Un peu de nous

Un peu de moi

  • : Jo
  • je-tu-elles
  • : J'aime les femmes ? Et alors, ça aurait pu être pire.

Pages fixes, à ne pas oublier

A votre écoute

Envie ou besoin de parler, de murmurer, de hurler ? Nous vous écoutons, conseillons au besoin. prenez contact avec
Jo.borrel@hotmail.fr

Perdues ? Recherchez

Résistance

undefined Permettez à une humble contemplatrice d’abreuver vos consciences par quelques mots du poète René Char, aussi résistant :
« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront...
... La sagesse est de ne pas s’agglomérer, mais, dans la création et dans la nature communes, de trouver notre nombre, notre réciprocité, nos différences, notre passage, notre vérité, et ce peu de désespoir qui en ai l’aiguillon et le mouvant brouillard. »
Ha ! Si j’étais aussi douée… pour écrire et résister, amener l’humanité à la tolérance.
Samedi 26 juillet 2008

D'accord ! Ma tite Sonia m'a décidée. Enfin elle n'a pas eu trop de mal. Vrai qu'à bentiôt trente ans je me pose des questions. C'est bizarre cette impression : je me suis toujours sentie femme (disons plus lipstick que butch, mais je n'ai rien contre, hein !), pourtant je ne me suis jamais interrogée en profondeur sur une éventuelle envie de porter un enfant. Ce peut paraître bizarre à certaines, ça l'est un peu pour mon chaton.
Femme oui, maman oui aussi, mère porteuse pas trop. Pour reprendre une question d'une amie qui nous manque : "suis-je normale docteur ?" Salut Emilie au passage.

Avoir un bébé... oui, l'idée a fait son chemin, jusqu'à devenir une évidence. Un bébé est sans doute ce qui nous manque. Mais on ne va pas se précipiter, taper un mec dans la rue pour lui demander son sperme dans une éprouvette, etc.
Je veux dire, un enfant n'est pas un aboutissement, c'est au contraire un commencement. Alors la question est : comment on va agencer cette arrivée ?

Alors que tite Sonia ne rêve pas, quelques mois s'écouleront avant que son ventre ne s'arrondisse, puisqu'elle y tient. Car d'adoption elle ne veut pas en entendre parler. La demoiselle veut le porter ce bébé. Là, je vais me sentir toute drôle a assister à ce miracle de la vie.

Par Jo
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mercredi 23 juillet 2008

Ma Jo a dit que c’est pas la peine d’en parler mais moi j’y tiens car c’est super. une librairie à Paris a encore demandé ses livres car ils ont tout vendu, ça fait trois fois en deux mois que l’éditeur en envoie. A Lyon aussi ils sont contents à la librairie état d’esprit car ils en vendent aussi et ça part bien. l’éditeur a dit qu’il essaye de développer la vente par internet mais c’est pas facile ;

Jo a repris un peu l’écriture en ce moment car ça la calme ; je sais qu’elle parle déjà du blog et que c’est pas du tout le même genre que le premier. elle veut mettre les textes que j’ai écrit mais je suis contre, ou alors elle doit les refaire pour qu’ils soient mieux écrit.

puis elle est d’accord pour vous savez quoi et ça c’est moi qui veux vous le dire. le plus dur c’est de savoir comment on doit faire avec le donneur, dans quoi on met ça et si on doit l’utiliser tout de suite. après on cherchera des tests d’ovulation. C’est marrant ça me rend plus sûre de moi de savoir que je vais porter notre enfant même si c’est pas tout de suite. je voudrais que ce soit déjà fait pour sentir mon ventre avec la vie dedans. pas grave si ça vous fait rire, je sais que c’est pas méchant et que y en a qui me comprennent ;

Jo ecrira bientôt un article je pense car je sais que ça lui manque et que certaines ça leur manque aussi de pas la lire. on vous embrasse

Par Jo
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 21 juillet 2008

On ignore si tu as le coeur à venir, peut importe, on pleure avec toi. Voici pour toi avec toute notre amitié sincère. On t'aime

