Encore un extrait de "En toute intimité", le concert préféré de mon petit chat, la femme de ma vie, que j'embrasse. Pour lui dire qu'elle me rend heureuse
comme jamais je n'aurais osé l'espérer.
Petit relooking après une nuit de débat avec des copines.
Voici le nouvel entête de notre blog pour les semaines à venir.
Le bureau de recrutement est ouvert.
Le 17 mai : nous serons là !
Permettez à une humble
contemplatrice d’abreuver vos consciences par quelques mots du poète René Char, aussi résistant :
Encore un extrait de "En toute intimité", le concert préféré de mon petit chat, la femme de ma vie, que j'embrasse. Pour lui dire qu'elle me rend heureuse
comme jamais je n'aurais osé l'espérer.
A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j'étais mino
Les bonbecs fabuleux qu'on piquait chez l' marchand
Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
Et les mistrals gagnants
A r'marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu'y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Te parler de ta mère un p'tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s' marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S'arrêter, r'partir en arrière
Te raconter surtout les carambars d'antan et les cocos bohères
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistrals gagnants
A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s'en va
Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou
Te dire que les méchants c'est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
Car ils ont l'avantage d'être deux
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants
C'est quoi ce bordel ! Article à main levée, à 5 h 29 au début de l'écriture (des fois que certaines compteraient combien je tiens derrière le clavier), je me
réveille dans le canapé à moitié (la bonne moitié) habillée : disons que je porte la chemise de la veille comme une liquette sans rien dessous ni en dessous.
Ah ! vilaines ! Non y'a pas de photos. On est pas chez "Playboy" ni chez "Newlook". D'ailleurs, "Newlook" s'est vite dit vu que dans ce magasine les nanas sont à poil. Alors le nouveau look je
vois pas trop. Encore un truc fait par les hommes à leur intention (vive l'égalité des sexes). P't-être pour ça que la Dixième muse est aussi au rayon "pour adultes" dans les
librairies.
Oh ! Je papotte et voilà 5 h 35 sur la pendule. Donc, je me réveille dans le canapé. Pourquoi ? Je ne sais plus à quelle heure on est rtentrées, je ne sais plus dans quel état, je ne sais plus
pourquoi l'ordi est resté allumé toute la nuit sur vos com's au sujet du dernier article.
Je ne sais plus rien de notre soirée de la veille !!!
Sauf que je ne serai pas en retard au boulot (il est tôt et j'ai déjà la chemise sur le dos). Bizarre... je porte toujours un soutif sous la chemise. Et là ! le soutif est par terre à côté du
canapé. Nom d'un pétard chinois mouillé allumé par sarkosinistre ! Quelqu'une aurait abusé de ma faiblesse temporaire ? J'en doute, car s'est arrivé et on s'est réveillées ensemble dans le
canapé. Ou alors... Jo ne te fais pas du mal... ma tite Sonia a profité de mon corps avant d'aller dormir avec Roxy.
Car ces deux réunies... pfffffffffff ! on croirait la maîtresse et le chien.
Voilà ! je papotte et je ne vous ai pas dit pourquoi je vous écris (j'm'en fous j'aime vous écrire car je vous aime tout court {et bien plus que court} je vous aime infiniement mes amies de
coeur, de sang et de peines)...
Ah oui ! je voulais vous parler du blog d'une nouvelle copine ! Nouvelle car elle vient de se dévoiler. Déjà dans nos liens (pas de temps à perdre à la maison, p't-être pour ça que je dors dans
le canapé) je rajoute dans ces quelques mots (comment ça : toute une page ? j'suis pas si bavarde d'habitude) le lien pour vous donner son adresse : scoubidouwha
Allez faire un tour chez elle de ma part (pas chiée la gonzesse, elle passe des invitations chez les copines maintenant !) Eh ! faut bien rire.
C'est pas l'tout, c'est pas qu'j'm'ennuie, mais la pendule (détraquée ou quoi) affiche 5 h 59. Je ferme la boutique (temporairement), et je vais réveiller mon chaton d'amour adoré qu'a dormi
sans moi avec la chienne pour pas qu'elle soit en retard au boulot. Pas Roxy : Sonia !
Car la couleur n'est pas sale,
Car le blanc n'est pas pur,
Car dans vos mots se sont les oubliés qui parlent,
Aimé Césaire : à la fois passé, présent et futur
«Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.» Aimé Césaire
Même Roxy n’en revient pas. Elle me regarde avec ses grands yeux humides, consciente d’être tombée dans une famille d’exception.
Je résume :
Vendredi nous sommes (toutes les trois) emmenées de force par une copine à Bordeaux. Je l’avoue, on en mourrait d’envie. Toute une semaine à travailler loin de chez elle, on lui a offert la pension. Et toute cette semaine, mieux chez nous qu’à l’hôtel, Sandy (ou Sandra pour l’État civil) nous a parlé de sa nouvelle vie avec sa nouvelle moitié. Bizarre chez l’humain d’avoir des moitiés interchangeables à volonté.
