Un peu de nous

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  • : J'aime les femmes ? Et alors, ça aurait pu être pire.

Pages fixes, à ne pas oublier

A votre écoute

Envie ou besoin de parler, de murmurer, de hurler ? Nous vous écoutons, conseillons au besoin. prenez contact avec
Jo.borrel@hotmail.fr

Perdues ? Recherchez

Aux armes !

Petit relooking après une nuit de débat avec des copines.

Voici le nouvel entête de notre blog pour les semaines à venir.

 

 

Le bureau de recrutement est ouvert.

Le 17 mai : nous serons là ! 

 

Résistance

undefinedPermettez à une humble contemplatrice d’abreuver vos consciences par quelques mots du poète René Char, aussi résistant :
« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront...
... La sagesse est de ne pas s’agglomérer, mais, dans la création et dans la nature communes, de trouver notre nombre, notre réciprocité, nos différences, notre passage, notre vérité, et ce peu de désespoir qui en ai l’aiguillon et le mouvant brouillard. »
Ha ! Si j’étais aussi douée… pour écrire et résister, amener l’humanité à la tolérance.
Samedi 1 mars 2008
Tout le monde se connaît plus ou moins dans notre quartier, ou s’ignore poliment. Personne ne fait attention à nous, et c’est bien ainsi. Si des bigotes jasent dans notre dos, elles ont la délicatesse de le faire à voix basse. Des mecs nous matent de temps à autre, une pointe de jalousie dans le regard. A part cela, on passe inaperçues. On passait, devrais-je dire.
 
Une nouvelle réunion de quartier, moins formelle, à l’entrée du parc dans lequel chaque soir vient gambader notre boule de poils. Ma tite Sonia la libère d’ailleurs, la pauvre bête a mieux à faire que d’écouter les délires des humains. On parle de tout et de rien, du printemps qui pointe déjà le bout de son nez, des municipales. Quand soudain…
La panique ! Deux fusées tournicotent dans les jambes des membres du comité de quartier (une vingtaine, tout de même). Jappements et cris se mêlent, couvrent le ronronnement de la circulation. Il ne nous (Sonia et moi) faut pas longtemps pour comprendre : Roxy se fait courser par un vieux cabot hirsute, au pelage noir et blanc hérissé.
La petite bête se faufile aisément, le gros bouscule tout le monde au contraire. Surprise, la boulangère glisse et se retrouve sur la chaussée. Coup de klaxon, une voiture l’évite de justesse. Hurlements, vociférations, quelques rires. Roxy s’amène au grand galop, et saute dans les bras de sa maman de prédilection (pas dans les miens, évidemment). Tant pis ! En digne chargée de famille, je calme les ardeurs du vieux cabot d’un coup de pied. La scène a duré entre cinq et dix secondes.
Nouveau cri, la mercière se penche sur son bestiau. Tiens, ils se ressemblent ces deux-là. La vieille, qui n’en finit pas depuis deux ans de dire qu’elle prend sa retraite, nous dévisage d’un regard assassin.
« Vous pourriez le tenir en laisse ! »
Ma tite Sonia s’offusque :
« Parce que c’est notre chienne qui attaquait le vôtre, peut-être ! Vous avez vu sa taille ? »
Je ne peux que lui donner raison, l’autre fait six fois notre Roxy. Je le fais en silence, histoire de ne pas envenimer. L’assistance s’amuse. Le psy (celui qui est venu espionner chez nous peu après notre installation dans le quartier) sort sa science :
« Il a tenté sa chance, elle l’a repoussé. Bah ! C’est la nature. »
Encore heureux ! Si elle ramène un truc pareil à la maison, c’est plus ma fille. Le loueur de vélos, qui n’a pas digéré d’être repoussé par Sonia (lire l’article « la femme est un trésor ») se permet :
« Elle non plus, elle aime pas les mâles ? »
Fin des rires dans l’assistance, la remarque a jeté un froid. Chacun regarde ses chaussures, sa montre. Les gens s’écartent du loueur de vélo, qui s’étonne de ne pas rallier un seul suffrage sur ce coup. Eh ! On est là depuis 4 ans, lui depuis moins de 3 mois. Même la mercière caresse notre boule de poils, toujours à l’abri dans les bras de sa mère, et balance :
« Je la comprends. Ils sont si bêtes ! »
Ouf ! Tout le monde se marre, sauf le loueur de vélos. Je crois quand même qu’ils nous aiment bien, dans le quartier.
par Jo publié dans : Elle communauté : Culture Lesbienne
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Vendredi 29 février 2008
Il est marrant de noter les comportements dès qu’on aborde le sujet du sexe. D’abord le ou la responsable de l’article tient « sa vérité » comme universelle, puis les lectrices et les lecteurs se précipitent. Quoiqu’on en dise ouvertement, le plaisir de se faire du bien (il n’y a pas de mal à ça) suscite intérêt et interrogations.
 
