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Résistance

undefinedPermettez à une humble contemplatrice d’abreuver vos consciences par quelques mots du poète René Char, aussi résistant :
« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront...
... La sagesse est de ne pas s’agglomérer, mais, dans la création et dans la nature communes, de trouver notre nombre, notre réciprocité, nos différences, notre passage, notre vérité, et ce peu de désespoir qui en ai l’aiguillon et le mouvant brouillard. »
Ha ! Si j’étais aussi douée… pour écrire et résister, amener l’humanité à la tolérance.
Mercredi 26 décembre 2007
L’idée s’est imposée d’en parler, à la lecture d’un article sur un blog : http://lidia-world.c.la/  à découvrir. Pourquoi notre cœur, dont la richesse du vocabulaire n’est plus à démontrer, refuse le mot « ex ». Toutes nous avons, avons eu ou aurons, l’image d’un bonheur passé, détruit, incapable de résister aux épreuves du temps et des autres.
 
Rupture par consentement, abandon ou trahison, qu’importe le détail. Il reste un dénominateur commun à ces actes lourds de conséquence : la déchéance. La personne qui a dit « on sort grandi d’une épreuve » n’a jamais souffert. Ou cette personne n’a pas de cœur. Que l’on quitte ou que l’on soit quitté(ée), on sort toujours meurtri(ie) d’un échec.
On se tourne vers autre chose, puis vers quelqu’un d’autre. On avance, l’esprit tourné vers l’avenir et la promesse d’une réussite à venir. Notre tête est bien faite (toute modestie mise à part). Les yeux en face des trous voient seulement ce que le cerveau veut voir.
Tandis que le cœur… Des années plus tard, il se retourne encore. Comme si le présent ne suffisait pas, ce maudit organe passe son temps à revenir en arrière. Qui n’a pas eu un petit pincement en croisant une ex, les doigts tremblants d’appuyer sur la touche de son numéro qu’on n’a pas songé (?) à effacer ?

Force est de constater que notre cœur possède bien des tiroirs. Si parfois notre esprit a mis le frein à une pensée d’une présence devenue absence, le cœur sait toujours pour qui il a battu. De là à dire qu’il est le véritable centre de notre mémoire…
par Jo publié dans : Nous communauté : Culture Lesbienne
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Mardi 25 décembre 2007
undefinedPetit message programmé pour tomber sur vos écrans le 25 décembre, car j’ai promis de passer la journée sans toucher à l’ordi. Pourquoi une telle promesse ? Que ne pourrais-je un jour pareil donner libre cours à ce qui est devenu une passion ?
L’amour, voila la raison.
Mon chaton désire m’accaparer, et surtout ne rien partager. Elle qui a si grand cœur se découvre exceptionnellement possessive. Jalouse ? Elle l’est tout le temps.
 
Nous vous souhaitons un joyeux Noël. Que chacune des amies dont la route a croisé la nôtre ces dernières semaines (et les autres) voit ses vœux exaucés. Et si le père Noël doit s’y reprendre à plusieurs fois, tant pis. Sachons en ce jour offrir et recevoir, donner et partager ces petits riens qui rendent l’existence supportable, ou belle selon les circonstances.
Ma tite Sonia et moi vous offrons des bouquets de bisous, et vous disons à très très bientôt.
par Jo publié dans : Nous
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Lundi 24 décembre 2007
Allez, un petit cadeau s’impose en de telles circonstances. Même si j’en connais une une qui va me taper sur les doigts d’en dévoiler trop. Mais ce passage est dans l’air du temps.
 
