Je tu elle nous vous elles
Que peut-il se passer dans la tête d’un homme, pour devenir tueur de jeunes femmes en série ? Qu’est-ce qui a fait qu’un jour, un être humain s’autorise le pouvoir de violer, puis d’assassiner d’autres êtres, pour assouvir un fantasme ? Car il s’agit bien du fantasme de « se taper des vierges », comme l’a avoué sa compagne.
De par le monde, dans des livres de lois ou dans certains esprits détraqués, la femme reste un objet, une poupée gonflable capable de faire la vaisselle et la lessive. Des hommes s’imaginent, parce qu’ils ont une queue, avoir le droit de s’en servir sur n’importe qui, avec ou sans consentement. Pour eux, nous ne sommes que des vagins à leur disposition, et nous devrions les remercier de nous faire cet honneur.
Quand on en parle, la réaction masculine est « vous n’avez qu’à pas nous allumer. » Le seul fait de marcher dans la rue suffit à déclencher le mécanisme chez le mâle. A croire que chez certains, le cerveau baigne dans la testostérone.
Ou on nous sort négligemment « je ne vois pas le problème, il n’y a plus de trace après une bonne douche. » Non, la douche n’efface rien. Les souillures s’impriment en autant de flétrissures indélébiles. La mémoire s’enracine, au point de ronger de l’intérieur celles qui ont connu ce malheur.
Cet homme, que la justice s’apprête à confronter à ses actes ignobles, est un monstre. Pas un animal, un monstre comme seule l’humanité peut en engendrer. Que la JUSTICE passe, et que plus jamais un être aussi abject ne se retrouve en situation de récidiver. Sinon, ce serait un grave manque de respect envers la mémoire des victimes.
Et sa complice, a-t-elle un seul instant pensé qu’elle aurait pu se trouver à la place de ces jeunes femmes ? Elle non plus ne mérite aucune pitié. Parce que je sais être méchante, mettez-la quelques temps dans une prison pour hommes. Elle comprendra peut-être enfin la signification du mot VIOL.
Un coup de blues, un coup de gueule, envie de témoigner ? Ce blog vous est ouvert.