Je n’irai pas ici (et n’insistez pas) dévoiler le ou les chemins qui nous mènent à la félicité. Simplement, nous devons admettre que nous sommes toutes différentes, uniques (ce qui fait notre charme, n’est-ce pas ?), et que nous ne sommes pas toujours dans le même état d’esprit.
Car il faut le reconnaître, ce qui chez l’homme est purement mécanique : excitation en quelques secondes, mouvement de va-et-vient (par quelque manière que ce soit) sur le phallus, orgasme éjaculatoire, est chez la femme beaucoup plus complexe. Inutile de nous le cacher, même si la jouissance a des effets physiques, elle émane avant tout de… notre cerveau, comme le désir.
Montrez une femme déshabillée à un homme, sa réaction sera immédiate. Nous, on a besoin de la réunion de plusieurs facteurs. Ah ! Fermez ces braguettes, représentants des Postes, par facteur j’entends stimuli du cerveau. Il nous faut du temps, l’ambiance, l’état d’esprit adéquate.
 
Ensuite ? Tout est histoire de personnalité. Il m’arrive de guider ma partenaire, de la laisser agir à sa guise. Je suis tantôt clitoridienne, tantôt vaginale (plus rarement), tantôt poupée tantôt joueuse. Il n’y a qu’une vérité dans la sexualité : la recherche de cet état de transe, si merveilleux et si inexplicable à la fois, que certaines nomment la petite mort.
Avec ou sans pénétration, avec ou sans jouets, la femme est capable de s’abandonner de mille façons. N’est-ce pas là l’important ? Encore un avantage que n’ont pas les hommes (les pauvres). Car l’éjaculation est, chez eux, toujours synonyme d’orgasme, donc d’aboutissement.
Et si je vous disais qu’avec ma compagne, c’est parfois après avoir joui que nous faisons l’amour véritablement, que nos mains et nos bouches sur des corps repus deviennent le prolongement de nos cœurs. Car c’est cela aussi être une femme.
par Jo publié dans : Nous communauté : Homo sensualité ..
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Jeudi 28 février 2008

Voici donc quelques lignes, aucunement préparées, pour annoncer un grand malheur : non, nous n'avons pas abandonné le blog.
Nous souhaitons ici remercier une personne que nous ne nommerons pas, mais qui se reconnaîtra.
A cette personne,

Merci de ta présence pendant notre absence,
Merci de ta gentillesse, de ta patience.
Tu as su maintenir en nous,
Malgré parfois un certain dégout,
La petite flamme vivace,
Pour que l'amitié ne s'efface.

Et le rainbow flag, pour montrer qu'on n'en veut à personne.

Désolée, c'est sorti comme celà. Car nous aussi nous pouvons être :
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par Sonia et Jo publié dans : Nous communauté : Courtisanes et courtisées
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Jeudi 21 février 2008
J’y crois pas ! Catharina qui traite Carmen, la superbe et unique Carmen, de pétasse insipide ? Tu cherches la bagarre, ma parole. Shane, elle est douée pour couper les cheveux en quatre, hihi, pour le reste… Dis-nous donc à toutes pendant que tu y es ! Quand tu regardes la série, tu fais quoi de ton autre main ? On veut savoir. Sinon on balance à Djou que tu veux lui piquer sa copine. Ou c’est p’t-être elle qu’a piqué la tienne. Enfin ! Vous êtes tellement nombreuses à vous partager ses faveurs… Si vous approchez de Carmen, je mords !
Non, mon chaton ne m’en veut pas d’avoir montré un intérêt (tout relatif et uniquement par l’intermédiaire du PAF. Grrrr… Paysage audiovisuel, bande d’obsédées) pour Carmen. L’hypocrisie ne sert à rien, et trouver une nana attirante ne signifie pas chercher à tromper sa compagne. Elle saurait bien me le faire payer si je m’avisais de trahir sa confiance. Je veux aujourd’hui changer de sujet.
 
