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  • : J'aime les femmes ? Et alors, ça aurait pu être pire.

Pages fixes, à ne pas oublier

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Envie ou besoin de parler, de murmurer, de hurler ? Nous vous écoutons, conseillons au besoin. prenez contact avec
Jo.borrel@hotmail.fr

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Résistance

undefinedPermettez à une humble contemplatrice d’abreuver vos consciences par quelques mots du poète René Char, aussi résistant :
« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront...
... La sagesse est de ne pas s’agglomérer, mais, dans la création et dans la nature communes, de trouver notre nombre, notre réciprocité, nos différences, notre passage, notre vérité, et ce peu de désespoir qui en ai l’aiguillon et le mouvant brouillard. »
Ha ! Si j’étais aussi douée… pour écrire et résister, amener l’humanité à la tolérance.
Mardi 19 février 2008
Voila le travail ! On aime ou on n’aime pas, on se jette sur le Net ou on attend canal + sans réelle impatience, on critique beaucoup en rêvant un peu (si si). Pourtant, il suffit que l’une d’entre nous effleure le sujet sur son blog, et on est aussitôt plusieurs à en parler. Vous avez compris ? Alors voici une photo pour vous aider.
undefinedAlors ce matin, je vais prendre un risque… énOrme ! Je vous présente celle qui aurait eu mes faveurs si mon chaton les avait refusées (mes avances).
undefinedTraitez-moi de voyeuse, d’obsédée, de dépravée… je m’en moque !
undefinedCarmen, ça me le fait !!!!!!!!!!!!!!!!!!
 
par Jo publié dans : Elle communauté : Courtisanes et courtisées
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Lundi 18 février 2008
Nous avons fait, il y a quelques temps, une journée portes ouvertes sur notre blog. Un moment sympa et encourageant, malheureusement pas assez préparé. Ma tite Sonia et moi, on titille O.B comme on cuisine : longue préparation ou cuisson rapide, toujours à l’instinct. Et comme on est nulles en programmation et en informatique en général, il faut bien le dire, c’est plutôt limité. Pourtant, ce ne sont pas les idées qui manquent.
 
Aussi, quand Catharina nous a parlé du forum qu’elle vient de créer, vous imaginez qu’on n’a pas attendu la nouvelle lune pour s’inscrire. Un forum permet de rencontrer des personnes dont on ne soupçonnait pas l’existence, de partager, d’échanger des idées, de se connaître, de partager nos expériences et d’affirmer nos espoirs. Car nous en avons, n’est-ce pas ? Cependant, un forum n’est intéressant que si les membres sont nombreux. Alors je vous invite à une petite balade sur Mosaïque humaine , histoire de vous rendre compte par vous-mêmes. Profitez-en pour proposer le référencement de votre blog dans son annuaire, vous ferez coup double.
 
Quand des personnes ont des idées, nous pensons qu’il est bien de le faire savoir. Merci Catharina de rendre notre univers plus attrayant encore.
par Jo publié dans : Elle communauté : Homo sensualité ..
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Samedi 16 février 2008

Pas de grand débat ce soir,

Vous l'aurez compris

Roxy réclame notre attention.

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Oui ma belle, on est toute à toi

par Jo publié dans : Elle
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Vendredi 15 février 2008
Qui peut bien être ce Griffor, pour avoir trouvé un truc pareil. Seule certitudes, 3 383 453 personnes avaient répondu présent à 7 h 30 jeudi matin. Que j’explique, pour les âmes pures (ne me faites pas rêver ni pleurer, en affirmant que vous, chères lectrices de ce blog, êtes des jeunes personnes rangées, incapables de concevoir le moindre écart dans votre existence monacale).
Ce test, d’une naïve simplicité, ressemble à ceux que l’on trouve dans la presse dite féminine (allez savoir pourquoi). On vous pose des questions, soumet plusieurs réponses possibles, à vous de jouer. Prenez votre temps, il n’est pas limité. Trois sujets sont abordés : alcool, drogue et sexe. Gaffe tout de même, certaines (beaucoup même) de questions sont du genre… Ah, vous êtes prévenues ! Ne venez pas m’accuser par la suite de vous diriger sur un site soporifique. Dommage que les trois sujets ne soient pas séparés. Si certaines sont intéressées par le fait de connaître leur état de déchéance, chercher « test de Griffor » sur Google. Même ivre on trouve.
J’en ai eu connaissance par deux supers copines que je ne nommerai pas ici (merci Madi et Djou l’Ail) qui en discutaient tranquillement, comme si personne ne lisait leurs commentaires.
 