« Le 24 arriva vite dans ces conditions. La désertification du magasin – on oublie toujours les marrons ou la bûche mais la tenue de soirée dort déjà dans l'armoire – nous avait permis de faire la caisse et de nettoyer à deux, Sonia était montée se préparer depuis un moment. A peine rentrée, un timbre chaud fusa dans le couloir séparant les chambres du salon.
- Prends ta douche maintenant, je prépare tes affaires.
Un autoritarisme amusant m'incita à obéir sans discuter. De toute façon, mes parents s'impatientaient sans doute face à l'inertie de la pendule. Je fonçai dans la chambre sitôt sortie de la salle de bains, m'essuyant dans le peignoir éponge offert par un fournisseur. Et là…
Peut-on avoir le coup de foudre pour la personne que l'on aime ? Oh oui. Se tenait devant moi une princesse dans sa robe volantée noire en forme portefeuille, la dentelle ouverte sur une jambe mise en valeur par un bas-jarretière de même couleur. Un châle argenté recouvrait les épaules. Une infime partie nue de sa cuisse me fit frissonner, me donna des idées pas très sages.
- C'est un cadeau pour toi, mon ange.
Et quel magnifique présent ! Les yeux noisette en amande me caressaient, la fascinante petite bouche brillait d'un baiser envoyé au loin. Les mots d'amour suggérés bourdonnaient à mes oreilles.
Je n'ai jamais été aussi heureuse d'être lesbienne qu'en cet instant. Ma tête tournait devant tant d'honneur, ma poitrine se serrait devant tant de bonheur. Les romans à l'eau de rose me faisaient rire, pourtant j'étais certaine de ne vouloir en aimer aucune autre. Cette nana rencontrée par hasard dans un buffet de gare à Nantes devait être la femme de ma vie, sinon plus rien n'avait de sens.
 
Tel père, telle fille. Le mien resta coi devant l'apparition. Tout juste s'il ne lui baisa pas la main au lieu des joues. Sonia rayonnait à mon bras, du fait de ne pas avoir à se cacher. Et moi, drapée dans la robe fuseau mauve reçue de mes parents pour mes 25 ans, je me sentais étrangement belle aussi.
- Ça par exemple !
L'exclamation entraîna bien sûr maman hors de sa cuisine, qui s'extasia à son tour.
- Ne bougez surtout pas, toutes les deux. Je vais chercher l'appareil photo.
Sensiblerie peut-être, mais sa réaction m'apparut comme une véritable acceptation de mon choix. L'homosexualité de leur fille ressemblait jusque là à un état sous-jacent, invisible donc utopique. Nous prendre en photo, amoureuses enlacées, signifiait nous aimer telles que nous étions.
Noël en famille, sans soucis et plein d'histoires. Le festin étalé devait m'obliger par la suite à un régime drastique. Une crise de fou rire nous plia, papa et moi, quand maman se mit en devoir d'apprendre la valse à mon petit chaton. Aucune ne tenait le rôle du cavalier, faute de savoir s'y prendre.
On nous déconseilla de prendre le volant, la nuit s'acheva dans ma chambre d'adolescente. Sonia détailla avec minutie et gourmandise un passé chargé d'espoirs déçus. Les photos des chanteuses et des top-modèles avaient disparu. Restait le mobilier aux couleurs sucrées. Une étreinte nous ramena à notre première fois. »
par Jo publié dans : Je communauté : Culture Lesbienne
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Lundi 24 décembre 2007

undefinedQuelques images en vrac....

undefinedSans lien précis...

undefinedJuste pour vous souhaiter... 

 

De joyeuses fêtes !

par Jo publié dans : Nous communauté : Courtisanes et courtisées
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Lundi 24 décembre 2007
Répondre à un article paru sur un blog ami est la preuve que nous portons intérêt au travail des autres. Il ne s’agit en aucun cas de dénigrer, bien au contraire. Que la personne nommée se rassure.
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Une amie que nous connaissons toutes maintenant (salut au passage Bulle) a posé la question existentielle du bien fondé des petits noms possessifs que nous nous donnons très souvent à l’être aimé dans un couple. Plusieurs fois, après avoir appelé Sonia mon chaton ou mon petit chat, son article a titillé ma mémoire, puis mon intellect.
J’ai aussi trouvé ridicule en son temps, voire malhonnête, de se prévaloir de la possession d’un être humain. Quelle puissance surnaturelle m’autorise à appeler celle qui partage mon existence « ma femme » ? Aucune. Il est un fait indéniable pourtant, l’impression d’appartenance et de possession est indissociable du sentiment amoureux.
 