Quand, à 6 h mercredi, je suis entrée dans la cuisine, une surprise m’attendait. D’habitude Roxy se précipite, réclame caresses et gentillesses à grands renforts de gémissements que je m’empresse de calmer à cause de ma tite Sonia, dont je préserve la moindre minute de sommeil.
Rien ce matin, excepté un bruit mat. Je regarde sous la table, là où notre bébé chien a pris l’habitude de se soulager, là où j’en bave pour passer la serpillière pendant que le café chauffe.
Je me penche donc, et, assise sur un sol sec, Roxy me dévisage. Son embryon de queue tape de fierté contre un pied de la table. Son regard s’illumine, il me semble l’entendre murmurer :
« T’as vu maman ? J’ai été propre, cette nuit. J’espère que t’es contente. »
Oui, très contente. Je retourne dans la chambre afin de réveiller la meilleur part de moi-même (l’autre), et je fais une halte par la salle de bains. Ma savate droite dérape, je glisse, je me sens partir en arrière, c’est l’accident. Pitié ! Pas la tête contre la baignoire, j’ai encore plein de belles choses à vivre. Pas de fracture, je n’aime pas être handicapée. Pas même de douleur, ça fait mal.
Je tombe sur les fesses. Un peu mal mais pas beaucoup, puis j’arrive à me relever en pestant comme une damnée. Soudain, une odeur particulière agresse mes narines. C’est… Oh non !
« Roxy ! C’est bien de ne pas pisser sous la table de la cuisine. Mais c’est mal de le faire sur le carrelage de la salle de bains, surtout sans prévenir. Regarde dans quel état je suis, maintenant. J’peux pas aller faire un câlin à ta mère, euh… ma femme, comme ça. »
par Jo publié dans : Nous communauté : Courtisanes et courtisées
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Mardi 19 février 2008
Voila le travail ! On aime ou on n’aime pas, on se jette sur le Net ou on attend canal + sans réelle impatience, on critique beaucoup en rêvant un peu (si si). Pourtant, il suffit que l’une d’entre nous effleure le sujet sur son blog, et on est aussitôt plusieurs à en parler. Vous avez compris ? Alors voici une photo pour vous aider.
undefinedAlors ce matin, je vais prendre un risque… énOrme ! Je vous présente celle qui aurait eu mes faveurs si mon chaton les avait refusées (mes avances).
undefinedTraitez-moi de voyeuse, d’obsédée, de dépravée… je m’en moque !
undefinedCarmen, ça me le fait !!!!!!!!!!!!!!!!!!
 
par Jo publié dans : Elle communauté : Courtisanes et courtisées
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Lundi 18 février 2008
Nous avons fait, il y a quelques temps, une journée portes ouvertes sur notre blog. Un moment sympa et encourageant, malheureusement pas assez préparé. Ma tite Sonia et moi, on titille O.B comme on cuisine : longue préparation ou cuisson rapide, toujours à l’instinct. Et comme on est nulles en programmation et en informatique en général, il faut bien le dire, c’est plutôt limité. Pourtant, ce ne sont pas les idées qui manquent.
 
Aussi, quand Catharina nous a parlé du forum qu’elle vient de créer, vous imaginez qu’on n’a pas attendu la nouvelle lune pour s’inscrire. Un forum permet de rencontrer des personnes dont on ne soupçonnait pas l’existence, de partager, d’échanger des idées, de se connaître, de partager nos expériences et d’affirmer nos espoirs. Car nous en avons, n’est-ce pas ? Cependant, un forum n’est intéressant que si les membres sont nombreux. Alors je vous invite à une petite balade sur Mosaïque humaine , histoire de vous rendre compte par vous-mêmes. Profitez-en pour proposer le référencement de votre blog dans son annuaire, vous ferez coup double.
 
