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  • : J'aime les femmes ? Et alors, ça aurait pu être pire.

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Résistance

undefinedPermettez à une humble contemplatrice d’abreuver vos consciences par quelques mots du poète René Char, aussi résistant :
« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront...
... La sagesse est de ne pas s’agglomérer, mais, dans la création et dans la nature communes, de trouver notre nombre, notre réciprocité, nos différences, notre passage, notre vérité, et ce peu de désespoir qui en ai l’aiguillon et le mouvant brouillard. »
Ha ! Si j’étais aussi douée… pour écrire et résister, amener l’humanité à la tolérance.
Mardi 5 février 2008
Nous avons décidé de promener Roxy le soir après dîner ensemble. Pas peur du noir ni des mauvaises rencontres, juste pour savourer un instant romantique. On arrive donc dans un petit parc, bien connu de nos amis à quatre pattes pour son herbe tendre et son bac à sable (interdit aux enfants) en guise de toilettes. Oui, certaines municipalités investissent dans le confort canin.
Pas grand monde avec un ciel si bas qu’on pourrait l’effleurer en levant la main. Un garçon d’une dizaine d’années joue avec un « je ne sais pas comment le nommer », style gentil corniaud. Evidemment l’apparition de notre boule de poils dans le terrain de jeu change la donne, et le chien laisse tomber son jeune maître sans remords apparents.
Le gamin esseulé nous sourit. Oups ! La tite souris n’a pas chômé ces derniers temps. Après un bonjour poli et jovial, notre Denis la malice s’attarde une seconde sur nos mains enlacées pour les tenir au chaud. Et puis on en a déjà parlé, pas d’hypocrisie.
- Mon chien est très gentil, zozote-t-il à cause de ses quenottes manquantes.
On n’en doutais pas un instant. Les deux bestiaux font connaissance, la petite courant après le grand qui se laisse volontiers rattraper, et renifle le derrière de Roxy. Doucement, ne vas pas te faire un film là. Elle est trop jeune encore.
Pour l’instant, Denis la malice paraît intrigué par la proximité de ma Sonia, amoureusement accrochée à ma main.
- C’est laquelle de vous sa maman ?
Bon ! Le ton reste celui de la conversation sympa. Et puis on ne va pas se sentir agressées dès qu’on aborde le sujet, surtout par un moyen aussi gentillet. Je réponds, sûre de moi :
- C’est nous deux.
Pas de rire chez notre jeune interlocuteur, nulle moquerie n’éclaire son visage blafard sous la bruine. Il fait preuve au contraire d’une étrange circonspection.
- Ben dans ma classe, y a un copain qu’a deux mamans aussi. Elles sont vachement cool.
Nous voila rassurées, Denis la malice ne verse pas dans la discrimination. Des fois les parents devraient imiter leurs chérubins.
- Et vous, vous avez des enfants ?
C’est alors que la main dans la mienne devient moite. Je vous jure, et pas à cause du ciel qui déverse son fiel sur la terre. Moite et chaude, que dis-je, brûlante. Bien entendu, ma tite Sonia répond :
- Pas encore.
 
