l'art et la manière

Inutile de  mentir, je n’aime pas tout le monde. Je déteste même certain(e)s . Je ne me rabaisserai cependant pas ici aux insultes et autres écarts de langage. On peut gueuler en restant polie, non ?
Lundi 24 mars 2008

Non, on ne vous fait pas la tête. Non, on n’a pas foutu le camp. Non, on ne m’a pas encore arrêtée. Mais oui, on vous aime toujours.

Nous étions invitées à fêter dignement le week-end pascal, raison de notre silence. Roxy aussi, bien sûr. Vous nous pensez capables d’abandon d’enfant ? Deux jours chez les parents, pour cas de force majeure, nous on suffit.

Il y a un autre truc qui me suffit : le chocolat. Qu’il soit noir, blanc ou au lait, fourré au praliné ou au fruit, nature ou à la griotte, ne me parlez plus de ce machin.

Est-il possible de se faire du mal à ce point ? Car le chocolat, c’est un peu une torture chinoise. Tout commence par un plaisir indicible. Le cacao parfumé fond sur la langue, les arômes se dégagent, envahissent la bouche. Puis une légère amertume titille le palais.

Alors on y va gaiement, sans en avoir l’air. On ne se jette pas dessus, pour ne pas passer pour une morfale devant tout le monde, mais à chaque fois qu’on vous adresse la parole, un morceau de chocolat vous empêche de répondre. Les doigts tremblants d’un plaisir anticipé au dessus de la boîte, on se dit « c’est le dernier. »

Le dernier ? Tu parles. La personne qui a posé l’offrande sur la table, si elle n’est pas radine, te provoque : « sers-toi, c’est là pour ça. » En fait, cette même personne insiste avec une idée derrière la tête : plus tu te gaves de chocolat, moins tu mangeras de viande à table. Il n’y a pas de petites économies.

Je blague bien sûr, les parents de mon chaton ne sont pas comme ça. Pourtant, il y a un truc qu’on oublie quand on se régale sans prudence : les lendemains. Alors après trois jours de ce régime d’enfer, je dis : « stop ! Ne me parlez plus de chocolat ! » C’est vrai quoi, le moindre carré supplémentaire, et c’est la crise de foie.

 

Promis, j’arrête le chocolat et je me remets au whisky. Le prochain article sera peut-être plus intéressant.

 

par Jo publié dans : Je communauté : Culture Lesbienne
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