l'art et la manière

Inutile de  mentir, je n’aime pas tout le monde. Je déteste même certain(e)s . Je ne me rabaisserai cependant pas ici aux insultes et autres écarts de langage. On peut gueuler en restant polie, non ?
Mercredi 9 avril 2008

Un jour on rencontre une personne. On se surprend à parler en confiance, alors on se confie. Puis on s’avance, on oublie la réserve coutumière, on en dit encore plus. Ensuite on s’engage, on oublie toute retenue, on se livre totalement à l’autre, physiquement et moralement. On décide de construire un avenir commun, or un avenir commun mérite la confiance. Donc pas de secret, on se dit tout.

Un matin on se réveille près de l’être aimé, son regard sur vous a changé. Pourquoi ? Car au fond de soi on n’a pas tout dit. Un petit rien, qu’on pensait avoir oublié, a grippé la belle machine. L’être aimé s’interroge, un silence peut cacher bien des choses. Et puis se taire revient à dire qu’on n’a pas confiance.

J’ai eu la chance de rencontrer cet être qui me pousse chaque jour à montrer ce qu’il y a de meilleur en moi. Cette chance, je n’ai pas le droit de la gâcher. Ma tite Sonia a compris la semaine dernière, quand elle a dit « Jo me cache quelque chose ». Elle avait raison.

Un évènement qui laisse une trace dans mon âme, et dont je ne suis pas sûre de guérir un jour. Grâce à un article (le destin nous appartient) d’Anne sur son blog, j’ai trouvé la force d’en parler à ma douce. C’est elle qui m’a conseillée de faire un article. J’espère que vous n’allez pas me juger trop mal.

 

Pourquoi l’homophobie me rend malade (sans jeu de mots) ?

 

Il y a quelques années, j’étais au lycée dans une toute petite ville. Je me savais lesbienne mais n’avais aucun moyen de le faire savoir, encore moins d’assouvir ma passion. Comme mon père devait être muté à Paris en juillet (juste après mon passage de seconde en première) et que toute la famille suivait, je rongeais mon frein en pensant aux possibilités prochaines de m’épanouir.

Vers la fin de l’année, quand la moitié du bahut était occupé par les examens, on avait beaucoup de temps libre. J’étais un après-midi en train de lire, assise au pied d’un arbre à l’ombre, dans un endroit reculé près du gymnase. Je n’aimais pas la compagnie des garçons, et je n’osais pas traîner avec les filles de peur qu’on découvre mon attirance. Donc je me retrouvais seule la plupart du temps.

Des hurlements m’ont arrachée à ma lecture, et j’ai risqué un œil sans quitter l’abri du tronc d’arbre. Il y avait au bahut un garçon sélectionné pour les championnats de France scolaire de gymnastique. Il avait l’autorisation de venir s’entraîner seul, et comme les cours étaient terminés, il passait beaucoup de temps au gymnase. Le problème (?) est que ce garçon était efféminé. Vous imaginez les réactions.

J’ai compris que deux autres l’avaient attendu, planqués derrière la porte. Ils l’ont attaqué dans le dos de manière ne pas se faire reconnaître, et ils l’ont massacré à coups de pied. C’était atroce de l’entendre hurler de douleur. Je n’osais pas bouger car j’avais peur qu’ils m’aperçoivent et s’en prennent à moi. Je croyais qu’ils allaient le tuer.

Ensuite ces deux salopards sont passés près de mon arbre sans me voir. Ils se marraient en disant « qu’ils l’avaient bien niqué ce pédé ». Et moi je les ai reconnus, des branleurs de terminale qui draguaient toute les filles (même moi j’y ai eu droit) et qui insultaient celles qui leur résistaient (j’y ai eu droit aussi). J’ai cru devenir folle de les voir rire après ce qu’ils venaient de faire.

Le pauvre gars s’est retrouvé à l’hosto avec plusieurs côtes cassées. Les gendarmes ont fait une enquête. J’aurais pu les dénoncer, j’aurais dû même. Mais j’avais peur de ce qu’ils pouvaient me faire pour se venger. Alors je n’ai rien dit. J’avais la trouille à l’époque, à 16 ans. On est parti pour Paris et j’ai essayé d’oublier cette histoire. Comme si on pouvait oublier un truc pareil.

