’une soirée mémorable. Alors voici une histoire, qui n’est pas sans rappeler le ton de notre amie. Djou, prends ces quelques lignes pour un hommage à ton talent de conteuse.
 
Il était une fois, dans la grande forêt d’Over-blog, une poignée de damoiselles qui se partageaient quelques giga-octets du vaste univers du web. Chacune vaquait à ses occupations, puis se baladait de-ci de-là, passant chez l’une ou chez l’autre, tenant des discussions sur divers sujets ou laissant un petit commentaire. Bien que toutes différentes, elles avaient en commun l’amour de la Femme. La vie s’écoulait simplement, rythmée par les cris et les rires, les aventures et les pensées profondes.
 
De son château élyséen, le roi Sarkosinistre – élus par une majorité de nantis et d’ignares – peinait à supporter l’émancipation des sujettes. Car le seul fait de fermer les yeux revenait, dans son esprit aussi malin que mesquin, à faire preuve de faiblesse.
- Comment ? Des femmes vivent avec des femmes, manqua-t-il de s’étouffer.
- Oui, Mon-saigneur. Elles disent qu’elles n’ont pas besoin de nous.
- Et comment font-elles ? Elles n’ont pas d’enfants ?
L’éminence grise caressa d’une main distraite la croix en pendentif autour de son cou. Les colères de son maître l’effrayaient.
- Certaines en ont eu, avant. Et puis le grand concile, auquel vous devez rendre des comptes, leur permet maintenant d’adopter des petits orphelins.
Malheureusement, Sarkosinistre ne s’étouffa pas.
- Allez chercher ces donzelles ! Je vais leur montrer qui est le maître, aboya-t-il.
Les sbires se mirent en route aussitôt, préférant se taper des heures supplémentaires que d’affronter l’ire du roi. Pourtant, le ministère rechignait trop souvent à les payer, ces heures.
 
Glory Hole se promenait, clamant des poésies destinées à son amour tout neuf, et cherchant une formule mathématique afin de calculer la distance entre sa main et les fesses de sa dulcinée.
- Toi ! Qu’est-ce que tu fais dans le coin ?
Surprise, la belle dissimula sa contrariété devant les gêneurs en grand uniforme sur leurs fringants destriers.
- Je suis sage. Je joue avec mes copines, répondit-elle sans se démonter.
- Evidemment, cria le chef de la milice. Et moi je ne sers à rien ?
- Ben… non !
Plus de doute, les cerbères tenaient un premier élément subversif.
- C’est ce que nous allons voir. Emparez-vous d’elle !
Les gardes se saisirent de la jeune femme avant qu’elle ne puisse réagir, et l’enfermèrent dans la cage tirée par deux chevaux noirs.
 
Catharina qui, rentrant de l’Oise, passait par là, se précipita vers la source des cris et protestations. Quelle ne fut pas sa stupeur de voir une de ses voisines emprisonnée, telle une mécréante. La verve de Glory Hole lui avait sans doute attiré quelques ennuis.
- Un problème, monsieur l’officier ?
- Toi ! Qui es-tu ?
La fermeté du ton incita la jeune femme au calme, sans doute l’unique moyen d’apprendre la raison de tels agissements.
- Je suis la Mosaïque humaine. Tout le monde me connaît dans le quartier.
- Ah bon ! Toi aussi tu…, balbutia-t-il. Tu aimes les femmes ?
- Oui. Pas vous, officier ?
La colère empourpra les joues recouvertes d’un poil noir sous le casque brillant. Au moins, aucune pour l’instant ne dissimulait ses tendances.
- Si, bien sûr ! Mais vous, vous n’êtes pas censées aimer des hommes peut-être.
- Pourquoi ? On ne dérange personne, clama Catharina. Vous n’avez pas de mission plus importante que de nous faire du mal ?
Non, le chef de la milice n’allait pas s’épuiser dans un débat qui ne l’intéressait pas. Son maître payait (mal mais un peu tout de même), lui obéissait. Les gardes réagirent à la première sollicitation, s’emparèrent de la jeune femme, et la jetèrent dans la cage.
La Mosaïque humaine chercha auprès de sa compagne d’infortune la raison de leur interpellation, car raison il devait y avoir.
- Tu sais ce qu’il se passe ?
- Pas trop, susurra Glory Hole. Ça ressemble à une rafle.
L’horreur se peignit sur les traits tirés de Catharina. Rafle… ce mot possédait une connotation particulière, comme ségrégation, « Veldiv », purge, concentration, extermination.
- Tu crois que c’est parce que… bégaya-t-elle, espérant de tout cœur se tromper.
- A entendre les questions qui nous ont été posées, je ne vois rien d’autre.
Les filles s’accrochèrent aux barreaux de la cage, quand les chevaux noirs se mirent au trot, poussés par la cravache du cocher.
 
Le roi Sarkosinistre attendait des nouvelles d’importance. Beaucoup de ses sujets remettaient en cause ses décisions, et des foyers d’insurrection éclataient un peu partout.
- Qu’est-ce qu’ils veulent tous, à la fin. Je leur ai promis du changement, ils en ont.
L’éminence grise, dont le regard de fouine ne quittait jamais le dallage de la salle du trône en présence de son maître, se racla la gorge, et répondit.
- De la liberté, de la fraternité…
- Et pourquoi pas de l’égalité, s’insurgea le dictateur. Je suis le roi, que diable ! Ils ne veulent pas que je bosse à leur place, tout de même. Et cette histoire de… femmes avec des femmes, où en est-on ?
 
A suivre
par Jo publié dans : Nous communauté : Culture Lesbienne
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Dimanche 9 mars 2008
« Comment marquer la journée de la femme, ou comment être ridicule, le savoir, et s’en foutre ? Telle est la question du jour.
 
Dans un magasin, dont je tairai le nom, on offrait samedi une rose à chaque femme. Pourquoi ? Sans doute pour lui faire oublier la femme qui trime toute la journée, et qui au bout du comte vend ses légumes moins cher que le coût de revient. Sans doute aussi pour remonter le moral de la femme battue par son mari, qui devra expliquer que la fleur ne lui a pas été donnée par un amant. Sans oublier la femme abandonnée, qui ne sait plus quoi donner à manger à ses gosses qu’elle élève seule, tant la nourriture devient hors de prix. A moins que ce ne soit pour faire comprendre à la femme, qui tend la main à la porte du magasin, qu’elle n’est pas à sa place ?
 
Non ! Ils offrent une rose pour nous dire « on vous a bien baisée aujourd’hui, car vous avez fait vos courses chez nous. N’oubliez pas de revenir la semaine prochaine. »
 
Entre mon chaton (couchée, Roxy ! Y a pas de chat à la maison) et moi, c’est tous les jours la journée de la femme. De même que ça devrait être aussi tous les jours la journée de l’homme, de l’enfant, du vieillard, de l’étranger, de l’autre et de nous-mêmes.
 
Quand l’être humain aura compris le sens des mots « partage », « justice », « égalité », « liberté », ce sera tous les jours la fête de tous.
 
Restons zen, c’est pour demain, ou après-demain… peut-être. »
 
Vous étiez en direct sur Over-Blog, pour la chronique de Jo.
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A lire, à retenir

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Un peu de moi

  • : Jo
  • je-tu-elles
  • : J'aime les femmes ? Et alors, ça aurait pu être pire.

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