Non mais… regardez-moi ces deux-la ! Pressées de connaître le résultat que j’ai obtenu sans tricher (je précise). Si on parlait de vos scores perso d’abord ?
 
Parce que 207, pour une nana qui panique à l’approche d’un week-end en tête-à-tête avec sa dulcinée… tout de même, il faut en avaler de l’eau-de-vie et du rhum (je t’avais dit que je la ressortirai). Et tu me demandes de te prêter ma bouteille, « ma perso toute à moi que même Sonia sait pas où je la planque ? » Une chose m’étonne tout de même. T’as encore froid aux pieds avec tout ce que tu t’enfiles ? Car l’alcool refroidit le sang. Ou… oh, c’est pour ça que tu mets des chaussettes dépareillées ?
 
A tout seigneur tout honneur, normal quand on est chevalier, la palme revient à Djou avec 311. Combien de St marcel pour en arriver là, d’heures d’entraînement, de soirées télé sacrifiées au profit de virées, diurnes ou nocturnes, dans les tripots de tout genre ? Après les chevaliers de l’ordre de Malte (potassez vos bouquins d’histoire), voici le chevalier de l’ordre du malt (bienvenus dans la rue de la soif sur O.B). Rassure-toi ma belle, on est vendredi. Tu feras gonfler la note dès lundi avec tes exploits du week-end.
 
Et moi dans tout cela ? Juste entre vous, avec un honnête et toutefois modeste 251. Certaines apparences sont trompeuses. D’abord la drogue m’est inconnue, à part un joint une fois ou deux, dans une autre vie, une autre galaxie. Et certaines questions ont fait chuter la moyenne. S’il m’est arrivé de boire jusqu’à tomber, de ne plus savoir où j’étais, ni même avec qui (aïe ! Pas sur la tête mon petit chat), je n’ai jamais vomi, ou pas à cause de la boisson. Vous ne vous rendez pas compte les filles, au prix qu’on le paie ce foutu alcool, pas question de renvoyer ce que j’ai eu tant de mal à ingurgiter.
 
Une certitude : si on sort toutes les trois, faudra appeler un taxi pour rentrer.
 
PS : les adeptes de la « secte j’y touche pas » et de « l’Eglise pas pour moi » sont priées de passer leur chemin en silence. Faites-vous voyeuses discrètes pour une fois. Car pour maltraiter nos organismes de la sorte, il faut une sacrée dose d’humour. Et comme je le répète à tous vents,
 Que celle qui n’a jamais pêché me jette… la première bière.
par Jo publié dans : Je communauté : Courtisanes et courtisées
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Jeudi 14 février 2008
Je présume que vous désirez savoir ce que nous avons osé faire, lors de ce week-end loin de la civilisation, des bouchons, et de la boîte à diffuser en boucle les images de Sarko ? N’est-ce pas Madi ! Qu’il est pénible de ne pas savoir, de ruminer contre « Jo qui trouve encore le moyen de jouer avec nos nerfs ».
 
Déjà le samedi soir : évocation animée de souvenirs communs, nouveau boulot de Muriel (on pensait toutes qu’elle allait finir flic après avoir été militaire, et bien non ! Elle est comptable dans une entreprise de maçonnerie). On a parlé d’un couple d’amies qui souhaitent leur deuxième enfant, Roxy a fait tout son possible pour épater la galerie.
Après une nuit sage (le lit grinçait trop, ça aurait sans doute fait aboyer la chienne), petit déj dans la cuisine. Un dimanche à la campagne, pas d’obligations sauf celle de se détendre, de planquer jusqu’au lendemains les aléas de la vie quotidienne. Puis nouvelle partie de chasse aux mulots. Youpi ! Notre boule de poils en a eu un. Non, c’est pas drôle pour cette petite bête qui ne demandait rien à personne.
« Veux-tu le lâcher Roxy ! », « non, c’est pas rigolo », « hep ! Interdiction de le manger ! », « trop tard », « t’es fière de toi ? Oui tu l’est, ça se voit », « ah non ! Tu ne viens pas m’embrasser ».
En fin de matinée, débarquent les proprios de notre havre de paix. Leurs retrouvailles avec Mél sont l’évocation de nouveaux souvenirs, le moyen pour nous d’imaginer notre copine adolescente. Ainsi, elle était très copine (trop ?) avec leur fils. Ah ah ! Tu nous avais caché ça, petite coquine. Aude te regarde bizarrement sur ce coup.
Puis on nous amène dans le seul endroit qu’on n’a pas visité, par pure politesse : la grange. Je vous l’ai dit, il le gîte est un ancien corps de ferme. Roxy trouve encore le moyen de se distinguer, en essayant de désosser une vieille banquette (déjà mal en point) de voiture. Puis on découvre…
 