 

Aujourd’hui j’ai honte de ne pas être intervenue à l’époque, ensuite d’avoir fermé ma gueule. Et puis la honte, c’est difficile à admettre. Car ça vous renvoie vos erreurs en pleine tronche sans arrêt. Ça fait mal au point de se demander si on n’est pas aussi responsable que les vrais coupables.

Alors à chaque fois que j’assiste à une scène homophobe, même minime, la honte remonte à la surface et je suis capable de faire n’importe quoi. Ma tite Sonia d’amour a dit que maintenant qu’elle savait, elle saurait me contrôler. Comme j’en ai parlé, peut-être que cette histoire me sortira de la tête.

Vous connaissez mon plus terrible secret. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop.

par Jo publié dans : Je
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Mardi 8 avril 2008

Paris je t’aime.

 

Je t’aime Paris, quand la colère gronde en tes flancs meurtris par les lances et les flèches des despotes. Je t’aime quand la Seine bouillonne de ta colère justifiée. Je t’aime quand ta foule assoiffée de justice se dresse en David contre Goliath. Je t’aime quand tes enfants se proclament « fils de Jaurès », « enfants de la Commune ». Je t’aime de te savoir debout ce matin, lavée de la boue imposée, grâce au courage de tes manifestants exaltés.

Et que des policiers français aient arraché des drapeaux tibétains (notre ministre de l’Intérieur vient de diligenter une enquête interne à ce sujet), comme s’ils étaient à la solde du dictateur étranger, ajoute à la valeur de ton geste, de ta révolte. Parisiens, que vous êtes beaux dans la révolte. Parisiens je vous aime !

 

Quarante ans après les dernières barricades, le lundi 7 avril 2008, notre superbe capitale a de nouveau résonné des appels à la liberté. Aisé de deviner, à travers les « Tibet libre ! » et autres « Libérez les dissidents chinois ! », la colère d’un peuple qui se refuse à avaler des couleuvres aux yeux bridés, fussent-elles drapées dans la soie olympique et dans les contrats économiques passés entre nos bourgeois ventripotents et leurs dirigeants. Car ne pensez pas que l’attribution des jeux servira le peuple chinois, elle ne servira qu’à asseoir davantage l’autoritarisme.

Les jeux ? Je ne suis même pas pour le boycott. La décision de les accorder à Pékin, tant il est avéré (et avoué) que les membres du comité profitent de largesses au moment du choix, se comprend par l’empressement du gouvernement à nous mettre sous le nez les contrats signés par nos industriels.

L’argent de ces contrats a une odeur : l’odeur de la sueur des ouvriers français spoliés, l’odeur du sang des ouvriers chinois réprimés.

 

Histoire

 

Avant, la flamme quittait Olympie pour le pays organisateur. Rien de plus normal que de passer le flambeau symbolique. En 2004, la Grèce (berceau de l’Olympisme) a fait un tour du monde avec la flamme ? J’ai personnellement trouvé cette initiative très belle, car nul doute que les Grecs avaient à l’esprit la volonté de rassembler derrière des valeurs sportives universelles. Et le monde était en fête. Le monde est en colère aujourd’hui.

Vous savez qui a imposé un parcours à ce symbole ? Goebbels, chef de la propagande hitlérienne pour les jeux de Munich en 1936. Quel précédent ! Maintenant, le gouvernement chinois n’a jamais caché sa volonté de s’approprier le symbole d’union sportive sur les cinq continents. Les hommes forts de Pékin, qui crachent à la face du monde depuis longtemps, ont imposé « leur parcours » comme une provocation.

Donc, sans remettre en cause la participation des sportifs aux épreuves en août, on peut s’étonner de voir des instances républicaines ouvrir nos portes à la flamme.

 

Douche froide à Paris pour la flamme du diktat chinois.

