Propos de M. Sarkozy au journal Libération, le 12 avril 2007 :
- J'ai expliqué que tout ne dépendait pas de l'acquis, mais qu'une partie pouvait être de l'inné. Dans quelle proportion ? Je ne suis pas savant. Par exemple, quand j'étais enfant, j'étais choqué parce que l'on expliquait, quand un enfant était homosexuel : "Sa mère a eu tort, elle a dormi avec lui". Quand un enfant était anorexique, on disait : "Le père était absent". Quand un enfant était autiste, on disait : "Oh là ! Les parents ont divorcé, cela a provoqué un choc". Depuis, on sait que l'autisme, c'est génétique. Je pense que la sexualité est une identité.
♦ Question : Vous avez dit que vous étiez né hétérosexuel…
- Oui, je suis né hétérosexuel. Je ne me suis jamais posé la question du choix de ma sexualité. C'est pour cela que la position de l'Eglise consistant à dire "l'homosexualité est un péché" est choquante. On ne choisit pas son identité. Vous, à quinze, vous vous êtes demandé : "Au fond, suis-je homosexuel ou hétérosexuel ?"
Le 13 avril, le lendemain donc, pour Le Figaro magazine, le candidat dresse des parallèles entre la pédophilie, l'autisme, le suicide et l'homosexualité. D'après lui, chacun de ces "symptômes" trouverait leur explication dans la génétique.
Notre président peut réclamer le prix Nobel !!! Vous le saviez ?
Quelle honte, M. Sarkozy. Imaginez ce que certains parents d'autistes ont pu penser : "Chérie, on a de la chance, notre fils aurait pu être pédophile ou homo". Vous rendez-vous compte de la portée de vos paroles, d'une telle philosophie ? Dans votre bouche, la génétique semble un moyen d'éluder ce qui vous échappe. Le dernier (au XXe siècle) à avoir fait l'amalgame s'appelait… Adolph Hitler. Remarquez, vous lui ressemblez déjà par la taille. N'est-ce pas génétique ?
Vos critiques sur l'Eglise ni changeront rien. Encore heureux, vous avez épargné nos mères en ne leur rejetant pas la faute. Alors si faute il y a faute, M. le président, insinuez-vous que les homosexuels sont un problème (dixit l'Inter LGBT) ?
Votre femme vous quitte, M. Sarkozy, je la comprends. Et pour rien au monde je ne chercherai à la remplacer. Ma place de lesbienne me convient bien mieux.

Permettez à une humble
contemplatrice d’abreuver vos consciences par quelques mots du poète René Char, aussi résistant :
Non, mon père ne m'a jamais battue. Non, je n'ai jamais été violée. Et encore non, je ne déteste pas les mecs. Le machisme des branleurs à l'école – souvent le moment crucial de
l'orientation sexuelle – vient d'un afflux soudain de testostérone, et se régule donc avec le temps. Tout le monde le sait, même les nanas.
When night is
falling


Vous comprenez pourquoi
?
Réalisé par Valérie
Minetto (2004)
Difficile d'harmoniser
désir et capacité, l'amour d'un être et le rejet de la société.
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