Zut ! Le ton de sa voix ne laisse guère planer de doute. Est-ce à cause du débat des Geek sisters ? A cause de la condamnation de la France par l’Europe pour l’adoption ? Soit je ne comprend plus le français, ou je dois m’attendre à… Alors je vais lui expliquer calmement, qu’elle élève d’abord notre Roxy, qu’elle l’amène à s’épanouir dans ses aspirations canines. Pour le reste on verra plus tard… peut-être. Me sens pas prête du tout, moi. Tant que mes ovaires me foutent la paix, on ne va pas se forcer, hein !
par Jo publié dans : Nous communauté : Courtisanes et courtisées
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Dimanche 3 février 2008
J’entends vos murmures d’ici : « comment ça se passe chez Jo et Sonia avec le chien », « elles vont moins s’occuper de leur blog, même le laisser tomber », « ouais, on existera plus pour elles », « au fait, comment elle s’appelle cette bestiole ? »
Arrêtez les filles, on est toujours là. Allez, je vous la présente.
Roxy (mélange de Rox et Rouky choisi par Sonia, je n’ai pas eu voix au chapitre) est un/une, je ne sais pas comment on dit, petit cocker anglais de quatre mois. Son pelage fauve déjà bien fourni est une incitation à la caresse. Ses grandes oreilles traînent dans la gamelle quand elle mange et boit (va falloir trouver une solution là). Bref, elle est adorable comme tous les chiots. Mais alors, quand elle nous regarde, assise un peu de travers sur son postérieur (pas beaucoup d’assurance à son âge)… Merde ! Si c’est moi qu’elle avait matée à travers cette putain de vitrine, j’aurais craqué aussi.
J’ai dédouané ma tite Sonia, vous êtes contentes ? Dorénavant j’évite de dire mon chaton, car Roxy pourrait mal le prendre. Et oui, il va nous falloir abandonner certaines habitudes pour en prendre d’autres. Toute la famille est au courant. Dimanche ne vont pas manquer de débarquer super-papa et super-maman, ainsi que belle-mère et beau-père. Tout ce petit monde rien que pour la bestiole. Pensez donc. Si c’est moi qui ouvre la porte, j’aurai peut-être droit à des bisous aussi. Parce qu’une fois à l’intérieur, ils n’auront d’yeux que pour notre boule de poils.
Rien de plus facile pour la trouver : dans nos jambes, ou en train de dormir. En deux jours la demoiselle a déjà squatté le canapé, le lit, le tapis de bain, la table basse (entre nous dans le canapé et la télé bien sûr, elle se trouve plus jolie que Poivre d’Arvor et elle n’a pas tort). Bref, je crois qu’il n’y a que dans ses panières qu’elle n’a pas fait la sieste.
Ben oui ! J’en ai acheté une hier avant de rentrer. Pas un de ces trucs en osier, car Roxy va bientôt s’y faire les dents (vous nous ferez des reproches quand vous passerez l’aspirateur à la maison). Une jolie caisse en plastique, que j’ai arrangé avec un pouf en guise de matelas. Ma tite Sonia est rentrée une heure et demie plus tard… avec une panière sous le bras.
Maintenant, la priorité est de lui apprendre la propreté.
par Jo publié dans : Elle communauté : Culture Lesbienne
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Vendredi 1 février 2008
Cette fois ça y est. Moi qui imaginais que ça n’arrivait qu’aux autres… On a beau s’y attendre, ça fait quelque chose. En tout cas, moi je n’étais pas prête. L’est-on jamais ? On est à peine pacsées, voila que ça me tombe dessus. Ça me crevait les yeux pourtant, mais je n’ai rien vu venir, comme quelqu’un trop sûr des lendemains. On croit sa petite vie peinarde, réglée, jusqu’au jour où tout dérape.
L’autre, elle avait beau jeu derrière la vitrine du magasin juste à côté de chez nous. Toujours à faire la belle avec ses grands yeux humides, sa manière bien à elle de pencher la tête sur le côté. Et puis faut reconnaître qu’elle est jolie. Alors évidemment, je ne pouvais pas lutter.
Je ne sais pas quand leur manège a commencé. Peu importe. Depuis quelques temps, je savais bien que nos tête-à-tête ne suffisaient plus à Sonia. Elle était comme une droguée en manque. Toujours la même en apparence, ses regards en douce dès qu’on sortait en disaient long. Combien de fois elle l’a reluquée, derrière sa foutue vitrine. Combien de fois j’ai eu l’impression de ne plus exister. Et pas moyen de l’éviter, l’autre était toujours là à se trémousser.
J’en ai fait des efforts, vous pouvez me croire. J’ai multiplié les petites attentions, les idées pour nous sortir de la routine. Tout ça n’a servi à rien. Hier soir avant son arrivée, je suis allée faire quelques courses à la supérette. J’avais l’intention de préparer un petit dîner sympa, avec des trucs qu’elle adore. Je nous imaginais déjà dans le canapé ensuite, à nous dire des mots tendres comme avant.
C’est au moment de rentrer que je les ai surprises. Elles étaient juste devant la porte en train de s’embrasser, Sonia serrait l’autre amoureusement dans ses bras. Ça fait un choc, je vous jure. Le pire, c’est quand elle m’a vue et m’a sourit tristement. Vous savez, avec ce genre de contrition dans le regard brillant, un léger haussement d’épaules comme si ce qui venait de se passer était inéluctable.
Je lui ai demandé une explication bien sûr, alors elle a baissé les yeux. Elle m’a juré que ça c’était fait comme ça, sans aucune prémonition de sa part, que ce n’était pas sa faute, que ça avait été plus fort qu’elle. C’était me prendre pour une imbécile, car tous ces petits riens qui auraient dû m’alerter me revenaient en mémoire. Quelle importance cela pouvait avoir, maintenant. Le mal était fait. Je n’avais même pas le courage de me foutre en rogne.
Qu’est-ce que vous auriez fait à ma place ? J’ai pris la petite chienne à peine sortie de l’animalerie des bras de ma femme, et je l’ai embrassée aussi. Cette fois c’est fait, c’est fini nous deux, on est trois à occuper l’appart.
par Jo publié dans : Nous
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Jeudi 31 janvier 2008
Sarkonsinistre veut que l’Europe reconnaisse ses origines chrétiennes. Alors parler au nom de la France ne suffit plus au petit homme, il lui faut toute l’Europe. Après le coup de la « discrimination positive », l’analyse ADN, le voici qui revêt son armure de Templier et empoigne la croix.
Il disait être le président de tous les Français, il l’est. Une réussite au moins auprès des Lepeniste, Devillieriste et consort. Une attitude débile et dangereuse, qui obligera les forces de l’ordre à se tenir sur le pied de guerre jour et nuit. On tombe encore dans le « travaillez plus pour gagner plus ». Le problème, c’est que les heures sup dans la police ne sont plus payées depuis des lustres.
Une guerre… peut-être ce qu’il souhaite le petit bonhomme. Allez savoir ! Le coup de la discrimination, un autre pas plus grand que lui nous l’a fait en 1933.
 