 

Les évènements de Paris, après Londres et avant les USA, m’ont rendu le sourire. Non : la fierté n’est pas morte en France. Les dirigeants chinois veulent nous faire sentir le souffle du dragon. Que le dragon prenne garde à l’esprit de révolte qui secoue la terre. Même les plus partisans de la répression dans leur pays respectif se taisent, font profil bas.

 

David Douillet pleure la fête gâchée ? S’il en avait autant dans la tête que dans les bras, il aurait refusé de porter la flamme, et de se prêter à cette mascarade. Car l’esprit olympique est là, dans cette capacité de faire ce qui est juste, de prôner les valeurs du respect. Pas de faire plaisir aux sponsors et aux organisateurs de jeux.

 

Puisque cette flamme devait à tout prix traverser le monde pour le plaisir malsain du gouvernement autocratique pékinois, je l’aurais fait porter par des flics et des militaires. L’image aurait alors été plus proche de la vérité de la place Tien an men.

 

Et puisque ces dictateurs font payer aux familles des condamnés à mort la balle assassine tirée dans la nuque de leurs fils, pourquoi ne leur enverrait-on pas la note du passage de la flamme à Paris ?

 

Pourquoi vous riez, les filles ? Être une faible femme n’empêche pas d’avoir des choses à dire.

par Jo publié dans : Je communauté : Culture Lesbienne
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Jeudi 3 avril 2008

Donnez-moi un nouveau jouet... je ne sais plus m'arrêter. Je vais donc tenter (toute seule) de mettre vos leçons en application. Car on aime rire aussi.

par Jo publié dans : Je communauté : Culture Lesbienne
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Dimanche 30 mars 2008

Merde !

Je ne suis pas encore couchée, Sonia va me faire une scène, j'ai réussi à trouver un ordi et une connection dans ce coin paumé, et je n'arrive pas à réagir sur un blog que je viens de découvrir grâce à Madi !

Alors Madison, je fais passer car - tu me connais - je ne peux rester insensible. C'est quoi ce "truc" sur le blog de Ash ? J'ai essayé de laisser un com, je n'ai réussi qu'à inscrire un flux supplémentaire. A croire que le web à ses règles lui aussi. Je me demande en apparté pourquoi les miennes durent si longtemps cette fois, avec en plus un mal de chien (pardon Roxy).

On a attaqué l'une de nous, et "ils" s'imaginent qu'on va laisser courir ? Fermer notre gueule (surtout la mienne) ? Le féminisme est une réponse au machisme. Peut-être pas la bonne réponse, la bonne méthode, on s'en fout. Car ainsi on joue avec leurs armes.
Alors nous aussi (je n'ai pas peur d'associer mon chaton qui dort à ce que je dis) on est avec :
- LEILA
- ASH
- DWE
- et MADISON aussi, qui a su découvrir pour nous le pot aux roses.

S'il te plaît Madi, peux-tu écrire un message de soutien aux filles pour moi, et leur dire qu'on est avec elles ?

Je file maintenant, sinon je suis morte. Bisous à vous, courage, et je reviens très vite.

Jo

par Jo publié dans : Je communauté : Courtisanes et courtisées
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Lundi 24 mars 2008

Non, on ne vous fait pas la tête. Non, on n’a pas foutu le camp. Non, on ne m’a pas encore arrêtée. Mais oui, on vous aime toujours.

Nous étions invitées à fêter dignement le week-end pascal, raison de notre silence. Roxy aussi, bien sûr. Vous nous pensez capables d’abandon d’enfant ? Deux jours chez les parents, pour cas de force majeure, nous on suffit.

Il y a un autre truc qui me suffit : le chocolat. Qu’il soit noir, blanc ou au lait, fourré au praliné ou au fruit, nature ou à la griotte, ne me parlez plus de ce machin.

Est-il possible de se faire du mal à ce point ? Car le chocolat, c’est un peu une torture chinoise. Tout commence par un plaisir indicible. Le cacao parfumé fond sur la langue, les arômes se dégagent, envahissent la bouche. Puis une légère amertume titille le palais.