Aïe ! Pas sur la tête mon chaton d’amour que c’est toi que j’aime et personne d’autre. Je ne parlais pas de moi, évidemment. T’es la seule, l’unique, l’irremplaçable.
Après ce violent intermède dans la rédaction de nos souvenirs…
On arrive dans la nuit, ce qui justifie notre silence soudain, car avec les codes du blog en tête on vous emmène aussi (bien entendu).
Après une courte nuit, on découvre Bordeaux. Une très jolie ville quel que soit le temps, par chance. La matinée extra se prolonge dans un bar, où Sandy nous présente d’autres copines. Quatre couples de nanas se retrouvent chez elle pour déjeuner.
On mange un peu, on boit un peu plus (sans véritable excès toute fois). Et la conversation dérape sur la journée contre l’homophobie du 17 mai. Ben oui, même en week-end il nous arrive de réfléchir. Les invitées (sauf nous) s’en vont, non sans nous avoir invitées à leur tour à une sortie le samedi soir. En fait, elles partent vers 17 heures, ce qui leur et nous laisse juste le temps de se préparer avant de se retrouver.
Sur l’ordi de Sandy, je poste (samedi pour celles qui n’auraient pas suivi) le texte que j’avais préparé pour vendredi. On fait un tour à quatre dans le quartier vers 18 heures, car on sort sans Roxy. Et malgré tous nos conseils, elle ne sait pas se servir des toilettes comme nous. Quand mon portable se manifeste.
« C’est l’éditeur ! » Je lui avais demandé de me prévenir dès que la date de sortie de mon bouquin serait arrêtée.
« Le mercredi 21 mai » m’annonce-t-il.
Je pourrais être contente, seulement notre discussion de l’après-midi titille mon intellect (ne riez pas, j’en ai un).
« C’est possible le samedi 17 ? »
« Pourquoi ? » me demande l’éditeur qui n’a pas l’air très au fait.
Je lui explique (en priant pour que la batterie ne soit pas à plat avant la fin des pourparlers : 10 minutes) la raison qui rend cette date est importante à mes yeux. Pourquoi ne pas m’associer, d’une certaine manière, à la journée internationale contre l’homophobie ? Je n’arrive pas à ne pas me sentir concernée après tout.
« Je ne vous promets rien, mais je vais faire mon possible. Je vous envoie un texto dès que je sais. » conclut-il avant de raccrocher.
Inutile de vous dire que je suis un paquet de nerfs toute la soirée, et que j’ai du mal à trouver le sommeil. Et comme je ne dors pas, j’empêche les autres de le faire. Si bien qu’avec Sandy, Cathy (sa femme), Sonia (la mienne au cas où certaines l’auraient oublié) et moi, on passe un peu de temps sur le blog, ce qui donne le nouvel entête. Puis, enfin vaincue par la fatigue, je m’abandonne dans les bras de Morphée qui a pris l’apparence de mon chaton.
Dimanche midi j’allume mon portable… Vous avez un nouveau message : « Oui pour le 17 »
Oh ! Jamais je n’aurais cru participer un jour personnellement et activement à cette journée. C’est peut-être idiot, et plusieurs penseront qu’il s’agit d’un coup de pub opportuniste (je m’en fous), mais je suis heureuse. Le 17 mai 2008, à l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie, Toutes les chattes… sera disponible.
T’as vu Roxy ? Elle est trop forte ta maman.
Les grands penseurs de ce monde – pas du vrai qui est ailleurs – se sont réunis, afin de savoir si la part de l’agriculture dédiée aux biocarburants avait une incidence sur la flambée des prix de l’alimentation.
Pas de problème en France, à moins d’interdire aux Russes de faire de l’alcool avec des patates. Demandez à la grande absente du moment, Djou l’Ail – on t’aime Djou, reviens-nous –, si la vodka n’entre pas dans la catégorie des biocarburants.
Pour le reste ? L’alimentation de base des « pays crève la faim » est le riz. Bon ! Plus de saké au japon, sinon vous allez vous faire saquer.
C’est quand le jour où on arrête de nous prendre pour des cons ? D’abord les gens qui se sont réunis ont bouffé (et dormi aussi) à nos frais. Alors les économies, je ne vois pas trop quand on y pensé sur ce coup. Et le riz n’a jamais donné de biocarburant que je sache ! Ou je n’ai pas tout suivi.