Quand des personnes ont des idées, nous pensons qu’il est bien de le faire savoir. Merci Catharina de rendre notre univers plus attrayant encore.
par Jo publié dans : Elle communauté : Homo sensualité ..
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Samedi 16 février 2008

Pas de grand débat ce soir,

Vous l'aurez compris

Roxy réclame notre attention.

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Oui ma belle, on est toute à toi

par Jo publié dans : Elle
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Vendredi 15 février 2008
Qui peut bien être ce Griffor, pour avoir trouvé un truc pareil. Seule certitudes, 3 383 453 personnes avaient répondu présent à 7 h 30 jeudi matin. Que j’explique, pour les âmes pures (ne me faites pas rêver ni pleurer, en affirmant que vous, chères lectrices de ce blog, êtes des jeunes personnes rangées, incapables de concevoir le moindre écart dans votre existence monacale).
Ce test, d’une naïve simplicité, ressemble à ceux que l’on trouve dans la presse dite féminine (allez savoir pourquoi). On vous pose des questions, soumet plusieurs réponses possibles, à vous de jouer. Prenez votre temps, il n’est pas limité. Trois sujets sont abordés : alcool, drogue et sexe. Gaffe tout de même, certaines (beaucoup même) de questions sont du genre… Ah, vous êtes prévenues ! Ne venez pas m’accuser par la suite de vous diriger sur un site soporifique. Dommage que les trois sujets ne soient pas séparés. Si certaines sont intéressées par le fait de connaître leur état de déchéance, chercher « test de Griffor » sur Google. Même ivre on trouve.
J’en ai eu connaissance par deux supers copines que je ne nommerai pas ici (merci Madi et Djou l’Ail) qui en discutaient tranquillement, comme si personne ne lisait leurs commentaires.
 
Non mais… regardez-moi ces deux-la ! Pressées de connaître le résultat que j’ai obtenu sans tricher (je précise). Si on parlait de vos scores perso d’abord ?
 
Parce que 207, pour une nana qui panique à l’approche d’un week-end en tête-à-tête avec sa dulcinée… tout de même, il faut en avaler de l’eau-de-vie et du rhum (je t’avais dit que je la ressortirai). Et tu me demandes de te prêter ma bouteille, « ma perso toute à moi que même Sonia sait pas où je la planque ? » Une chose m’étonne tout de même. T’as encore froid aux pieds avec tout ce que tu t’enfiles ? Car l’alcool refroidit le sang. Ou… oh, c’est pour ça que tu mets des chaussettes dépareillées ?
 
A tout seigneur tout honneur, normal quand on est chevalier, la palme revient à Djou avec 311. Combien de St marcel pour en arriver là, d’heures d’entraînement, de soirées télé sacrifiées au profit de virées, diurnes ou nocturnes, dans les tripots de tout genre ? Après les chevaliers de l’ordre de Malte (potassez vos bouquins d’histoire), voici le chevalier de l’ordre du malt (bienvenus dans la rue de la soif sur O.B). Rassure-toi ma belle, on est vendredi. Tu feras gonfler la note dès lundi avec tes exploits du week-end.
 
Et moi dans tout cela ? Juste entre vous, avec un honnête et toutefois modeste 251. Certaines apparences sont trompeuses. D’abord la drogue m’est inconnue, à part un joint une fois ou deux, dans une autre vie, une autre galaxie. Et certaines questions ont fait chuter la moyenne. S’il m’est arrivé de boire jusqu’à tomber, de ne plus savoir où j’étais, ni même avec qui (aïe ! Pas sur la tête mon petit chat), je n’ai jamais vomi, ou pas à cause de la boisson. Vous ne vous rendez pas compte les filles, au prix qu’on le paie ce foutu alcool, pas question de renvoyer ce que j’ai eu tant de mal à ingurgiter.
 