Je résume le tableau : la campagne, du soleil, des copines, des gens charmants, tout était réuni. Alors tant pis, on a conservé les pulls, pris soin de tenir la chienne en respect pendant la préparation (vous allez comprendre pourquoi). Pendant que les (sept) femmes prenaient l’apéro, l’(unique)homme s’est occupé de tout, visiblement heureux de nous faire ce plaisir.
 
Oui, on l’a fait : le premier barbecue de l’année même pas à la mi-février dans un petit coin de la Mayenne ! Qui dit mieux ? Courage les filles, le soleil brillera encore quelques fois avant Noël, vous pourrez en faire autant.
 
D’accord, vous vous attendiez à autre chose : des révélations sur notre vie sexuelle (on en a une, je vous rassure), et bien ce sera pour une autre fois peut-être… ou certainement pas. Je vous autorise à me traiter de bourrique, si vous y rajoutez les bises indispensables à ma bonne humeur journalière.
par Jo publié dans : Nous communauté : Courtisanes et courtisées
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Mercredi 13 février 2008
On l’a fait ! Après moult hésitations, palabres et regards interrogateurs, nous avons osé. Il faut dire que la visite surprise des proprios a pesé dans la balance. Que je vous explique.
Une copine se souvient de moments formidables dans un petit coin de la Mayenne, avec ses parents, son frère et sa sœur. Elle reprend contact, arrange le coup, et on débarque (3 couples de nanas + Roxy) samedi dans un corps de ferme aménagé en gîte.
A écouter Mél, rien n’a changé depuis sa dernière visite (8 ans). La baraque est superbe : une cuisine toute équipée, une salle de bains avec une baignoire… grande comme un lit, un salon qui sent bon la campagne et le bois, où trône même un piano. On n’a pas osé en jouer de peur d’inviter la pluie. A l’étage une nouvelle salle de bains, plus classique, et quatre chambres différenciées par la couleur. On nous refile la jaune. Mobilier de bois, gros édredon typique de la campagne, seule remarque : le lit grince.
A peine installées en part en balade. Devant le corps de ferme s’étend un grand champ qui jouxte un petit bois. Tout ça pour nous ce week-end ? Alors nous surveillons les premiers pas de Roxy dans la nature.
D’abord son hésitation devant les hautes herbes balayées par la brise. Une patte avance puis recule, « j’y vais ou j’y vais pas ? » Tordues de rire, aucune de nous six n’intervient. Enfin notre boule de poils se lance à l’aventure, nous entraînant dans son sillage. On décide de la suivre, pour voir jusqu’où son courage peut la mener.
D’abord un banal petit trou dans la terre. Mademoiselle se met en devoir de l’élaguer, ce trou (euh… j’ai jamais fait BTP, alors j’ignore si c’est le mot qui convient). Vas-y que je gratte de toutes mes petites forces, que j’enfouis mon museau au plus profond, quand un cri retentit. Aude (copine de Mél), qui a reçu pas mal de terre sur ses chaussures, hurle de découvrir un ver de terre sur sa cheville. Notre pelleteuse à poil s’interrompt, se retourne, dévisage la copine dans le style : « c’est pas fini de gueuler ? Je bosse, moi ! »
Soudain, une petite flèche traverse notre espace de vision. Roxy l’a vue et se met en chasse. Vas-y que je te saute à droite, puis à gauche, des jappements pour dire « Eh ! Toi on t’a pas invité. » Le mulot a arrêté de courir. Il se contente d’un bond à droite ou à gauche à chaque saut de Roxy. Un véritable ballet qui fait qu’on se tort de rire une fois encore. Le jeu la lasse, et il y aura d’autres mulots dans le week-end. Car toute à ses acrobaties, la demoiselle se retrouve à la lisière du bois.
Re-hésitation, re-« faut que j’y aille, elles me regardent », et nous voilà dans la hêtraie. Le bébé-dentellière lève le museau en direction de la canopée, hume un paquets d’odeurs mélangées que nous, humains, peinons à percevoir, et ne voit plus où elle met les pattes. Glissade sur une racine, les quatre fers en l’air, demi-roulade afin de se retrouver sur le dos, elle nous dévisage. « Ça vous fait rire ? » Oui Roxy, tu nous amuses.
Soudain on ne compte plus. Une forme se meut lentement, en direction d’un fourré.
La boule de poils s’approche de la boule… d’épines. Un hérisson c’est rond, pataud, ça va surtout moins vite qu’un mulot. Oui mais (un jappement nous averties) : « c’est vachement plus gros ! » Notre pitbull croisé avec une musaraigne s’approche avec circonspection, hume l’odeur du vagabond, risque une patte. Je vous jure qu’elle ne l’a pas touché (on a soigneusement vérifié), Roxy pousse un hurlement (courageuse la chienne, pas encore téméraire), court se réfugier dans les bras de ma tite Sonia, qui se comporte en mère exemplaire.
Quand il faut remplir sa gamelle, la garce sait venir me déranger. Pour ce qui est de la tendresse démesurée, des regards énamourés, de chanter : « maman tu es… la plus belle du monde, aucune autre à la ronde… n’est plus jolie ! », ma chérie gagne toujours. C’est pas juste !
D’accord, on s’est attardées avec Roxy. Alors si vous souhaitez savoir ce que nous avons osé faire, vous serez obligées de revenir.
par Jo publié dans : Nous communauté : Courtisanes et courtisées
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Dimanche 10 février 2008
Catharina a osé nous taguer, hihihi la coquine.
 
