« Comment marquer la journée de la femme, ou comment être ridicule, le savoir, et s’en foutre ? Telle est la question du jour.
Dans un magasin, dont je tairai le nom, on offrait samedi une rose à chaque femme. Pourquoi ? Sans doute pour lui faire oublier la femme qui trime toute la
journée, et qui au bout du comte vend ses légumes moins cher que le coût de revient. Sans doute aussi pour remonter le moral de la femme battue par son mari, qui devra expliquer que la fleur ne
lui a pas été donnée par un amant. Sans oublier la femme abandonnée, qui ne sait plus quoi donner à manger à ses gosses qu’elle élève seule, tant la nourriture devient hors de prix. A moins que
ce ne soit pour faire comprendre à la femme, qui tend la main à la porte du magasin, qu’elle n’est pas à sa place ?
Non ! Ils offrent une rose pour nous dire « on vous a bien baisée aujourd’hui, car vous avez fait vos courses chez nous. N’oubliez pas de revenir la
semaine prochaine. »
Entre mon chaton (couchée, Roxy ! Y a pas de chat à la maison) et moi, c’est tous les jours la journée de la femme. De même que ça devrait être aussi tous les
jours la journée de l’homme, de l’enfant, du vieillard, de l’étranger, de l’autre et de nous-mêmes.
Quand l’être humain aura compris le sens des mots « partage », « justice », « égalité », « liberté », ce sera tous les jours
la fête de tous.
Restons zen, c’est pour demain, ou après-demain… peut-être. »
Vous étiez en direct sur Over-Blog, pour la chronique de Jo.