Chère Bulle tu l’as reconnu toi-même, il t’arrive de nommer ta compagne « mon petit Yaguar ». Tu trouves que ça sonne bien ? Je te rassure, nous aussi. La richesse de la langue française nous accorde cette audace, car « mon petit… » ne signifie pas « t’es à moi, alors si t’en mates une autre je te rentre dedans » ou « attention, chasse gardée ». Il s’agit, dans la beauté imagée de notre vocabulaire, de la marque d’une profonde tendresse destinée à ceux qui nous sont chers.
Voila ce que j’en pense. Et mon chaton, qui m’appelle mon ange dès qu’elle le peut (on voit qu’elle n’a pas encore fréquenté le Paradis), est d’accord avec moi.
Alors, « ma chère Bulle », si l’envie te prend d’appeler ta douce par un surnom tendre précédé d’un article possessif, elle sera sans doute la dernière à trouver cette attention ridicule. Et faire plaisir à l’élue, n’est-ce pas le plus important ?
 
Allez, encore un joyeux Noël à vous deux. Un peu comme entre Sonia et moi, votre amour est le plus beau des cadeaux.

par Jo publié dans : Elle
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Samedi 22 décembre 2007
De la bêtise à la méchanceté, il n’y a qu’un pas.
 
Qui est méchant ? La presse people n’hésite pas, encore une fois, à bousiller la vie d’une nana, dont le seul tort est d’avoir cru à son conte de fée. Après les soi-disant clichés de Laure Manaudou dénudée, voici le scandale Miss France 2008. Que des journaleux fouillent les poubelles afin de dénicher des photos privées, voila le scandale.
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Qui est bête ? Un certain lectorat peut se prévaloir de cet adjectif, encore trop gentil pour qualifier certains. Combien d’exemplaires vendus à des mateurs libidineux, pour apercevoir une fille lécher un liquide blanchâtre (la bouteille est parfaitement visible, donc pas d’interprétation) sur un tronc d’arbre ? Vous n’avez pas trouvé le moyen d’employer votre argent à meilleure cause en cette période de fête et de grand froid !
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Cette photo prouve qu'on sait aimer la beauté pour elle-même.
S’il est une personne à la fois bête et méchante, je m’adresse à Mme de Fontenay. Car, chère madame, si on devait juger une personne à son mérite – quand on dit à une personne originaire de cette superbe contrée : « qu’elle reste à la Réunion », il s’agit de racisme, même si vous vous en défendez – on serait tenté de demandé votre démission. Au lieu de menacer Valérie Begue (victime), attaquez donc la presse people (coupable) pour ingérence dans la vie privée. Et foutez la paix à Miss France !
 
 
Vous avez déclaré ne pouvoir défiler dans « les bonnes villes de province » avec une fille ayant réalisé ces photos ? Qu’à cela ne tienne, les Françaises et les Français préféreront voir leur Miss sans vous que vous sans elle.
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La peuve par l'image (car moi aussi je sais être méchante. Désolée si j'ai oublié d'être bête).
Mme de Fontenay, il n’existe aucun chapeau à bord assez large pour y dissimuler votre honte, votre bêtise, et votre méchanceté. Car si de la bêtise à la méchanceté il n’y a qu’un pas, vous l’avez franchi avec l’aisance d’une jeunette habituée à écarter les cuisses.
 
PS : si vous avez vent de cet article, nous vous ouvrons ces pages pour exercer un droit de réponse. A moins que, à vos yeux, le lesbianisme soit aussi une cause de destitution pour la couronne de Miss France.
par Jo publié dans : Elle communauté : Courtisanes et courtisées
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Vendredi 21 décembre 2007
« Cette année-là, tout allait de travers au pays des contes. Le Père Noël avait largement dépassé les 65 ans, avait pris sa retraite, et sa fabrique de jouets avait été délocalisée en Chine. Saint Nicolas avait augmenté le gaz, et Don Quichotte ne savait plus où loger ses enfants, qui dormaient dans la rue. Cadet Roussel était devenu millionnaire en louant ses trois maisons.
Le chaperon rouge faisait du strip-tease à la télé, Blanche Neige vendait de la drogue sur Internet. Le Petit Poucet avait perdu ses cailloux, et la vilaine sorcière avait empoisonné toutes les pommes aux OGM. La mine d’or des sept nains était fermée, ils pointaient au chômage.
Alors le Chat botté partit chez son cousin d’Amérique le milliardaire Mickey. Il y rencontra la Belle au bois dormant. Il ne l’épousa pas, on ignore s’ils vécurent heureux, et n’eurent pas d’enfants. »
 
En première page d’un journal régional le 20 décembre. Personnellement, je donnerais volontiers un droit de citer sur notre blog à l’auteur de tels propos.
par Jo publié dans : Nous communauté : Culture Lesbienne
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Jeudi 20 décembre 2007
D’aucunes en cette frileuse fin d’année bloguent à l’intention du Père Noël et de ces nombreux assistants de part le vaste monde médiatique, politique ou matériel. Permettez-moi d’y aller de mon petit couplet.
 
Je demande plus de temps avec mon chaton. Plus de temps à lui consacrer, plus de temps pour être sa poupée. Sonia joue si bien à la poupée avec ses petites mimines animées d’un si grand pouvoir… Elle tire de mon corps la plus harmonieuse des mélodies, mêlant Mozart et Wagner, Patricia Kass et Rita Mitsouko, Charles Aznavour et Johnny Halliday.
 
Je ne veux rien comme cadeau, rien d’autre que de devenir à la fois piano, harpe et flûte à bec, l’instrument vivant qui permette à la femme de ma vie de me parler d’amour dans un langage qui se passe de mots. Est-ce possible cher Papa Noël ? Si oui, je te promets d’être très très sage.
PS : soit gentil, ne me transforme pas en djembé
par Jo publié dans : Je communauté : Courtisanes et courtisées
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Mardi 18 décembre 2007
Mea culpa, l’article prête à confusion. Voilà ce qui arrive quand on se précipite sur le clavier au réveil. En attendant, ma tite Sonia se fend la poire comme jamais auparavant sur le blog.
 
1er point à éclaircir : « en évitant le communautarisme ».
La communauté est l’état de ce qui est commun à plusieurs personnes.
Le communautarisme est une réaction sectaire visant à refuser ce qui n’entre pas dans le cadre de la communauté.
Voila pourquoi la seconde définition m’apparaît préjudiciable, autant que je conçois et suis heureuse d’appartenir à la première. Communautaire, pas communautariste.
 
2ème point : « moyens de communication spécialisés ».
Le travail de fond de ces organismes (dans le domaine de l’avancée sociale) n’est plus à démontrer. Mais qui, à part nous, lit cette presse ? Partant de là, j’estime intéressant de s’ouvrir aussi aux médias généralistes.  Les deux presses doivent servir de support, non pas une seule. « Je ne la renie pas, la considère seulement comme un maillon de la chaîne » me semblait pourtant explicite.
 
3ème point : « Les histoires écrites par d’autres ».
En point de mire : histoires de lez racontées par des hétéros. Je n’ai rien contre le principe (il n’y a pas que les flics et les truands pour écrire des histoires policières). Je leur reproche seulement d’être stéréotypés. A chaque fois, l’auteur(e) décrit le trouble d’une hétéro face à une drague douteuse. Dans tous les cas, j’ai l’impression de voir le même sous-titre : « La lesbienne vole le bien le plus précieux de l’homme : la femme. » Déjà à nous considérer comme une marchandise, un bien qui doive rester enfermé dans un coffre, et que certains n’hésitent pas à monnayer.
Les histoires d’amours entre nanas du milieu ? Seules des nanas du milieu en écrivent. Car leur incapacité à nous comprendre conditionne leur incapacité à se mettre dans notre peau, à décrire ce que nous ressentons.
 