Arrête de te raser la moustache, retire la main de la boutonnière de ta vareuse, Sarkonsinistre ! On t’a reconnu.
par Jo publié dans : Je communauté : Courtisanes et courtisées
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Mercredi 30 janvier 2008
Alors chère Emile, les copines ne t’en ont pas fait trop baver en notre absence ? J’ai pris le temps de réfléchir à tes questions. Je n’ai pas fait « psycho » et malgré mon jeune âge (j’en vois qui rigolent, alors je suis née le 12 avril 1979. Si une de vous oublie cette date, je lui colle mon avocate aux fesses. Une image car certaines seraient trop contentes), je vais tenter de t’aider à y voir plus clair. D’abord un avertissement :
 
Tu as rencontré cette personne sur le Net, donc on peut présumer que tu ne l’as pas vue de tes yeux. Sache que le web est un formidable outil d’information, avec ses limites. Il est des personnes honnêtes et sincères, désireuses de s’ouvrir aux autres, d’apprendre à les connaître. Il existe aussi des prédateurs et des prédatrices. Tu peux, si l’envie est partagée, rencontrer cette femme. Un conseil cependant, choisis un endroit public (un café par exemple). Et quoiqu’on te dise, ne donne jamais tes coordonnées réelles sur le web (n° de tél. ou adresse perso).
 
Nous allons tenter de répondre maintenant, en prenant soin des mots pour ne pas semer le doute.
 
« Y aurait-il plus que de l'amitié ? »
 
Difficile à dire en l’état, je ne connais pas la teneur de vos échanges. Il arrive parfois que des sentiments se confondent, au point de semer le doute. L’amitié peut ressembler à l’amour. Un temps seulement, car les différences apparaissent vite. Alors donne-toi le temps de connaître cette personne, sans rien précipiter (dans un sens ou dans l’autre).
 
« Pourquoi fait-elle apparition des mes rêves ? »
 
La réponse qui me vient à l’esprit est ta solitude. Plusieurs centaines de kilomètres te séparent de ton copain. Internet donne l’impression de gommer les distances, donc tu regardes la personne qui te semble proche. Nous avons (les femmes en particulier) besoin de sentir une présence, d’être rassurées. Le vide affectif fait mal. Regarde les ados dans la rue : les garçons conservent une distance respectueuse, tandis que les filles se collent les unes aux autres, se tiennent par le bras ou la main.
 