Par Jo
- Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 18 juillet 2008

Un commentaire chaleureux de nournouze ajouté à ceux, non moins adorables des autres copines, et je me décide à vous en dire un peu plus.
Ma tite Sonia a très envie de se servir de son utérus en ce moment, pour reprendre une expression lue dans un blog ami.
Pas évident à planifier un bébé dans un couple lez. Pour l'instant elle essaie de me convaincre par tous les moyens. Inutile de dire que je l'entends roucouler à longueur de journée. J'en profite un peu (beaucoup). De petites attentions en débordements d'affection, je suis sa reine.
J'aurais dû me douter que Roxy ne lui suffirait pas, que l'adoption de la chienne n'était qu'une étape, une certaine manière de me faire comprendre.
Elle est prête, je n'en doute pas. Mais je doute de moi. Le suis-je autant qu'elle ? Peut-être. Ce qui ne m'empêche ps d'avoir la trouille.
Alors voila pourquoi nous prenons un peu de recul en ce moment. Par pitié n'envoyez pas de félicitations, car rien n'est fait. Puis il y a le problème du donneur, de l'insémination, de nos boulots, de la famille, de nos relations et amies, de la chienne, de nous deux...
Ben oui ! faut penser à tout en même temps.
Alors pas de félicitations intempestives, mais si vous souhaitez en parler on vous répondra avec plaisir bien sûr.

Grosses bises à toutes

Par Jo - Publié dans : Nous - Communauté : Courtisanes et courtisées
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Vendredi 11 juillet 2008

Un article (le mot est vite dit) pour vous faire savoir qu'on est là, pas loin, même si on délaisse (et vous délaisse par la même occasion) ce lieu qui prenait trop d'importance dans ma vie.
Car ma vie a 25 ans, une petite bouche bouche craquante et un doux regard. Ce n'est pas le Net.
Bien sûr on vous porte dans notre coeur, les liens tissés ces derniers mois ne signifient pas rien. Mais vous comprendrez qu'on refuse de passer à côté de notre existence à construire.
De grosses bises à toutes, et, en cas de besoin ou d'envie, notre adresse vous est toujours offerte.
A très bientôt

Sonia et Jo

Par Jo
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 2 juillet 2008

Ce blog doit sauter prochainement ? Pas grave, on en fera un autre. La France n’est pas la Chine, et il devient difficile de nous priver de parole. Le jeune homme chargé par l’Élysée de surveiller le net doit faire des heures sup.

 

La nouvelle histoire entre De Carolis, chef de France Télévision, et notre président détesté prouve encore qu’un dictateur dirige le pays. Comment nommer autrement celui qui se permet de museler la télé ? La télévision est un élément d’information. Si le pouvoir politique met en place à la tête de la télé un homme de paille à la solde du président, nous serons dans une dictature au sens propre du terme.

 

Faut-il que la classe politique dans son ensemble soit véreuse pour que personne ne s’oppose farouchement et institutionnellement au président ?

Faut-il être arriviste pour légitimer le pillage de nos richesses (matérielles et morales) par un référendum qui a donné la part belle au roi des démagos.

 

Ça me rappelle les paroles d’une vieille chanson entendue ici ou là :

 

« Salut ! les tous puissants, les livreurs de promesses

Les hommes du changement, c’est à vous qu’je m’adresse,

Écoutez, solidarité

Les enfants du mois d’mai qui sont nés sous l’orage

Commencent à déchanter, ils brûlent vos images,

Écoutez, solidarité

Je n’suis pas de vot’camp, ça vous vous en doutez,

Laissez-moi cependant un instant m’exprimer,

Solidarité ! … »

 

Voilà où nous en sommes, réduits au silence et à l’esclavage par un homme qui pense que le soleil se lève pour lui seul. Par chance, le Président a réussi à se mettre l’armée à dos. Difficile après cela de lui demander de marcher sur le peuple.

Par Jo - Publié dans : Je - Communauté : Courtisanes et courtisées
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 26 juin 2008
Ce que j'écoutais quand le mot "musique" a pris de l'importance pour moi ?

On commence par Madonna

 Don't Cry For Me Argentina

La superbe voix d'Andrea Bocelli

Con te partiro

Céline Dion était incontournable

On avait Scorpion

wind of change

Whitney Houston

 I Will Always Love You

Bruce Springsteene était du lot

Street of Philadelphia

Pour Emilie et Cendre de Lune : Mylène Farmer

 Desenchantée

Zucchero était là aussi

Il volo

La jolie (ne soyez pas jalouses) Axelle red

Parce que c'est toi

Mais avant tout, plus haut que la plus haute flèche de Notre-Dame, voici
garou, Fiori et Lavoie





Par Jo - Communauté : Courtisanes et courtisées
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 24 juin 2008

Il m’arrive de penser à certaines qui n’ont pas fait leur coming out, et qui sont obligées de participer aux rendez-vous familiaux sans leurs compagnes. Comprenez bien, hein ! Pas question pour moi de juger, seulement de m’interroger. Car perso, je ne le supporterais pas.