Une certitude : si on sort toutes les trois, faudra appeler un taxi pour rentrer.
 
PS : les adeptes de la « secte j’y touche pas » et de « l’Eglise pas pour moi » sont priées de passer leur chemin en silence. Faites-vous voyeuses discrètes pour une fois. Car pour maltraiter nos organismes de la sorte, il faut une sacrée dose d’humour. Et comme je le répète à tous vents,
 Que celle qui n’a jamais pêché me jette… la première bière.
par Jo publié dans : Je communauté : Courtisanes et courtisées
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Jeudi 14 février 2008
Je présume que vous désirez savoir ce que nous avons osé faire, lors de ce week-end loin de la civilisation, des bouchons, et de la boîte à diffuser en boucle les images de Sarko ? N’est-ce pas Madi ! Qu’il est pénible de ne pas savoir, de ruminer contre « Jo qui trouve encore le moyen de jouer avec nos nerfs ».
 
Déjà le samedi soir : évocation animée de souvenirs communs, nouveau boulot de Muriel (on pensait toutes qu’elle allait finir flic après avoir été militaire, et bien non ! Elle est comptable dans une entreprise de maçonnerie). On a parlé d’un couple d’amies qui souhaitent leur deuxième enfant, Roxy a fait tout son possible pour épater la galerie.
Après une nuit sage (le lit grinçait trop, ça aurait sans doute fait aboyer la chienne), petit déj dans la cuisine. Un dimanche à la campagne, pas d’obligations sauf celle de se détendre, de planquer jusqu’au lendemains les aléas de la vie quotidienne. Puis nouvelle partie de chasse aux mulots. Youpi ! Notre boule de poils en a eu un. Non, c’est pas drôle pour cette petite bête qui ne demandait rien à personne.
« Veux-tu le lâcher Roxy ! », « non, c’est pas rigolo », « hep ! Interdiction de le manger ! », « trop tard », « t’es fière de toi ? Oui tu l’est, ça se voit », « ah non ! Tu ne viens pas m’embrasser ».
En fin de matinée, débarquent les proprios de notre havre de paix. Leurs retrouvailles avec Mél sont l’évocation de nouveaux souvenirs, le moyen pour nous d’imaginer notre copine adolescente. Ainsi, elle était très copine (trop ?) avec leur fils. Ah ah ! Tu nous avais caché ça, petite coquine. Aude te regarde bizarrement sur ce coup.
Puis on nous amène dans le seul endroit qu’on n’a pas visité, par pure politesse : la grange. Je vous l’ai dit, il le gîte est un ancien corps de ferme. Roxy trouve encore le moyen de se distinguer, en essayant de désosser une vieille banquette (déjà mal en point) de voiture. Puis on découvre…
 
Je résume le tableau : la campagne, du soleil, des copines, des gens charmants, tout était réuni. Alors tant pis, on a conservé les pulls, pris soin de tenir la chienne en respect pendant la préparation (vous allez comprendre pourquoi). Pendant que les (sept) femmes prenaient l’apéro, l’(unique)homme s’est occupé de tout, visiblement heureux de nous faire ce plaisir.
 
Oui, on l’a fait : le premier barbecue de l’année même pas à la mi-février dans un petit coin de la Mayenne ! Qui dit mieux ? Courage les filles, le soleil brillera encore quelques fois avant Noël, vous pourrez en faire autant.
 