« Une bisexualité ? »
 
Question très difficile. Je te demande de prendre autant soin à la lecture que moi à l’écriture. Il ne s’agit pas d’un avis personnel, car pour moi seule prime la liberté d’aimer qui on veut.
Dans notre Société, on reconnaît (acceptation réelle ou tolérance imposée par la loi) deux types de rapports : hétérosexualité et homosexualité. La bisexualité s’apparente à un désir sexuel. Les « têtes pensantes », qui imaginent tout savoir, admettent qu’une hétéro puisse céder à une pulsion de temps à autre, et avoir une relation charnelle avec une autre femme. Malheureusement, le manque de témoignages de celles aimant (sur un plan sentimental) des personnes des deux sexes empêche de se faire une idée plus honnête.
 
« Un fantasme que d'être avec une femme ? » « Une soudaine attirance pour les femmes ? »
 
Autant reformuler la question, afin de tenter d’y répondre. Ressens-tu une attirance sexuelle pour « cette » femme ? Ressens-tu une attirance sexuelle pour « les » femmes ? Te sens-tu attirée, sans envie de rapport sexuel ?
 
L’univers des fantasmes est si vaste, leur apparition si soudaine car si profondément enfouis dans notre subconscient, qu’un bouquin ne suffirait pas à en expliquer la teneur ou la raison d’être. Certains sont réalisables, d’autres non. Certains conservent leur magie même après un passage à l’acte, d’autres la perdent. Certains amènent des regrets, d’autre des remords. Tu dois plonger en ton « moi » le plus profond, afin de trouver la réponse.
Une soudaine (je dirais plutôt imprévue) attirance peut aussi se concevoir. L’orientation sentimentale (je n’aime pas, même si je l’emploie pour être comprise par tout le monde : orientation sexuelle, car c’est nous résumer à des corps, des enveloppes charnelles) n’est pas établie au départ ni pour toujours. La vie est une évolution, notre esprit en quête de « sa vérité », notre cœur en quête de « son osmose ». L’orientation sentimentale réussie est celle qui réconcilie le corps et le cœur.
Rien n’est définitif. Tu rencontres dans les blogs des personnes sûres de leur choix, lesbiennes ou hétéros. Mais combien d’indécises restent dans l’ombre, qui se posent les mêmes questions que toi.
Alors s’il s’agit d’un fantasme, tu peux rencontrer une personne avec qui passer à l’acte (attention tout de même à ne pas briser un cœur) ou continuer de rêver à ce qui serait si tu osais.
S’il s’agit d’une attirance plus profonde, ton choix influera sur ton existence pour toujours. Car même s’il n’est pas plus définitif que le premier, il t’amènera à une nouvelle perception de ton univers.
Je ne veux ni t’encourager ni te décourager, je ne m’en estime pas le droit. Le principal est que tu vives en harmonie avec toi-même.
 
« Pourquoi j'éprouve le besoin d'être à ses côtés ? »
 
La grande question, pour la fin. Interroge-toi sur tes sentiments réels envers ton copain. Tout ce que je vais en dire est à mettre au conditionnel, ne l’oublie pas.
Deux mois d’une relation à distance… est-ce l’idéal pour affirmer un amour sincère et sans faille ? Je ne le pense pas (mais je peux me tromper). Peut-être t’es-tu rapprochée de cette personne pour combler un vide, en pensant qu’entretenir une relation, sur le web, avec une femme ne représentait aucun risque de désir, d’attachement. Sauf que… tu donnes maintenant l’impression de ne plus savoir où tu en es. Pour cette raison, je ne crois pas trop au fantasme.
Il est possible que tu découvres, en présence d’autres femmes, une approche différente des sentiments (ni plus belle ni plus moche, juste différente). Un conseil, et un seul : ne lutte pas contre « tes évidences ». Il n’est mal ni d’être hétéro, ni d’être lesbienne. Il est juste dommageable de ne pas s’assumer, car on en paie les conséquences un jour. Chaque orientation sentimentale est belle si elle est vécue avec sincérité.
 
J’ai peut-être parlé longtemps pour faire du bruit, comme un moulin à vent désorienté dans la tempête. J’espère sincèrement t’avoir donné, non des solutions, au moins des outils pour te permettre d’y voir plus clair. Je reste à ta disposition, chère Emilie. Et n’oublie pas de nous prévenir de ton évolution personnelle.
par Jo publié dans : Elle
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Mercredi 30 janvier 2008
Avant toute chose, Djou l'ail propose son blog sur notre communauté.