 

Maman m’ayant surprise avec une copine de lycée à 16 ans et demi, j’ai eu le temps de convaincre mon entourage du bien fondé de mes convictions. Pas évident de jouer les avocates. Et se faire tolérer n’est pas se faire comprendre, alors il m’a fallu déborder de patience et d’énergie. Je me rappellerai toujours les discussions, les regards interrogateurs. Maman, sous de faux airs de complicité, cherchait à savoir comment je parvenais à vivre mes désirs. Papa se contentait d’observer en silence, sans vraiment appréhender les problèmes qu’engendrait mon choix de vie.

 

Par la suite je n’ai eu aucun mal à imposer Sonia dans le cercle familial. Moi femme de tête ? Peut-être. Toujours est-il que ma compagne est la bienvenue partout, non seulement car sa gentillesse la fait aimer de tous, mais parce que chez moi c’est chez elle. Et je préfèrerais couper les liens qui m’unissent à ma famille que de renier nos sentiments.

 

Pareil pour elle. Celles qui ont lu mon livre savent combien sa mère m’a détestée, et a cherché à nous séparer. On a vécu des mois de galère, alors que tout allait bien dans nos vies sentimentales et professionnelles. Et des questions m’ont tracassée à l’époque, soyez en sûres, au point que mon comportement envers ma tite Sonia en devenait parfois détestable. Tout s’est arrangé le jour où belle-maman a compris qu’être hétéro ou homo n’a de valeur que lorsqu’on permet à l’individu de s’assumer librement.

 

Nous savons maintenant la différence entre « tolérer » et « accepter ».

La tolérance s’apparente souvent dans les esprits rébarbatifs à de la pitié : « Ne disons rien, ce n’est pas de leur faute si elles sont comme ça, c’est une tare. » Pour preuve de ce que j’avance : il n’y a pas si longtemps, l’homosexualité était considérée comme une maladie mentale par les savants de l’Organisation Mondiale de la Santé.

L’acceptation tend au contraire à aimer les gens selon de véritables valeurs humaines, à ne pas se laisser abuser par des impressions ou des supercheries, mais à connaître l’autre sans préjugé.

 

Alors si l’une de nous passe le week-end dans sa famille ne cherchez pas l’autre, elle y est aussi. Sauf si le travaille commande bien sûr. D’accord, je le reconnais : Roxy aussi est de la fête.

 

Ah ! Il y a bien longtemps que je n’avais pas milité un peu sur ce blog. C’est chose faite ce soir, je vais dormir en paix.

Par Jo - Communauté : Courtisanes et courtisées
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 23 juin 2008

Pour not'copine Leila bien sûr, on a pensé que ce serait mieux de répondre à ton article en musique. Pourtant on est certaines que d'autres y trouveront leur compte. On vous embrasse toutes








On a fait un choix, car tu comprends que l'album complet... Ce clip est super fort





On est désolées de faire concurence à Kaouet. Bonne soirée

Par Jo
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Vendredi 20 juin 2008

Je l'ai dit à madi : "il est des fois où on n'a pas la force d'aller vers les autres, alors c'est bien qu'eux viennent à vous."

Mon tonton adoré, voici une semaine que nous t'avons accompagné pour ton dernier voyage. Je ne me fais pas à l'idée de te savoir inerte sous cette pierre froide. Tes mots me manquent, ton sourire me manque, ta gentillesse me manque.
Maman l'a bien compris, elle qui s'était glissée entre ma tite Sonia et moi à l'instant de jeter quelques roses sur le cercueil de son frère. Elle ne cherchait pas notre soutien mais à nous soutenir.

Mon tonton adoré, tu savais toujours trouver les mots justes. Tu savais amener les autres à la compréhension et à l'acceptation de ce qu'ils refusaient de voir.

Mon ami, mon soutien, mon tonton, je t'aime. Mon coeur saigne et mes larmes deviennent douloureuses de trop avoir coulé ces derniers jours.

Par Jo
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus