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  • : J'aime les femmes ? Et alors, ça aurait pu être pire.

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Aux armes !

Petit relooking après une nuit de débat avec des copines.

Voici le nouvel entête de notre blog pour les semaines à venir.

 

 

Le bureau de recrutement est ouvert.

Le 17 mai : nous serons là ! 

 

Résistance

undefinedPermettez à une humble contemplatrice d’abreuver vos consciences par quelques mots du poète René Char, aussi résistant :
« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront...
... La sagesse est de ne pas s’agglomérer, mais, dans la création et dans la nature communes, de trouver notre nombre, notre réciprocité, nos différences, notre passage, notre vérité, et ce peu de désespoir qui en ai l’aiguillon et le mouvant brouillard. »
Ha ! Si j’étais aussi douée… pour écrire et résister, amener l’humanité à la tolérance.
Vendredi 19 octobre 2007

Propos de M. Sarkozy au journal Libération, le 12 avril 2007 :

- J'ai expliqué que tout ne dépendait pas de l'acquis, mais qu'une partie pouvait être de l'inné. Dans quelle proportion ? Je ne suis pas savant. Par exemple, quand j'étais enfant, j'étais choqué parce que l'on expliquait, quand un enfant était homosexuel : "Sa mère a eu tort, elle a dormi avec lui". Quand un enfant était anorexique, on disait : "Le père était absent". Quand un enfant était autiste, on disait : "Oh là ! Les parents ont divorcé, cela a provoqué un choc". Depuis, on sait que l'autisme, c'est génétique. Je pense que la sexualité est une identité.

♦ Question : Vous avez dit que vous étiez né hétérosexuel…

- Oui, je suis né hétérosexuel. Je ne me suis jamais posé la question du choix de ma sexualité. C'est pour cela que la position de l'Eglise consistant à dire "l'homosexualité est un péché" est choquante. On ne choisit pas son identité. Vous, à quinze, vous vous êtes demandé : "Au fond, suis-je homosexuel ou hétérosexuel ?"

 

Le 13 avril, le lendemain donc, pour Le Figaro magazine, le candidat dresse des parallèles entre la pédophilie, l'autisme, le suicide et l'homosexualité. D'après lui, chacun de ces "symptômes" trouverait leur explication dans la génétique.

 

Notre président peut réclamer le prix Nobel !!! Vous le saviez ?

 

Quelle honte, M. Sarkozy. Imaginez ce que certains parents d'autistes ont pu penser : "Chérie, on a de la chance, notre fils aurait pu être pédophile ou homo". Vous rendez-vous compte de la portée de vos paroles, d'une telle philosophie ? Dans votre bouche, la génétique semble un moyen d'éluder ce qui vous échappe. Le dernier (au XXe siècle) à avoir fait l'amalgame s'appelait… Adolph Hitler. Remarquez, vous lui ressemblez déjà par la taille. N'est-ce pas génétique ?

 

Vos critiques sur l'Eglise ni changeront rien. Encore heureux, vous avez épargné nos mères en ne leur rejetant pas la faute. Alors si faute il y a faute, M. le président, insinuez-vous que les homosexuels sont un problème (dixit l'Inter LGBT) ?

 

Votre femme vous quitte, M. Sarkozy, je la comprends. Et pour rien au monde je ne chercherai à la remplacer. Ma place de lesbienne me convient bien mieux.

par Jo publié dans : Nous
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Vendredi 19 octobre 2007

Une surprise m'attend, et pas des moindres. Mon petit chaton m'a toujours soutenue, même si j'ai dû attendre longtemps l'autorisation de faire des blogs. Ne riez pas ! Trois années de vie commune ne représentent que les prémices à notre aventure. Pas question de prendre une décision importante sans demander l'avis à l'autre. Et se découvrir sur le net n'est pas une décision importante ? Donc, la surprise prend la forme d'un texte manuscrit. Je sens les hésitations, devine les tremblements. Sonia désire participer. Je lui demande pourquoi elle ne l'a pas tapé, et mis en ligne. "Je veux que tu le fasses, tu sauras trouver les mots". Sa réponse représente une grande marque de confiance. Je vais m'efforcer de ne pas la trahir, tout en respectant l'original au plus près.

 

J'ai envie de parler d'un problème qui nous concerne toutes, le coming-out. Quand j'ai choisi d'être lesbienne, je ne me rendais pas compte des difficultés. J'avais 17 ans, l'âge de l'inconscience. Mes parents ne se sont jamais doutés de rien. Leur réaction me faisait peur, alors silence.