Je vous livre à mon tour la règle du jeu :
 
- Inscrivez 7 secrets (vie de famille, enfance, physique, animal domestique… peu importe le sujet)
- Recopiez la règle du jeu
- Choisissez 7 victimes. N’oubliez pas de les prévenir par un petit com que ces personnes sont taguées à leur tour. Demandez-leur de venir consulter la règle du jeu sur votre blog.
 
J’ose vous dire :
 
- j’ai enduré un appareil dentaire pendant trois ans
- j’ai un piercing à la narine gauche
- le prof m’a virée d’un cours de maths lors de ma 3ème
- lors de ma première année de lycée, j’ai piqué le stylo plume d’une copine (il était trop beau)
- ma boisson préférée est le café (n’en déplaise à notre chère Madi)
- mes parents m’ont envoyée en maison de repos à l’âge de deux ans (bébé fragile)
- j’ai le symbole de Vénus tatoué… sous le nombril (tout petit)
 
Alors je laisse la place à :
1  Madison
3  Nane
Val
Minipoussin  
 
Et interdiction de rire car je ne sais pas mettre les liens autrement ! Ou alors riez en cachette. J'espère que je ne vais me faire engueuler cette fois. Et n'oubliez pas (ne faites donc pas comme moi), vous devez installer les liens de la personne qui vous a tagué, et ceux des gens que vous coincez à votre tour. Bon courage.
 
On va se régaler !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
par Jo publié dans : Nous communauté : Courtisanes et courtisées
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Samedi 9 février 2008
D’accord avec vous, Jo est devenue intarissable. A peine le premier bouquin terminé, sans même savoir s’il aura une vie extra utérine, un second se profile. Pourquoi ? J’aime écrire, simplement. Il m’en aura fallu du temps, jusqu’à douter de ma capacité comme de l’utilité à le faire. Du temps pour refaire le chemin à l’envers, pour tirer de sa léthargie un cerveau embrumé par une approche réussie du bonheur.
 
Toutes les chattes ne sont pas grises, même la nuit est l’histoire d’une rencontre. Une rencontre d’abord avec moi, ensuite avec la personne capable de mettre les morceaux éparpillés de mon existence en adéquation. J’ai maintenant l’intention de me tourner vers les autres.
 
Depuis quelques temps, je m’interroge sur la condition homosexuelle au sein même de la condition féminine dans le monde du travail. Et oui, militante dans l’âme. Alors je m’attelle à l’écriture d’un roman, un roman à taille humaine, sans héros ni méchant, quelques pages afin de mieux réfléchir à ce que nous sommes, et à ce que nous aspirons à devenir.
 
 
Jusqu’au bout de l’arc-en-ciel
 
L’histoire :
Marion et Pascale travaillent ensemble pour un géant de l’industrie pharmaceutique. La discrétion s’impose quand les jeunes femmes entament une liaison, basée sur le sexe. Mais la naissance d’un sentiment plus profond provoque le conflit. Marion veut sortir du placard, Pascale s’y refuse.
 