En conclusion.
Partant de ce principe, pourquoi leurs écrits et films se trouvent partout, et les nôtres dans un circuit visité par nos seul(e)s pair(e)s ? On ne peut demander aux autres de nous comprendre, s’ils ne nous connaissent pas. Ou plutôt s’ils se contentent d’une vision tronquée, réductrice. Je rejoins Minipoussin sur deux points : le réseau spécialisé est un plus (ce qui signifie qu’il n’est pas un tout), et les médias généralistes propose ce qui se vend.
Bien sûr nous sommes une minorité. Mais je ne veux pas faire partie d’une minorité silencieuse, muselée. Un exemple perso qui justifie ma démarche : la mère de mon chaton m’a accusée d’avoir soudoyé sa fille, de l’avoir dévergondé (alors que Sonia était lez avant de me connaître, seulement ses parents l’ignoraient). Elle a fini par comprendre (mieux encore : nous accepter) après de longues explications.
Alors si le fait d’étaler notre vérité dans les rayons généralistes pouvait (oh miracle) permettre une meilleure compréhension, un recul de l’homophobie par exemple, pourquoi ne pas tenter le coup ?
 
Ouf ! J’espère ne rien avoir oublié, sinon on m’accusera de polémiquer pour le plaisir. J’ai parfois l’impression d’être une idiote qui jette un caillou sur le sable, et s’étonne de ne pas voir les ronds dans l’eau.
par Jo publié dans : Nous communauté : Culture Lesbienne
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Lundi 17 décembre 2007
Comment faire passer le message ? En étant visible par le plus grand nombre.
Comment être visible par le plus grand nombre ? En évitant le communautarisme.
 
Je ne parle évidemment pas de celles crées sur Over-blog, mais bien de la communauté lez. On parle de culture, de maisons d’éditions, de librairies spécialisées. Et la reconnaissance dans tout cela ? Un ouvrage publié et diffusé dans un réseau spécialisé s’adresse avant tout aux personnes qui ont accès à ce moyen de communication. On en parlera dans la 10ème Muse et le Petit Futé gay et lesbien, la belle affaire que de s’étaler en pleine page dans ce genre de presse. Je ne la renie pas, la considère seulement comme un maillon de la chaîne.
 
Les histoires écrites par d’autres ? On les connaît, cliché navrant de l’immoralité, stéréotype de la femme capable de réagir, pas de penser : une lesbienne rencontre une hétéro, la séduit, s’enfuit avec elle au grand dam du fiancé trahi. Des hommes apparaissent dans leurs histoires, comme s’ils nous étaient à toutes indispensables. Et ces personnages ne sont jamais vraiment méchants, alors ils se posent en victime.
 
A quand dans les librairies généralistes des bouquins qui parlent de nous, de la manière dont nous percevons l’existence, de nos aspirations à faire partie de ce monde au lieu de courir en parallèle sans espoir de le rattraper ? De nos véritables amours et de leurs peines, ombres inséparables ?
 
Ne nous marginalisons pas plus que nous ne le sommes déjà. Ouvrons-nous aux autres, afin qu’ils nous acceptent. On ne secouera pas les mentalités en ne s’adressant qu’à nous. Je souhaite aller faire les courses, au restaurant, au cinéma, avec la main de mon chaton sur mon bras, ressentir la chaleur d’un de ses baisers dans la rue sans soulever de polémique.
Alors oui pour Les Mots à la Bouche, et oui aussi à la FNAC.
par Jo publié dans : Nous communauté : Culture Lesbienne
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