Puis j'ai connu Jo, j'ai rêvé de stabilité, d'un véritable foyer. Nos sentiments se renforçaient chaque jour, et je ne voulais pas vivre dans le mensonge. Nous en avons discuté entre nous, on passait des soirées entières à envisager le problème sous tous ses angles. Même la compta de son magasin passait après.

Elle m'a présentée à ses parents histoire de m'aider. Ils me connaissaient déjà, et savaient pour nous deux, mais pas à quel point c'était sérieux. Ils l'ont bien pris et se sont montrés très gentils. Voir leur fille se stabiliser les enchantait au contraire. Quand j'ai parlé des miens, son père a eu un haussement d'épaules.

"Ma petite" qu'il m'a dit, "vous devez les rencontrer le plus vite possible. Plus vous tardez, plus ce sera difficile."

On y est allées le dimanche suivant. Mes parents aussi connaissaient Jo, mais ils pensaient qu'on était des copines. La pauvre était aussi nerveuse que moi, alors je l'aimais encore plus de me soutenir, surtout quand ma mère l'a insultée. J'ai pris sa défense d'abord pour affirmer à tous mes sentiments, ensuite pour rétablir la vérité. On a  eu droit à un silence gêné, puis à des sourires timides.

Le soir, mon père était parti promener le chien, ma mère nous a expliqué qu'elle s'en doutait car je ne parlais jamais de ma vie privée, que je restais quand même sa petite fille. Puis elle a embrassé Jo sur la joue, et lui a demandé de prendre soin de moi. Bien sûr ils me regardent encore parfois d'un drôle d'air, mais de moins en moins. Et maintenant quand ils appellent, ils demandent toujours des nouvelles de ma compagne.

C'était difficile, mais je suis soulagée. On peut faire des projets, car on sait que nos familles sont derrières.

par Jo publié dans : Tu
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Vendredi 19 octobre 2007

Je ne m'interroge pas sur mon choix. J'aime les femmes ? Bah ! Ça aurait pu être pire. Je demeure par contre surprise d'entendre des psychologues, ou présumés tels. Pourquoi aller chercher les causes dans notre prime enfance, ou dans un évènement extérieur. Et les causes de quoi d'abord ! Certaines sont carnassières, d'autres végétariennes. Certaines préfèrent le rose, d'autre le bleu. Certaines aiment les hommes, d'autres les femmes. Il s'agit dans bien des cas de sensibilité.

sapphique.gifNon, mon père ne m'a jamais battue. Non, je n'ai jamais été violée. Et encore non, je ne déteste pas les mecs. Le machisme des branleurs à l'école – souvent le moment crucial de l'orientation sexuelle – vient d'un afflux soudain de testostérone, et se régule donc avec le temps. Tout le monde le sait, même les nanas.

J'ai choisi d'aimer les filles pour leur douceur, pour la beauté de leurs courbes et de leurs rondeurs, pour leurs rires, pour la complicité, pour leurs discussions intéressantes et leurs silences éloquents, pour faire du shoping avec ma compagne tous les samedis sans qu'elle me fasse la gueule, pour ne pas me taper des matchs de foot en rentrant, pour faire l'amour avec une lenteur infernale. Ça vous suffit ? Tant mieux, je ne tiens pas à y passer la journée.

Quant au psy trop mielleux qui nous sert de voisin, qu'il arrête de prendre ma compagne et moi-même pour des cobayes. Nous ne sommes pas un sujet d'observation, ni une statistique, juste deux petits êtres qui cherchent, et ont trouvé le bonheur ensemble. Lui n'aime ni les femmes ni les hommes. Il n'aime que lui, et surtout s'entendre parler.

par Jo publié dans : Je
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Vendredi 19 octobre 2007

couvnidgt.jpgWhen night is falling (Quand la nuit tombe)

Le film qui fit de l'actrice Pascale Bussières une icône lesbienne, et la révéla au public français.

 night2.jpg
Synopsis :

Camille donnes des cours de mythologie dans un établissement religieux au Canada, tandis que Martin, son amant depuis trois ans, y enseigne la théologie. Le révérend qui dirige l'établissement voit en eux les personnes idéales pour lui succéder, s'ils décident de légaliser leur union.

Très épris et ambitieux, Martin  tente de convaincre sa compagne de l'épouser. Mais Camille, incapable de se sentir heureuse, ne semble pas prête à s'engager.

Elle rencontre Petre, saltimbanque dans un cirque ambulant. Une relation ambiguë s'installe, jusqu'à ce que la jeune femme parvienne à séduire Camille, déboussolée par un désir qui va à l'encontre de ses convictions religieuses.

 night1.jpg

Notre avis :

Très beau film sur la possibilité de concilier religion et homosexualité. Chassé croisé intense entre les trois protagonistes. L'approche et les scènes saphiques sont superbement bien filmées.

 night3.jpg

Fiche technique :

Drame canadien (1995), durée : 1h35

Production : Robert Lantos

Scénario : Patricia Rozema

Réalisation : Patricia Rozema

 

Fiche artistique :

Pascale Bussières : Camille Baker

Rachel Crawford : Petra

Henry Czerny : Martin

Don Mc Kellar : Timothy

David Fox : reverend De Boer

par Jo publié dans : Vous
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Vendredi 19 octobre 2007

Bizarre – et consternant – de voir à quel point le travail, les occupations, la routine contribuent à éloigner deux êtres qui s'aiment et vivent ensemble. Donc un séjour cet été a été bénéfique. Nous sommes revenues pleines d'allant, décidées à ne plus laisser le temps faire son œuvre diabolique, et plus que jamais certaines des lendemains.

L'absence de grosses chaleurs nous a ravies, nous a surtout permis de dormir dans les bras l'une de l'autre. Balades et farniente ont rythmé la semaine. On a même fait l'amour comme des lycéennes dans la nature.

Sonia m'a demandé d'aller seule chercher du lait au village la veille de notre départ. J'ai accepté malgré l'étonnement. Ma compagne, franche et directe, ne s'abandonne jamais à des caprices. Mais les mots tendres et les baisers me forcèrent à accéder à sa requête.

Mon retour fut salué par une jeune fille drapée dans une jolie robe, légèrement maquillée, souriant d'une certaine gravité. Je peinai à reconnaître ma Sonia toujours vêtue en jean, pull ou tee-shirt selon la saison, et rechignant à se "peinturlurer" pour employer son expression. Une table décorée nous attendait. Mon impatience dans la poche, mon mouchoir par-dessus, je laissais venir.

Sa main a glissé sur la mienne à la fin du repas. Le moment de parler arrivait. Ses beaux yeux noisette se sont étirés, ses lèvres se sont relevées. Personne ne joue à l'homme dans notre relation. Je vous l'ai dit, j'aime les femmes et suis moi-même très féminine. Sa tenue vestimentaire inhabituelle servait à me rassurer. J'ai vu sa poitrine se gonfler d'air, et entendu sa voix devenir grave, typique de l'amoureuse que j'avais rencontrée trois ans plu tôt à la gare de Nantes. Je cite ses mots exacts, car leur simplicité les a gravés à tout jamais dans mon cœur : "tu veux qu'on se pacse, en attendant mieux ?"

Je ne sais pas combien d'entre vous ont déjà pleuré de joie. Ça m'est arrivé ce soir-là.

 

Ce petit passage de ma vie en fera peut-être rire certaines, tant pis. Construire un couple est difficile, un couple lesbien plus encore. Alors pardonnez-nous de nous accrocher à ces petits riens qui font toute la différence.

par Jo publié dans : Nous
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Jeudi 18 octobre 2007

Des rumeurs circulent sur telle ou telle, qui aurait des tendances. Ne parlons pas du baiser médiatisé de Brintney Spears, ou de films dont certaines scènes peuvent induire en erreur, entretenir la fantasmagorie. Ecoutons plutôt parler certaines de ces stars.

Clara Morgane avoue s'être tournée vers le X pour assouvir ses penchants bi. La plus jolie fille de la télé – avec Mélissa Theuriau – ne cache pas son attirance pour les plaisirs de Lesbos. Laquelle d'entre nous n'aimerait pas, le temps d'une scène avec pareille partenaire, devenir actrice porno ?

Katsumi, superbe asiatique, répond à un journaliste de Playboy : "je n'avais jamais léché une chatte avant de tourner des films X. Maintenant je ne pourrai plus m'en passer". A méditer, chères amies. Combien d'entre nous accepterait un tel sacrifice.

Drew Barymore s'explique dans un magazine au début de l'été : "le sexe entre femmes, c'est génial". Hasard ou volonté, une autre héroïne de l'adaptation cinématographique de "Drôles de dames", Cameron Diaz, reconnaît sur la même page brouter du minou de temps à autre. Les belles se sont peut-être entraînées tard le soir dans leur chambre d'hôtel à répéter un autre texte. Après tout, elles étaient partenaires.