Alors on y va gaiement, sans en avoir l’air. On ne se jette pas dessus, pour ne pas passer pour une morfale devant tout le monde, mais à chaque fois qu’on vous adresse la parole, un morceau de chocolat vous empêche de répondre. Les doigts tremblants d’un plaisir anticipé au dessus de la boîte, on se dit « c’est le dernier. »

Le dernier ? Tu parles. La personne qui a posé l’offrande sur la table, si elle n’est pas radine, te provoque : « sers-toi, c’est là pour ça. » En fait, cette même personne insiste avec une idée derrière la tête : plus tu te gaves de chocolat, moins tu mangeras de viande à table. Il n’y a pas de petites économies.

Je blague bien sûr, les parents de mon chaton ne sont pas comme ça. Pourtant, il y a un truc qu’on oublie quand on se régale sans prudence : les lendemains. Alors après trois jours de ce régime d’enfer, je dis : « stop ! Ne me parlez plus de chocolat ! » C’est vrai quoi, le moindre carré supplémentaire, et c’est la crise de foie.

 

Promis, j’arrête le chocolat et je me remets au whisky. Le prochain article sera peut-être plus intéressant.

 

par Jo publié dans : Je communauté : Culture Lesbienne
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Vendredi 21 mars 2008

A l’intention Nicolas Princen, chargé par l’Élysée de surveiller le web :

 

- votre employeur s’est permis d’augmenter son salaire de façon exorbitante

- votre employeur s’est permis de demander à Jean Christophe Fromantin d’inscrire son fils Jean sur sa liste aux municipale

- votre employeur se permet d’insulter des citoyens qui osent le contester (un pêcheur en Bretagne et un agriculteur au salon de l’agriculture)

- votre employeur se permet d’insulter les victimes d’attentas terroristes en invitant Kadhafi au nom de Notre République

- votre employeur se permet de donner des leçons, sans songer à se les appliquer

- votre employeur se permet d’œuvrer pour que les pauvres soient encore plus pauvres, et les riches encore plus riches

 

- Votre employeur est un voleur, car seule une personne malhonnête peut augmenter son salaire de façon aussi éhontée, tandis que des gens, dont certains travaillent pourtant, survivent avec peine.

- Votre employeur est un manipulateur et un tricheur, car seule une personne malhonnête peut demander, entre deux tours, au favori d’une élection de virer quelqu’un de son équipe pour y installer son propre fils.

- Votre employeur est malpoli, car seule une personne mal élevée se permet d’insulter des gens en public.

- Votre employeur ne mérite pas la confiance que les citoyens de ce pays ont placée en lui, même si certains Français ne méritent pas mieux.

 

Si votre employeur décide de porter plainte, je me réjouirai d’assurer personnellement ma défense au tribunal. Car si la langue de bois est une coutume politique, sachez que je manie le verbe avec virulence à l’occasion. Et que je m’apprête à fêter le quarantième anniversaire de Mai 68 dignement.

 

Vous avez fait de moi une contestataire ? Allons-y gaiement.

 

 

 

par Jo publié dans : Je communauté : Courtisanes et courtisées
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Dimanche 16 mars 2008

En chine on les emprisonne, donc on les torture...
En Asie du Sud-Est on les emprisonne, donc on les assassine...
En Russie on les emprisonne, donc on les fait disparaître...

Il ne fait pas bon être bloggeur dans le monde.

En France on ne les emprisonne pas (encore). On ne les assassine pas, bien que certains aient disparu.

Par contre on les épie.

Plusieurs se sont fait virer de leur boulot pour avoir dénoncé de mauvaises conditions de travail. Virés pour faute grave, pour avoir dit - de manière anonyme - la misère pshychologique dans laquelle on les plonge toute la semaine, pour assurer les profits de leurs patrons.

Nul doute que je dois avoir les RG aux fesses. Une lesbienne réac qui n'a pas de patron pour la maintenir dans "le droit chemin"...

Je serai peut-être la première bloggeuse qu'on aura emprisonnée, torturée, fait disparaître, assassinée en France.

Car c'est cela aussi la liberté : la liberté de faire taire la contestation.