 
Nous verrons cela la semaine prochaine. Pour l’heure, direction la campagne. Des copines ont loué un gîte pour le week-end. « Roxy ! J’espère que t’es pas malade en voiture. » 
Au passage, il s'agit de notre centième article. Alors on souffle la bougie. De gros bisous à celles qui nous accompagnent sur le chemin tortueux d'O.B
par Jo publié dans : Je communauté : Culture Lesbienne
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Vendredi 8 février 2008
Je rentre jeudi à 17 h 05, décidée à me faire pardonner mon silence de la veille.
 
Car la veille, donc mercredi, Roxy s’est distinguée. J’avais pris soin de tout planquer, de ne pas laisser traîner une savate, de cacher les fils de l’ordi et du téléphone. Et croyez que se taper le ménage en grand au réveil, je m’en passerais volontiers. Donc, après une dure journée de labeur qui m’a permis de réfléchir à un élément déterminant de notre avenir (ce qu’on va faire ce week-end), je rentre l’esprit libéré. Que vois-je !
Figurez-vous que la demoiselle a joué à la dentellière. Elle a redessiné à sa manière le bas des rideaux du salon. Et qu’on évite de me dire que ce n’est pas elle, qu’un petit lutin malin et toutes ces foutaises… Donc j’oublie de faire un article, je mets le blog entre parenthèses, et me tourne vers la coupable qui me la joue à l’innocence vertueuse, quand les preuves du délit sont suspendues telles des guirlandes dans son pelage. Son regard s’accroche au mien, je crois l’entendre murmurer :
« C’est pas mieux comme ça ? »
Non, Roxy ! C’est pire. D’accord, ils étaient pas terribles nos rideaux. Mais maintenant ils ne ressemblent plus à rien.
La voila assise (toujours de travers) sur son postérieur, à distance respectueuse, en train de me dévisager comme si je venais de sortir une connerie. Que faire. Appeler police secours ? Prévenir l’assistance publique qu’on va jeter notre enfant à la rue ? Le temps passe, on reste face à face comme deux inconnues, moi avec le regard dur, elle avec son regard de cocker (ce qu’elle est après tout), quand arrive ma tite Sonia, qui se fend la poire de nous trouver ainsi.
Aussitôt la chienne se précipite dans ses bras. Pas bête l’animal de trouver refuge là où ma colère assassine ne peut l’atteindre. Et vas-y que je te lèche, que je gémis de contentement. Euh… sois honnête, Roxy, tu gémis plutôt de soulagement. D’ailleurs je crois encore l’entendre murmurer :
« Essaie de me toucher maintenant ! »
Arrête de me snober ainsi, c’est dans les bras de « ma » chérie que t’es en ce moment, donc pas franchement à l’abri. D’ailleurs ma tite Sonia s’approche, m’honore dans un même geste d’un baiser en guise de bonsoir et du corps tremblant du délit. Je bave déjà du plaisir de corriger la vilaine en toute impunité, quand la voix enjouée de mon chaton gâche ma joie, de trop courte durée :
« Allez Roxy, fais un bisou à maman pour te faire pardonner. »
Et l’autre de s’exécuter à grands coups de langues, toute heureuse de s’en tirer à si bon compte. Evidemment la colère retombe. Je me décide à aller lui acheter un ou deux jouets en plastique, super pour se faire les dents sans causer de dégâts.
 