Karina Lombard a trouvé un rôle sur mesure dans la série "The L word". L'actrice française ne déteste ni les hommes ni les femmes. C'est pourtant son personnage qui drague une hétéro, en la personne de la séduisante canadienne Mia Kirshner. Elle-même s'est retrouvée dans de nombreuses scènes saphiques de plusieurs films. Là aussi le fruit du hasard ? Peut-être, peut-être pas. La piquante "Jenny" de la série ne s'est jamais expliquée sur le sujet.

Pamela Anderson s'attribue quelques aventures lesbiennes. Sans mettre sa parole en doute, il s'agit plus là de coups de pub que d'attirance véritable. C'est du moins ce qu'elle affirme dans un journal télé de Los Angeles. Deux solutions. Ou elle se sert de nous, ou elle n'assume pas. Rien à foutre dans les deux cas, la remodelée de "Alerte à Malibu" n'est pas mon type.

D'après la 10ème muse, Jodie Foster vient de faire son coming-out. Enfin! Quant à Angélina Jolie, elle oublie sa bissexualité avec de Brad Pitt. Dommage.

 

Vous pouvez bien-sûr nous envoyer des confidences de stars. Soyez gentilles de vérifier vos sources, ou d'admettre la probabilité d'une rumeur. En attendant, Sonia et moi aimerions servir d'interprètes à Maria Sharapova, aussi jolie fille que talentueuse au tennis. On n'y connaît rien en russe, mais…

Maria-Sharapova.jpgVous comprenez pourquoi ?

par Jo publié dans : Elles
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Mercredi 17 octobre 2007

Un peu de littérature

Voici un livre dont j'aimerais vous parler : Caresser le velours. Le titre suscite à lui seul bien des fantasmes féminins.

caresser-le-velours.jpg

Quatrième de couverture :

Débauches de mélodies, de parfums, de costumes. Caresser le velours ressuscite, dans la meilleure tradition picaresque, les dernières années de l'Angleterre victorienne. A la fois érotique et historique, le récit met en scène les aventures de Nancy, une jeune vendeuse d'huîtres dans un petit port du Kent. Son sort bascule lorsqu'elle tombe amoureuse d'un chanteur de music-hall aux allures de dandy, qui se révèle être une femme. Quand l'élue décroche un rôle à Londres, Nancy la suit comme habilleuse. Bientôt la petite écaillère enfile, elle aussi, un pantalon, et le duo de faux hommes devient célèbres sur les scènes du West End.

 

Plongée dans l'Angleterre qui condamna Oscar Wilde, Caresser le velours nous offre une vision clandestine et fascinante de cette fin de siècle qui préluda à la Belle Epoque. Et en conteuse mi-libertine, mi-sentimentale, Sarah Waters renoue avec la littérature de tentation et de plaisir.

 

Notes sur l'auteur :

Sarah Waters est née en 1966 au pays de Galles. D'abord libraire puis enseignante, ses récits sont devenus incontournables dans le milieu homosexuel. Ses titres les plus vendus, Tipping the velvet et Fingersmith, ont été traduits en plusieurs dizaine de langues.

 

Fiche technique :

Titre original :        Tipping the velvet

Titre français :        Caresser le velours

Auteur :                  Sarah Waters

Date de sortie :       1998

Nationalité :            britannique

Nombre de pages :  591

Collection :             Denoël & D'Ailleurs

ISBN :                     2.207.25244.2

par Jo publié dans : Vous
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Mardi 16 octobre 2007

Ecrivain-écrivaine, auteur-auteure, le tout assaisonné à la sauce lesbien ou lesbienne, selon le genre. De très grands hommes ont su porter haut nos couleurs dans un évident souci d'humanisme, de logique. Des femmes ont, pendant ce temps, acquis une notoriété méprisable à nous dénigrer.

 

Permettez-moi de prendre le dictionnaire, afin de vérifier quelques définitions, avant que je ne passe à mes propres yeux pour une attardée ou une manipulatrice.

Lesbianisme : homosexualité féminine.

Féminisme : doctrine favorable à la défense des intérêts propres aux femmes, et à l'extension de leurs droits.

Unisexe : qui convient indifféremment aux hommes et aux femmes.

 

Partant du principe que la richesse de la langue française permet d'éviter les écueils, ma féminité (tiens, je n'ai pas traduit celui-là) s'exprime aisément. Je ne suis pas un auteur, ni une auteure. Je suis auteur, point final. Et pour le reste, me direz-vous. Je suis auteur, engagée dans l'évolution de la littérature lesbienne. Et hop ! Le petit e qui fait la différence est placé. N'est-ce pas joliment formulé ainsi ?