Alors voici mon testament :

- je lègue tous mes biens à Sonia, qui aura été la femme de ma vie
- je lègue ma place dans notre grand lit à Roxy, à personne d'autre
- je lègue à mes collègues bloggeurs et bloggeuses la volonté de continuer la lutte partout dans le monde

par Jo publié dans : Je communauté : Courtisanes et courtisées
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Vendredi 14 mars 2008
Merde alors ! De qui se moque-t-on ? Christine Lagarde ose dire que les prix n’ont pas augmenté tant que ça. Depuis combien de temps elle n’a pas fait ses courses ? Je détaille, pour qu’on ne m’accuse pas de mauvaise foi :
- le gouvernement refuse un coup de pouce au SMIC (essayez de vivre décemment avec 980 € par mois)
- le président s’augmente de 170 %
- les smicards glanent les 2,5 % d’augmentation minimale
- les prix de la bouffe explosent de 5 %
 
Toute notre nourriture vient de la culture, et les agriculteurs vendent à perte. Notre fric, il va où si ce n’est pour les rémunérer correctement ?
Sarkosinistre répète à tout va « travaillez plus pour gagner plus » ! La mère de famille, qui bosse à l’usine ou dans un magasin, ne rentre pas chez elle pour se reposer. Elle doit s’occuper du ménage, des enfants, du mari parfois. Et on lui demanderait de faire des heures supplémentaires ?
La réforme des régimes spéciaux comprend aussi la réforme des retraites des députés et des sénateurs. Pourquoi ne pas avoir commencé par eux ? Car le système va demander des années de tractations. Alors en les faisant passer en dernier, on préserve leurs privilèges.
 
Je n’étais pas née en 1968, mais je vous jure que l’anniversaire de cette révolution manquée, je ne le raterai pour rien au monde.
par Jo publié dans : Je communauté : Courtisanes et courtisées
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Mardi 4 mars 2008
Ça y est, même si cela n’a pas été facile.
 
Voici un petit message à l’intention de certains critiques, qui ont tenté de faire de mon ouvrage un « mort-né » ». Toutes les chattes ne sont pas grises, même la nuit est l’histoire d’une rencontre. Une rencontre d’abord avec moi, ensuite avec la personne capable de mettre les morceaux de mon existence éparpillée en adéquation.
Cependant, un bouquin est avant tout une rencontre avec les autres. Pourquoi le faire, me direz-vous, quand autant d’importants sujets occupent les esprits ? On ne sait plus quoi mettre dans les assiettes à cause du coût de la vie, inutile de miser sur un bouquin qui sera délaissé par les médias, descendu par la critique, et par ces habitués dont la « science » n’a d’égale que le désir de se fermer à l’anti-conformisme.
Car l’anti-conformisme dérange, au point de susciter des levées de boucliers dans le petit monde fermé de la littérature, étrangement semblable au petit monde de Don Camillo. Ne pas mélanger les genres, refuser tout crédit à la nouvelle, dont les coups de gueule empruntés à Jaurès ne sauraient faire trembler l’oligarchie.
« Elle vient nous assommer avec ses états d’âme anarchiques », « une lesbienne réac n’a pas sa place dans les salons littéraires » ouis-je déjà, tandis que les correcteurs s’escriment à rendre mon ouvrage lisible.
Rassurez-vous, braves gens, je ne suis que de passage. Il vous est permit de détourner la tête, de faire la sourde oreille, de fermer les yeux. Ne cherchez pas à m’inviter, je refuserai de jouer votre jeu.
N’essayez cependant pas de me faire taire. L’érudition est une arme ? Je manie le verbe aussi bien que certains qui ont droit à votre reconnaissance, car ils ont accepté de se couler dans le moule que vous avez conçu à leur intention.
 
Un éditeur m’a fait confiance. Cette personne s’engage sur ses propres deniers, sans me faire de vaines promesses. Car cette personne ne cherche ni la gloire ni la fortune, seulement à exercer un métier de manière honorable. Je ferai tout pour honorer ses attentes, et mériter sa confiance.
 