D’accord, vous vous attendiez à autre chose : des révélations sur notre vie sexuelle (on en a une, je vous rassure), et bien ce sera pour une autre fois peut-être… ou certainement pas. Je vous autorise à me traiter de bourrique, si vous y rajoutez les bises indispensables à ma bonne humeur journalière.
par Jo publié dans : Nous communauté : Courtisanes et courtisées
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Mercredi 13 février 2008
On l’a fait ! Après moult hésitations, palabres et regards interrogateurs, nous avons osé. Il faut dire que la visite surprise des proprios a pesé dans la balance. Que je vous explique.
Une copine se souvient de moments formidables dans un petit coin de la Mayenne, avec ses parents, son frère et sa sœur. Elle reprend contact, arrange le coup, et on débarque (3 couples de nanas + Roxy) samedi dans un corps de ferme aménagé en gîte.
A écouter Mél, rien n’a changé depuis sa dernière visite (8 ans). La baraque est superbe : une cuisine toute équipée, une salle de bains avec une baignoire… grande comme un lit, un salon qui sent bon la campagne et le bois, où trône même un piano. On n’a pas osé en jouer de peur d’inviter la pluie. A l’étage une nouvelle salle de bains, plus classique, et quatre chambres différenciées par la couleur. On nous refile la jaune. Mobilier de bois, gros édredon typique de la campagne, seule remarque : le lit grince.
A peine installées en part en balade. Devant le corps de ferme s’étend un grand champ qui jouxte un petit bois. Tout ça pour nous ce week-end ? Alors nous surveillons les premiers pas de Roxy dans la nature.
D’abord son hésitation devant les hautes herbes balayées par la brise. Une patte avance puis recule, « j’y vais ou j’y vais pas ? » Tordues de rire, aucune de nous six n’intervient. Enfin notre boule de poils se lance à l’aventure, nous entraînant dans son sillage. On décide de la suivre, pour voir jusqu’où son courage peut la mener.
D’abord un banal petit trou dans la terre. Mademoiselle se met en devoir de l’élaguer, ce trou (euh… j’ai jamais fait BTP, alors j’ignore si c’est le mot qui convient). Vas-y que je gratte de toutes mes petites forces, que j’enfouis mon museau au plus profond, quand un cri retentit. Aude (copine de Mél), qui a reçu pas mal de terre sur ses chaussures, hurle de découvrir un ver de terre sur sa cheville. Notre pelleteuse à poil s’interrompt, se retourne, dévisage la copine dans le style : « c’est pas fini de gueuler ? Je bosse, moi ! »
Soudain, une petite flèche traverse notre espace de vision. Roxy l’a vue et se met en chasse. Vas-y que je te saute à droite, puis à gauche, des jappements pour dire « Eh ! Toi on t’a pas invité. » Le mulot a arrêté de courir. Il se contente d’un bond à droite ou à gauche à chaque saut de Roxy. Un véritable ballet qui fait qu’on se tort de rire une fois encore. Le jeu la lasse, et il y aura d’autres mulots dans le week-end. Car toute à ses acrobaties, la demoiselle se retrouve à la lisière du bois.
Re-hésitation, re-« faut que j’y aille, elles me regardent », et nous voilà dans la hêtraie. Le bébé-dentellière lève le museau en direction de la canopée, hume un paquets d’odeurs mélangées que nous, humains, peinons à percevoir, et ne voit plus où elle met les pattes. Glissade sur une racine, les quatre fers en l’air, demi-roulade afin de se retrouver sur le dos, elle nous dévisage. « Ça vous fait rire ? » Oui Roxy, tu nous amuses.
Soudain on ne compte plus. Une forme se meut lentement, en direction d’un fourré.
La boule de poils s’approche de la boule… d’épines. Un hérisson c’est rond, pataud, ça va surtout moins vite qu’un mulot. Oui mais (un jappement nous averties) : « c’est vachement plus gros ! » Notre pitbull croisé avec une musaraigne s’approche avec circonspection, hume l’odeur du vagabond, risque une patte. Je vous jure qu’elle ne l’a pas touché (on a soigneusement vérifié), Roxy pousse un hurlement (courageuse la chienne, pas encore téméraire), court se réfugier dans les bras de ma tite Sonia, qui se comporte en mère exemplaire.
Quand il faut remplir sa gamelle, la garce sait venir me déranger. Pour ce qui est de la tendresse démesurée, des regards énamourés, de chanter : « maman tu es… la plus belle du monde, aucune autre à la ronde… n’est plus jolie ! », ma chérie gagne toujours. C’est pas juste !
D’accord, on s’est attardées avec Roxy. Alors si vous souhaitez savoir ce que nous avons osé faire, vous serez obligées de revenir.
par Jo publié dans : Nous communauté : Courtisanes et courtisées
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