Je tu elle nous vous elles
Je ne m'interroge pas sur mon choix. J'aime les femmes ? Bah ! Ça aurait pu être pire. Je demeure par contre surprise d'entendre des psychologues, ou présumés tels. Pourquoi aller chercher les causes dans notre prime enfance, ou dans un évènement extérieur. Et les causes de quoi d'abord ! Certaines sont carnassières, d'autres végétariennes. Certaines préfèrent le rose, d'autre le bleu. Certaines aiment les hommes, d'autres les femmes. Il s'agit dans bien des cas de sensibilité.
Non, mon père ne m'a jamais battue. Non, je n'ai jamais été violée. Et encore non, je ne déteste pas les mecs. Le machisme des branleurs à l'école – souvent le moment crucial de
l'orientation sexuelle – vient d'un afflux soudain de testostérone, et se régule donc avec le temps. Tout le monde le sait, même les nanas.
J'ai choisi d'aimer les filles pour leur douceur, pour la beauté de leurs courbes et de leurs rondeurs, pour leurs rires, pour la complicité, pour leurs discussions intéressantes et leurs silences éloquents, pour faire du shoping avec ma compagne tous les samedis sans qu'elle me fasse la gueule, pour ne pas me taper des matchs de foot en rentrant, pour faire l'amour avec une lenteur infernale. Ça vous suffit ? Tant mieux, je ne tiens pas à y passer la journée.
Quant au psy trop mielleux qui nous sert de voisin, qu'il arrête de prendre ma compagne et moi-même pour des cobayes. Nous ne sommes pas un sujet d'observation, ni une statistique, juste deux petits êtres qui cherchent, et ont trouvé le bonheur ensemble. Lui n'aime ni les femmes ni les hommes. Il n'aime que lui, et surtout s'entendre parler.
Un coup de blues, un coup de gueule, envie de témoigner ? Ce blog vous est ouvert.