 

Quel intérêt à faire valoir un égalitarisme aussi déplacé, disperser nos forces dans des revendications mesquines, faire étalage d'une sensiblerie frisant le ridicule. Certains mots possèdent les deux genres, d'autres sont masculins ou féminins, d'autres encore s'en passent. Apprenons plutôt à parler juste, si nous voulons nous faire entendre.

 

Féministe au sens propre du terme, militante de base, lesbienne, je refuse de me comporter avec sexisme. L'égalité ne signifie pas la supériorité. La tolérance doit s'appliquer à toutes et à tous. Sans ce respect mutuel, aucune liberté n'est possible. En aucun cas le féminisme ne doit devenir discriminatoire.

 

Les groupes de pression en faveurs des femmes et ceux en faveurs des hommes sont également détestables, car ils jouent le jeu des homophobes dans les deux cas.

 

Certaines n'y avaient pas pensé ? Dommage.

par Jo publié dans : Nous
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Lundi 15 octobre 2007

Voici donc le titre et la préface de ce qui me prend beaucoup de temps :

 

 

Toutes les chattes

ne sont pas grises,

même la nuit

 

 

 

Histoire d'une rencontre

tirée du journal de Joëlle Borrel

 

 

"On ne naît pas femme, on le devient."

                      Simone de Beauvoir

 

 

 

 

Préface

 

Loin de moi l'intention de faire l'apologie d'un fait, d'un état ou d'une… anormalité ? Oui selon certains. Répondre à cette question ne m'appartient pas, m'intéresse encore moins. Chacun s'ingéniera à consolider ses certitudes, à clamer son évidence haut et fort. Car la société est ainsi faite. A défaut d'écouter on psychanalyse, à défaut de reconnaître on juge, à défaut d'apprendre on condamne. A défaut d'accepter l'autre on le tolère.

Ma condition de femme s'harmonise fort heureusement avec mon intellect depuis toujours, ma destinée de lesbienne avec ma conscience. Aucun doute n'a martelé mon esprit à l'heure du choix, j'étais ainsi et l'acceptait. La découverte de ma personnalité amena l'apprentissage de la patience, qui engendra à son tour un certain détachement face à l'adversité, une force de caractère approchant parfois du défaut.

Car l'homosexualité ne s'apparente ni à une tare, ni à une gloire. La genèse obscure de mon attirance – j'en connais les principes actifs, moins le fondement – ne me fera pas oublier le primordial. Il s'agit pour moi d'une fortune, d'une chance inégalable qui m'a placée sur la route d'un être merveilleux : ma compagne.

Je te dédie ces pages, tendre Sonia, toi qui m'as éveillée à l'amour vrai et as consumé ma frivolité à tout jamais, qui me permets de regarder le chemin parcouru sans rougir, comme d'affronter l'avenir sans craindre la déchéance de la solitude.

Nul enfer sur terre ne demeure inéluctable que dans les esprits circonscrits des contradicteurs et des obscurantistes. Puissent les lectrices et les lecteurs ne pas juger, encore moins condamner en méconnaissance de cause. De même que nous acceptons leur diversité, nous ne saurions trouver la moindre amorce de bonheur dans l'uniformité.

par Jo publié dans : Je
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Dimanche 14 octobre 2007

Ciné au menu du premier article ? Pourquoi pas.

 

Oublier Cheyenne

afficheCheyenne.jpgRéalisé par Valérie Minetto (2004)

Avec : Mila Dekker (Cheyenne), Aurélia Petit (Sonia), Malik Zidi, Laurence Côte, Guilaine Londez

L'histoire

Sonia, prof de physique-chimie dans un lycée, aime et est aimée de Cheyenne, jeune journaliste en fin de droits.

Quand cette dernière l'abandonne pour mener une vie marginalisée à la campagne, Sonia réagit en se réfugiant dans les bras d'un jeune contestataire, ou ceux d'une femme rencontrée par hasard dans un bar. Mais aucune de ces deux liaisons ne lui fait oublier son amour…

OublierCheyenne.jpgDifficile d'harmoniser désir et capacité, l'amour d'un être et le rejet de la société. Oublier Cheyenne est une fable contemporaine sur la précarité, le besoin de changer les choses et la puissance des sentiments.

 

Sonia (mon petit chaton s'appelle en effet comme une une des héroïnes) et moi avons adoré ce film passé sur Canal+ il ya quelques semaines. La vision de la société et de l'amour de Valérie Minetto nous a paru intéressante. Un film à méditer, seule ou en groupe.

par Jo publié dans : Vous
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