Levez le doigt celles et ceux qui on suivi ! M’ouais… je vous la fait « maths sup » : des pays riches (arrêtez de fantasmer, les premiers concernés n’étaient pas invités à cette réunion, donc pas invités à bouffer sur ce coup) ont dépensé de l’argent (le nôtre hé ! Pas le leur) dans un colloque qui n’a abouti à rien. Ces gens ont osé nous dire : « après mûre réflexion en guise d’apéro, suite à de nombreux débats comme plat de résistance, nous pouvons affirmer en dessert que la part de l’agriculture dédiée aux biocarburants n’a aucune incidence sur la flambée des prix de l’alimentation.
Oh ! On le savait. Vous n’avez rien de neuf à nous apprendre ? … Non ! … Donc vous avez dépensé notre oseille (shit ! désolé pour le jeu de mots : parler d’oseille sur un post concernant les pays qui n’ont rien à bouffer dans le monde…) pour rien.
Tremblez, affameurs. Les affamés se réveillent.
Nous somme absentes jusqu'à dimanche soir, et je poste cet article de loin. Mais on ne vous oublie pas. Nous répondrons demain soir. Amusez-vous, aimez-vous et plus si
affinités
Pas évident d’écrire une scène de sexe sans tomber dans la vulgarité, d’amener la puissance de sentiments à travers le charnel. Je m’y suis essayée, j’ai tenté de nous mettre en scène, voici le résultat. Et mon chaton ne m’en veut pas, car elle est consciente que ce n’est qu’un jeu d’écriture.
Le désir pouvait se réveiller, affluer dans les veines, les emporter au gré de leur passion dévorante. Les mots ne suffisaient plus, ne venaient plus, alors les corps allaient se faire les instruments des cœurs.
Sonia posa deux mains avides sur le chemisier de sa compagne. Un bouton craqua sous la fébrilité du geste. La poitrine sursauta, flattée de l'attention. Les paumes glissèrent sur la peau brûlante.
De son côté Jo souleva le pull de son aimée, libéra les seins impatients. Ses doigts vibrèrent à distiller la première caresse, à susciter une première réaction d'orgueil.
Les étoiles du ciel d’été révélaient les saphiques nudités dans la pénombre du salon. Les yeux s'extasièrent sur les courbes, les monts et les vallées, comme la première fois. Puis amante et maîtresse reculèrent sans se toucher, exécutant un étrange ballet sur une musique intérieure, audible par elles seules, elles se laissèrent tomber sur le canapé.
Aussitôt Sonia partit à la conquête de l’inconnu, de l’entraperçu. Car chaque étreinte était pour elle une révélation.
Jo accepta son rôle de victime, le revendiqua. Les lèvres tremblantes glissèrent sur sa poitrine fière, son ventre plat, sur sa blessure intime source de vie. Elle se soumit aux caresses et aux baisers, tandis que ses mains parvenaient à peine à rendre une partie du bonheur reçu.
Sonia s'appropria l'arrondi des formes, s'en délecta. Le désir devint plaisir, le premier cri succéda aux gémissements. L'encouragement décupla son audace, l'incita à se perdre dans les nymphes.
Le temps ne s'écoulait plus, n'importait plus. L'étreinte, fatale dans sa plénitude, s'éternisait sous le regard complice de la lune. L'exaltation s'offrait en sacrifice à leur amour.
Jo rejeta la boule de feu, menace de la dévastation, dans le fol espoir de prolonger la communion, de repousser l'inéluctable. Ne rien précipiter, attendre, laisser la maîtresse de sa vie exprimer pleinement ses sentiments, dans ce langage si particulier qui se passait de mots.
Puis elles s'abandonnèrent à l'ivresse partagée, l'un d'offrir, l'autre de recevoir. Une clameur monta aux cieux, à la fois abandon et victoire.
Jo accepta l’inévitable, l'orgasme la déchira soudain, irradia de ses rayons ardents chaque parcelle de son âme.
Enorgueillie d'une telle victoire, Sonia reçut la délivrance de son amante en offrande, se délecta de la vue, du parfum et de la saveur de celle qui était sienne à tout jamais.
Une heure et dix minutes, voila le temps que je viens de passer sur vos blogs, à lire par-ci et écouter de la musique par-là.
Moi ? Désolée, je n'ai rien préparé pour aujourd'hui. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. Alors juste quelques lignes à main levée, avant de m'occuper de Roxy, du dîner, du linge, du
courrier, de...
"Oh chérie ! Tu te dépêches de rentrer ?" Si même les femmes consignent leurs nanas dans les tâches ménagères, où va le monde ?
Je sais que j'abuse, mais qu'est-ce que j'aime ça ! Je te diédie ces lignes, notre chère Kaouet, tirées de mon bouquin :
"Argelès-sur-Mer, la tête dans les étoiles et les pieds dans l’eau, les senteurs enivrantes des herbes de haute montagne mêlées
aux effluves marines. Sauvage et superbe Catalogne, diamant vert et bleu posé par un dieu amoureux (ou peut-être par la poétesse Sapho) entre la France et l’Espagne."
J'espère que ça te plaira. Bises de tes copines Sonia et Jo
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