Je rentre hier soir pour vous narrer tout cela, et… bien voilà, car il m’a fallu une nuit pour digérer la surprise. Je n’ai hier que réussi à laisser un petit com sur un article merveilleux. Alors tant pis si le mien se retrouve en ballottage à cause du décalage horaire, si vous lisez vendredi ce qui s’est passé mercredi, si Roxy décide de s’en prendre aux rideaux de la cuisine ou de notre chambre.
Quand la personne qu’on a choisie vous offre un cadeau pareil, annonce au monde entier la puissance de ses sentiments, le reste n’a que peu d’importance.
par Jo publié dans : Elle communauté : Courtisanes et courtisées
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Jeudi 7 février 2008
Des fois, on se demande pourquoi les copines des autres blogs font des super commentaires aux articles qui parlent de notre couple. On n’est rien d’extraordinaire, que deux personnes qui s’aiment. Puis en parler ça fait qu’on se remet en question, et que le temps n’a pas une mauvaise emprise sur notre histoire. Et je comprends mieux Jo en lisant ses articles, ça me rassure aussi. Dans les gens qu’on connaît il y en a qui la traitent d’intello. Moi je dis que c’est pas une obligation d’être bête. C’est vrai qu’elle est douée pour écrire, et elle aime ça. Alors je l’encourage.
Les nanas qu’on connaît ne viennent pas sur les blogs. Elles se fendraient la gueule si elles savaient qu’on en a un. Car il y en a plein qui trouvent ça nul. On a le droit de penser ce qu’on veut. Je sais que le nôtre il sert à nous rapprocher dans notre couple, et de celles qui nous ressemblent. On n’a pas toutes les mêmes goûts pour les fringues ou la zic, n’empêche que le blog est un moyen d’avoir une vie sociale pas trop moche. C’est du virtuel donc pas parfait. Pourtant j’arrive à sentir comme des vrais sentiments amicaux qui n’existeraient peut-être pas si on se voyait en vrai.
Au début notre histoire a presque mal tourné à cause de ma mère. Elle refusait de comprendre que deux femmes, ça pouvait s’aimer aussi. En fait je crois que c’est de ma faute. J’aurais dû lui en parler avant et pas lui balancer un mensonge quand j’ai emménagé chez Jo. Car après ma mère l’a accusée alors que j’étais lesbienne avant de la connaître.
Puis on a eu des problèmes avec d’autres nanas. Il y en a qui sont jalouses, ou qu’en ont rien à foutre de faire du mal. Alors on a laissé tomber les boîtes homos. En plus avec chacune notre boulot, et vu qu’on n’est pas très attirées par la danse, c’était facile. J’ai remarqué que certaines y vont seulement pour draguer. C’est bien quand on est seule, mais elles pourraient respecter les couples.
Jo a toujours voulu me protéger, car je suis plus jeune qu’elle de quatre ans et que je ne connaissais pas le milieu avant de la rencontrer. Des fois on y va, mais on ne sort qu’avec des couples et jamais de nanas seules pour pas qu’elles se sentent gênées. Et puis j’aime pas trop ces endroits, car quand tu rentres dedans t’as l’impression d’être une marchandise étalée devant tout le monde et plus un être humain libre de choisir.
Alors moi, je fais tout de la main gauche pour qu’on remarque mon alliance. J’adore la toucher, des fois je le fais sans m’en rendre compte. C’est un anneau tout simple en or jaune sans pierres précieuses et tout le tralala. Et puis je ne suis pas fan de bijoux. Mais cette bague est la plus belle du monde pour moi.
Je me souviens, quand on s’est pacsées à la mairie, c’était comme un vrai mariage. Le maire nous souriait, on sentait qu’il était vraiment heureux pour nous. Ça aide quand les gens font leur travail avec plaisir, car on a envie que tout le monde partage notre joie ce jour là. Et puis c’est encourageant pour l’avenir, de savoir que des personnes qui sont élues trouvent ça normal.
Avec ma Jo, on s’en est dit des choses depuis qu’on s’est connues au mois d’août 2004. Pourtant je n’ai jamais ressenti autant de bonheur que quand elle a glissé l’alliance à mon doigt. C'étaient ses yeux qui parlaient pour elle. Même maman l’a compris, qui chialait sur l’épaule de mon père.
Nous on s’en fout d’être lesbiennes, c’est pas ça l’important. L’important c’est qu’on a trouvé l’amour de sa vie et qu’on fait tout pour le garder jour après jour. On sait que toutes les nanas n’ont pas notre chance, alors Jo essaye de les aider en leur parlant car elle ne supporte pas que les autres soient malheureuses. Des fois, j’ai vu ses yeux briller à cause des malheurs d’une copine de blog. Ça me fait penser que ma femme est exceptionnelle, que sa gentillesse est dans sa nature. J’ai beaucoup de chance de l’avoir trouvée et je ferai tout pour la garder.
 
J’espère que je ne vous ai pas trop ennuyées avec mon histoire. C’est à cause de Madison qui m’a dit que ce serait une surprise pour Jo, et qui a bien voulu m’aider à le faire. Merci Madison car je sais que l’écriture est un beau moyen de dire à une personne qu’on l’aime. Grâce à toi j’ai trouvé le courage et la patience de le faire devant tout le monde. C’est un vrai métier l’écriture.
par Sonia
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