Le contrat est signé !
par Jo publié dans : Je communauté : Homo sensualité ..
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Vendredi 15 février 2008
Qui peut bien être ce Griffor, pour avoir trouvé un truc pareil. Seule certitudes, 3 383 453 personnes avaient répondu présent à 7 h 30 jeudi matin. Que j’explique, pour les âmes pures (ne me faites pas rêver ni pleurer, en affirmant que vous, chères lectrices de ce blog, êtes des jeunes personnes rangées, incapables de concevoir le moindre écart dans votre existence monacale).
Ce test, d’une naïve simplicité, ressemble à ceux que l’on trouve dans la presse dite féminine (allez savoir pourquoi). On vous pose des questions, soumet plusieurs réponses possibles, à vous de jouer. Prenez votre temps, il n’est pas limité. Trois sujets sont abordés : alcool, drogue et sexe. Gaffe tout de même, certaines (beaucoup même) de questions sont du genre… Ah, vous êtes prévenues ! Ne venez pas m’accuser par la suite de vous diriger sur un site soporifique. Dommage que les trois sujets ne soient pas séparés. Si certaines sont intéressées par le fait de connaître leur état de déchéance, chercher « test de Griffor » sur Google. Même ivre on trouve.
J’en ai eu connaissance par deux supers copines que je ne nommerai pas ici (merci Madi et Djou l’Ail) qui en discutaient tranquillement, comme si personne ne lisait leurs commentaires.
 
Non mais… regardez-moi ces deux-la ! Pressées de connaître le résultat que j’ai obtenu sans tricher (je précise). Si on parlait de vos scores perso d’abord ?
 
Parce que 207, pour une nana qui panique à l’approche d’un week-end en tête-à-tête avec sa dulcinée… tout de même, il faut en avaler de l’eau-de-vie et du rhum (je t’avais dit que je la ressortirai). Et tu me demandes de te prêter ma bouteille, « ma perso toute à moi que même Sonia sait pas où je la planque ? » Une chose m’étonne tout de même. T’as encore froid aux pieds avec tout ce que tu t’enfiles ? Car l’alcool refroidit le sang. Ou… oh, c’est pour ça que tu mets des chaussettes dépareillées ?
 
A tout seigneur tout honneur, normal quand on est chevalier, la palme revient à Djou avec 311. Combien de St marcel pour en arriver là, d’heures d’entraînement, de soirées télé sacrifiées au profit de virées, diurnes ou nocturnes, dans les tripots de tout genre ? Après les chevaliers de l’ordre de Malte (potassez vos bouquins d’histoire), voici le chevalier de l’ordre du malt (bienvenus dans la rue de la soif sur O.B). Rassure-toi ma belle, on est vendredi. Tu feras gonfler la note dès lundi avec tes exploits du week-end.
 
Et moi dans tout cela ? Juste entre vous, avec un honnête et toutefois modeste 251. Certaines apparences sont trompeuses. D’abord la drogue m’est inconnue, à part un joint une fois ou deux, dans une autre vie, une autre galaxie. Et certaines questions ont fait chuter la moyenne. S’il m’est arrivé de boire jusqu’à tomber, de ne plus savoir où j’étais, ni même avec qui (aïe ! Pas sur la tête mon petit chat), je n’ai jamais vomi, ou pas à cause de la boisson. Vous ne vous rendez pas compte les filles, au prix qu’on le paie ce foutu alcool, pas question de renvoyer ce que j’ai eu tant de mal à ingurgiter.
 
Une certitude : si on sort toutes les trois, faudra appeler un taxi pour rentrer.
 
PS : les adeptes de la « secte j’y touche pas » et de « l’Eglise pas pour moi » sont priées de passer leur chemin en silence. Faites-vous voyeuses discrètes pour une fois. Car pour maltraiter nos organismes de la sorte, il faut une sacrée dose d’humour. Et comme je le répète à tous vents,
 Que celle qui n’a jamais pêché me jette… la première bière.
par Jo publié dans : Je communauté : Courtisanes et courtisées
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A lire, à retenir

Présentation

Un peu de moi

  • : Jo
  • je-tu-elles
  • : J'aime les femmes ? Et alors, ça aurait pu être pire.

A vous de dire...

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Jo.borrel@hotmail.fr

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