On crie oui !!!!!!!!!!!!

Et vous ? Même les copines (hein Madison) qui ne sont pas encore dans la communauté peuvent voter.

Envoyez vite les réponses, et attention à ce que vous allez dire.
par Jo et Sonia publié dans : Nous communauté : Courtisanes et courtisées
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Mercredi 30 janvier 2008
On croit tout connaître du blog des amies qui traînent dans le même quartier. On se tient au courant des nouveaux articles, des derniers commentaires. Pourtant, des choses nous échappent qui marquent les personnes de passage. Ainsi notre première page fixe, à découvrir sous mon avatar côté droit. Oui, il s’agit de : « vous en parlez… on vous écoute ».
Très peu de réactions de ce côté, pourtant des personnes s’y accrochent, qui souvent (trop sans doute) restent anonymes. Il y a quelques jours, nous avons reçu un mail d’une jeune femme. Il fut aisé de comprendre l’appel noyé dans les compliments et les gentillesses. Emilie avait envie ou besoin (n’est-ce pas souvent la même chose ?) de parler.
Une réponse, un petit piège (par l’intermédiaire d’un titre d’article), et notre inconnue lève une partie du voile en laissant un petit com. Puis… ce mail. J’ai proposé à Emilie de faire un article à partir de son message, pour que d’autres par la suite osent parler. Certaines se posent des questions, alors pourquoi ne pas les aider à y voir clair quand nous le pouvons.
Je vous laisse donc en compagnie d’Emilie, le temps de rédiger une réponse. Vous pouvez déjà la rassurer par vos commentaires. Depuis le temps, j’ai trouvé des points communs entre nos blogs : écoute et compréhension. Entre les éclats de rire et les coups de gueule, nous savons ce qu’est le besoin d’être rassurée, pour le ressentir nous-mêmes.
Voici le message :
 
Chère Jo, Chère Sonia,

Merci d'avoir pris le temps de répondre à mon premier mail, celà m'a fait très plaisir.
Toutes de jeunes femmes jeunes, je n'en doûte pas ;-).

Allez, let's go, je vais vous en apprendre un peu plus sur moi.

Après avoir pas mal voyagé à travers l'Héxagone, j'ai enfin posé mes valises du côté de … depuis Septembre dernier (pour le moment, je n'y resterais peut être pas).
Une enfance que je qualifirais de "normale", "conforme à la moyenne"(je n'aime pas ces mots, qu'est ce que "normal" ou "conforme veulent dire?), malgrès une journée noire à l'âge de 10 ans, celà dit je ne suis pas dégoutée des hommes (tu l'auras compris, j'ai subis quelques attouchements sexuels d'un homme de 6 ans mon ainé mais ce n'est pas allé plus loin. Mon fort caractère a comme à mon habitude pris le dessus et je l'ai éjecté à coups de poing dans ses parties intimes pour rester polie. Mais j'ai quand même eu peur. J'ai toujours eu ce fort caractère qui me permet de ne pas me laisser faire et de dire "merde" quand ça me plait pas, mais derière cette carapace, se cache une jeune femme timide et réservée (des séquelles de cette journée noire ?! Peut être).
Je n'ai parlé de cette journée qu'à très peu de personnes. Je peux les compter sur les doigts d'une main, plus vous 2 ... Certes, je vous connais que par le biais de votre blog et je vous la dévoile, sans doute une certaine confiance que j'ai en vous, que je n'accorde pas à tout le monde).
Le temps a fait que je me libère de plus en plus et ça me plaît.
Ensuite, la vie ne s'est pas arrêtée là et puis et arrivé l'âge de sortir avec les mecs, des histoires par-ci, par-là, de simples amourettes, je ne me posais pas encore de questions.
Actuellement, je suis en couple avec un homme, depuis deux mois, on vit notre histoire à distance, plus de 800 km entre nous, ce n'est pas facile tous les jours mais je l'aime et je pense que lui aussi. Nos retrouvailles ne sont que du bonheur. Est ce possible de dire "Je t'aime au bout de si peu de temps ?! C'est comme ça, je vis ma vie comme elle se présente à moi parfois.

