(Jo) Comment meubler un dimanche après-midi, de manière rigolote et innovante ? Ma tite Sonia semble enfin décidée à
participer à notre vie publique : ce blog. Pour le reste, il y a belle lurette qu’elle accomplit sa part avec une assiduité… Hum… qui frise l’addiction, je ne vous dis que ça. Bon !
Elle rougit encore de mes blagues vaseuses, comme maintenant, surtout quand j’aborde un sujet intime. Je la laisse continuer.
(Sonia) c’est facile pour Jo de parler et d’écrire, des fois les deux en même temps de sujets différents. Je sais pas
comment elle fait. Elle a toujours une idée, on dirait que ses doigts la démangent de taper sur le clavier. Pourtant elle est pas spécialement bavarde, pas plus que certaines que je connais et
avec qui on sort quelques fois. Je crois qu’elle aurait du faire de la psychologie ou de la philosophie. Ça lui aurait bien été. J’aurais aimé qu’elle soit prof dans un lycée et moi étudiante, et
qu’on se connaisse comme ça. A elle.
(Jo) Marrant ce petit jeu d’écrire à quatre mains, j’apprends un des fantasmes de mon chaton. Pourvu que la séance
réserve d’autres surprises. L’idée de faire un article à deux nous est venue sur le blog de Leïla (Tit Bits), puisque c’est ainsi qu’elle nous présente dans ses liens. En fait, je dois toutes
vous remercier. Ce sont vos réactions, votre gentillesse désintéressée, qui ont l’ont incitée à participer activement. Rien n’était moins évident au départ, vous pouvez me
croire. Je passe la main.
(Sonia) C’est pas de ma faute si j’ai du mal à parler à des personnes qui ne sont pas en face de moi. Pour Jo tout est
simple. Elle réussit tout ce qu’elle touche. C’est vrai qu’elle a une énergie formidable et elle travaille toujours avec le sourire. Elle m’entraine et des fois ça me fout la trouille. Je me dis
qu’on va se casser la gueule. Après quand c’est fini, elle me dit tu vois c’était pas si difficile. Ma Jo il n’y a rien ou personne qui l’arrête. A elle.
(Jo) Ne l’écoutez pas ! Si on baisse les bras au premier obstacle, on ne va pas bien loin dans la vie. Il faut
savoir se donner les moyens de ses ambitions. « Super papa » et « super maman » m’ont enseigné la combativité (en douceur). Maintenant comme je vois comment ils traitent mon
chaton… « ma petite fille » par-ci, « ma belle » par là. Si on était sœurs, je serais jalouse. Ils la couvent, je vous dis ! Ils en font une enfant gâtée. Evidemment,
tite Sonia en profite sans en avoir l’air. Alors grande gueule, oui, mais je ne mords pas. Voyons voir la réponse.
(Sonia) Faux. Quand elle a balancé un verre d’eau sur le connard à Perpignan elle était vraiment en colère. On était dans
un resto et plein d’étudiants sont entrés. Il y avait deux nanas mimies comme tout qui se tenaient par la main. Un type leur a foutu la honte devant tout le monde. Jo s’est pas dégonflée. Elle a
approché le type par derrière et hop, le verre d’eau sur la tête. Ça l’a calmé. Je l’ai trouvée merveilleuse ce jour là, je m’en souviendrai toute ma
vie. A elle.
(Jo) Puisque je ne peux pas l’empêcher d’écrire cette histoire (on a promis de ne pas toucher au texte de l’autre),
rectifions un détail qui a son importance. D’abord le branleur ne m’a pas vue arriver. Ensuite il s’est tourné vers moi l’air méchant. Et je n’ai dû mon salut qu’à un cuistot qui passait par là.
Inutile de vous dire que j’ai demandé à mon chaton d’accélérer le mouvement, et on a foutu le camp avant que l’autre n’ait fini de déjeuner. Bon ! L’heure tourne, je laisse le mot de la fin
à mon chaton. Je vous embrasse.
(Sonia) j’espère que notre article vous fera plaisir. C’est vrai que c’est amusant quand on connaît un peu les gens qui
lisent. On est plein de filles pareilles et c’est sympa d’échanger des messages. Il y a que des fois ou je ne sais pas si je dois dire vous ou tu à la personne à qui j’écris. Ma Jo dit de tutoyer
celles qui me tutoient et de vouvoyer les autres. Je vous l’avais dit qu’elle a réponse à tout. Moi aussi je vous embrasse.