Je présume que vous désirez savoir ce que nous avons osé faire, lors de ce week-end loin de la civilisation, des bouchons, et de la boîte à diffuser en boucle les
images de Sarko ? N’est-ce pas Madi ! Qu’il est pénible de ne pas savoir, de ruminer contre « Jo qui trouve encore le moyen de jouer avec nos nerfs ».
Déjà le samedi soir : évocation animée de souvenirs communs, nouveau boulot de Muriel (on pensait toutes qu’elle allait finir flic après avoir été militaire, et
bien non ! Elle est comptable dans une entreprise de maçonnerie). On a parlé d’un couple d’amies qui souhaitent leur deuxième enfant, Roxy a fait tout son possible pour épater la
galerie.
Après une nuit sage (le lit grinçait trop, ça aurait sans doute fait aboyer la chienne), petit déj dans la cuisine. Un dimanche à la campagne, pas d’obligations sauf
celle de se détendre, de planquer jusqu’au lendemains les aléas de la vie quotidienne. Puis nouvelle partie de chasse aux mulots. Youpi ! Notre boule de poils en a eu un. Non, c’est pas
drôle pour cette petite bête qui ne demandait rien à personne.
« Veux-tu le lâcher Roxy ! », « non, c’est pas rigolo », « hep ! Interdiction de le manger ! », « trop tard »,
« t’es fière de toi ? Oui tu l’est, ça se voit », « ah non ! Tu ne viens pas m’embrasser ».
En fin de matinée, débarquent les proprios de notre havre de paix. Leurs retrouvailles avec Mél sont l’évocation de nouveaux souvenirs, le moyen pour nous d’imaginer
notre copine adolescente. Ainsi, elle était très copine (trop ?) avec leur fils. Ah ah ! Tu nous avais caché ça, petite coquine. Aude te regarde bizarrement sur ce coup.
Puis on nous amène dans le seul endroit qu’on n’a pas visité, par pure politesse : la grange. Je vous l’ai dit, il le gîte est un ancien corps de ferme. Roxy
trouve encore le moyen de se distinguer, en essayant de désosser une vieille banquette (déjà mal en point) de voiture. Puis on découvre…
Je résume le tableau : la campagne, du soleil, des copines, des gens charmants, tout était réuni. Alors tant pis, on a conservé les pulls, pris soin de tenir la
chienne en respect pendant la préparation (vous allez comprendre pourquoi). Pendant que les (sept) femmes prenaient l’apéro, l’(unique)homme s’est occupé de tout, visiblement heureux de nous
faire ce plaisir.
Oui, on l’a fait : le premier barbecue de l’année même pas à la mi-février dans un petit coin de la Mayenne ! Qui dit mieux ? Courage les filles, le
soleil brillera encore quelques fois avant Noël, vous pourrez en faire autant.
D’accord, vous vous attendiez à autre chose : des révélations sur notre vie sexuelle (on en a une, je vous rassure), et bien ce sera pour une autre fois
peut-être… ou certainement pas. Je vous autorise à me traiter de bourrique, si vous y rajoutez les bises indispensables à ma bonne humeur journalière.
amitié
anne