Mais voilà depuis quelques temps et suite à une rencontre via le net d'une femme qui est venue à moi, je me pose des questions. On a une relation purement amicale et très complice, dû moins c'est comme ça que je le vis ou peut être que je veux le vivre, vu que je suis en couple et elle aussi en couple mais avec une femme (on ne touche pas bien sûr).

Y aurait-il plus que de l'amitié? Je ne sais pas.
Pourquoi fait-elle apparition des mes rêves ? Je ne sais pas.
Une bisexualité ? Je ne sais pas et ne peux pas le dire, je n'ai jamais eu de relation avec une femme.
Un fantasme que d'être avec une femme ? Je ne sais pas.
Pourquoi j'éprouve le besoin d'être à ses côtés ? Je ne sais pas.
Une soudaine attirance pour les femmes ? Je ne sais pas.

Tant de "Je ne sais pas" à toutes ces questions. Est ce que c'est grave docteur Jo ? Non je plaisante.

Sinon que dire d'autre sur Emilie ... je suis sportive depuis toute petite, adore être avec mon chéri et mes ami(e)s, aime faire la fête, adore voyager et faire de nouvelle rencontres sans avoir de préjugés que ce soit sur le mode de vie, la religion, l'orientation sexuelle et bien d'autres choses, sur ceux que je rencontre ... .

Je ne sais plus trop comment je me suis retrouvée sur votre blog mais je suis ravie d'y être tombée dessus.

Voilà, je crois que j'en ai pas mal dit sur moi, si vous avez des questions plus précises, je serai ravie d'y répondre. J'espère ne pas vous avoir fait perdre trop de temps avec mon mail (c'est plutôt un roman oui !!) et je suis satisfaite d'avoir réussi à vous en apprendre un peu plus sur moi.
Merci pour votre écoute.

Au plaisir de vous lire.
A bientôt,

Bisous à toutes les deux et bonne soirée.

Emilie
par Jo publié dans : Elle communauté : Courtisanes et courtisées
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Mardi 29 janvier 2008
Je vous ai parlé d’Alison dans le début du chapitre II, nana rencontrée dans la file d’attente devant un cinéma. Mon premier véritable amour, au sens propre du terme, fut une hétéro. Alors, pour faire plaisir à Emilie qui nous a envoyé un très gentil mail, voici un peu de la suite. Avec la tendre bienveillance de celle qui remplit ma vie maintenant, car nos expériences passées sont les cellules ajoutées les unes aux autres pour former notre présent, je vous livre un passage qu’il me fut difficile de digérer, ensuite d’écrire. Pour bien comprendre, vous pouvez relire les extraits du chapitre II. Je vous demanderai d’être charitables, et de ne pas rire trop fort de ma mièvrerie.
 
 
« La salle presque vide résonna de nos chuchotements. La bouche collée à son oreille, je tentai de savoir pourquoi ici, et ce soir-là.
- T’as vu les critiques ?
- Oui. Encore pire que la fois où on s’est rencontrées.
Les mots entrecoupés d’une déglutition difficile laissaient augurer de l’avenir proche.
- Mais j’avais très envie de… me retrouver avec toi dans cet endroit.
Un « moi aussi » la rassura, le tremblement nerveux de ses genoux se calma. Ils attendaient quoi pour envoyer le film ? L’opérateur intercepta sans doute ma pensée, car la lumière s’éteignit. Un quart d’heure de pub et cinq minutes d’entracte à tenir. Sa main glissa sur la mienne, l’enveloppa de chaleur dans le noir apaisant.
Les doigts, qui avaient déserté ma peau en pleine lumière, revinrent à leur place dès le retour des ténèbres. Un soupir m’électrisa, m’appela.Combien de temps avant que la raison ne cède ? Qui prendrait la décision ? Alison rechercha plus de proximité, son corps se souda au mien.
Mes lèvres effleurèrent le bout de son nez, puis sa bouche. De tendre à passionné, de léger à fiévreux, ce baiser mit en valeur la profondeur de nos sentiments. Quand le besoin se fit sentir de reprendre notre souffle, on laissa nos langues jouer entre elles. La bande son couvrait nos soupirs alanguis.
Nos mains fébriles s’activèrent par-dessus les vêtements, à la découverte du charnel, à la provocation d’un désir puissant qu’il nous restait à assouvir. Bientôt mon bel amour, bientôt on allait se donner l’une à l’autre. Ensuite, plus rien ne saurait nous séparer.
Quelle folie en cet instant, quand tes doigts impatients se frayèrent un chemin sous mon tee-shirt, brûlèrent mes seins d’une caresse savante, innée. Ne pouvais-tu attendre encore, qu’une porte de chambre se referme sur notre solitude ? On aurait dû patienter.
Et moi qui, surprise par ton audace, t’imitais sans prendre gare à la situation, aux autres dont je connaissais pourtant les pensées. Il était si facile de les oublier dans notre étreinte plus très sage.
Ces « autres » s’amusèrent de notre déconvenue, quand la lumière nous surprit. Leurs rires gras couvrirent la musique du générique. J’allais répondre, nous défendre, protéger celle dont l’empreinte du cœur était gravée dans ma paume, mais Alison échappa à mes bras, fila entre les travées.
Les rires redoublèrent. Je restai sur place, incapable du moindre geste, navigant entre le dos voûté dans la fuite et le couple imbécile, méchant. Pourquoi ? La salle était presque vide, pourquoi se placer juste à côté de nous ? Pourquoi salir ce qu’ils ne pouvaient comprendre ?
Les premiers sanglots noyèrent les mots, inutiles de toute façon, dans ma gorge. Plus jamais le parfum envoûtant ne me saoulerait, les grands yeux de biche ne brilleraient plus dans mon regard. Les lettres enflammées dans sa boîte aux lettres et les messages sur son portable restèrent sans réponse. Ainsi disparut Alison, emmenant dans ses bagages ma candeur et le désir de m’attacher à nouveau.
 
Maman frappa, puis s’invita dans ma chambre un soir de septembre. Les murs dépouillés des posters, déchirés en mille petits morceaux représentant chacun un éclat de mon cœur, renvoyaient en boucle la complainte d’Isabelle Boulay : « Je t’oublierai, je t’oublierai ». Le livre de poche feuilleté aussi en boucle tomba dans l’oubli à son tour.
- Pourquoi tu ne viens pas regarder la télé avec nous ?
- Bof !
- Ça ferait plaisir à ton père.
Le pauvre n’avait pas compris ce changement soudain, la tristesse dépressive, le besoin d’isolement. Et ma mère, dans la confidence pourtant, imaginait-elle la torture endurée ? Je partais au boulot la mort dans l’âme, ne pensais plus à ouvrir mon propre magasin, rentrais aussi défaite qu’à mon départ, grignotais sur la table de la cuisine, et m’enfermais.
- Tu dois réagir, ma petite fille. Tu ne peux pas te laisser abattre comme ça. Tourne-toi vers autre chose.
Malheureuse certainement, en colère aussi, mais démontée au point de virer de bord ? Ah ça jamais ! J’étais et resterais enfermée dans la logique de « mes aspirations ». La solitude était préférable à une vie de mensonge.
Si Alison occupait moins mes pensées au bout d’un mois, le désir de combattre l’hypocrisie se faisait fort. Les débats de fond dans les forums de discussion sur Internet m’occupaient des nuits entières.
- Tu crois qu’on choisit comme ça qui aimer ou pas ? Ce que tu viens de dire est débile.
- Je comprends ton chagrin. Mais on ne peut pas obliger les gens à vous suivre.
Non, maman ne comprenait pas, ignorait les moqueries et les insultes, l’impression – trompeuse, pourtant entretenue par le besoin de reconnaissance – d’être sans cesse l’objet des regards, des discussions.
- Elle m’aimait, j’en suis sûre. Si ces imbéciles s’étaient mêlés de leurs affaires, on serait ensemble. Qu’est-ce que ça peut leur foutre, à tous ces cons !
Sa main caressant ma joue n’amena aucun réconfort.
- Allons. Ne dis pas de méchancetés…
- Comment tu peux savoir ce qu’on ressent. T’as dit à tes copines que ta fille était gouine ?
La contrition m’assura du contraire.
- Fais-le ! Tu verras le résultat.
La pauvre n’insista pas. Une fois encore la colère prenait le pas sur la tristesse ce soir. Mieux valait chialer dans mon coin qu’engueuler les parents, victimes de la situation. »

par Jo publié dans : Je communauté : Culture Lesbienne
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Lundi 28 janvier 2008
Voici le genre de mails dont nous avons horreur. La phrase en gros, soulignée et en italiques, l’a été par mes soins. Du commercial déplacé, mal placé, mal pensé, mal fait.
Ce monsieur (z’avez vu comme je reste polie et calme ce lundi matin) a réussi une chose : nous dégoûter d’écouter un jour sa musique. Un paiement sur Paypal ? Et pourquoi pas un chèque en blanc pendant qu’il y est.
Heureusement d’autres personnes nous écrivent, à qui nous accordons du temps avec plaisir. Le web est l’endroit de toutes les surprises, bonnes et mauvaises. J’aimerais savoir si d’autres ont reçu ce genre de proposition. Bonnes journée les amies. Et courage, dans quelques heures ce sera déjà… lundi soir.
 
francoisville te recommande sur le site WAT :
Salut, c’est François Ville !

Clique ici http://www.wat.tv/playlist/416001/video/813697/guidzit-francois-ville-video.html pour écouter «GUIDZIT ! », extrait de mon 1er opus solo autoproduit « DANS LA PEAU D’UN ANGE… ». La vidéo est de Sweeny, que je remercie chaleureusement ! Visite sa page : http://www.wat.tv/Sweeny


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Mon nouvel opus solo « DOUX & DUR VOL.1 » est sorti, tu peux commander la version CD sur le site LES-INDEPENDANTS.COM :
http://www.les-independants.com/rock/rock/francois-ville/doux-dur-vol-1/extraits.html
Ou passer directement par moi : 15 Euros par chèque, livraison comprise, à l’ordre de François Ville, 53 Square de Bretagne, 77186 Noisiel. Ou par Paypal : pack.v@free.fr .12 chansons sur l’Amour dans ce qu’il a de meilleur ! Passion, désir, sentiments, émotion et humour, toutes guitares en avant !
L’Amour côté pile, l’Amour côté fesse, par un hétéro aux mots sexuels ! L’album est téléchargeable aussi sur AIRTIST.

Merci de ton attention et à bientôt !
Amicalement,
François Ville



C'est sûr, on a intérêt à faire attention avec de tels zigotos (casse-toi Jo, t'es en train de changer de ton)
par Jo publié dans : Nous communauté : Courtisanes et courtisées
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Dimanche 27 janvier 2008
Je vous invite à lire l’article « réponse à Ovan » sur Animamea, le blog de Minipoussin dont nous sommes fières. La pauvre y subit une attaque en règle. Bigre ! Voila maintenant qu’on la résume à un « esprit en proie à son penchant sexuel ». De quel droit ? Car notre amie a osé interpréter au sujet de la série.
Un peu de sérieux ! A quoi sert de regarder une série, un film, une pièce de théâtre, si l’interprétation est interdite. Car l’interprétation est, outre le droit de chacun à vivre son imaginaire, la faculté à rêver. Quand je rends visite à Minipoussin, que ses rêves savent être beaux.
 
Notre amie a répondu avec flegme, ce dont nous pouvons la féliciter. Tiens bon Minipoussin, contre vents et marées. Mène ta barque sur les rivages du shoujo, et continue de nourrir notre imaginaire en ces temps tourmentés.
 
Je m’adresse maintenant à Ovan.
Ce qui, chez les femmes, est le fruit d’un « esprit en proie à ses penchants » devient chez les hommes « de l’amitié normale » et rien d’autre ? Car, comme les épisodes de Claymore, votre commentaire peut aisément être sujet à interprétation. Êtes-vous homophobe ? Vos propos incitent à le penser. Laissez-moi vous dire une chose, Ovan, qui ne saurait être interprété autrement que par ma pensée profonde : vous êtes un grossier personnage.
Vous avez bien sûr droit de réponse sur cette page. Nous verrons si vous savez conserver le flegme de Minipoussin, et adopter la franchise de Jo.
par Jo publié dans : Elle communauté : Courtisanes et courtisées
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